Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’objet était attendu de pied ferme. On allait voir ce qu’on allait voir ! Et Steve Jobs a sorti l’iPad de son grand chapeau…

Bon, on peut dire que ceux qui s’attendaient à être estomaqués par un produit révolutionnaire en sont pour leurs frais : telle quelle, l’iPad est un iPod touch de 9 pouces. Sans webcam, ni GPS, et sans le facteur «wow» qui a caractérisé le lancement de l’iPhone il y a trois ans. Sans doute nous étions-nous monté le bourrichon un peu trop haut !

Mais Apple a des atouts dans sa manche : l’objet, un peu ramassé sur lui-même, est somme toute assez joli, au moins l’iPad se situe t-elle en haut du panier parmi les autres tablettes annoncées jusqu’ici. Et puis Cupertino maîtrisant à la fois le matériel et le logiciel, elle peut se permettre de créer son propre processeur (l’Apple A4 à 1 Ghz) et sa propre interface, un mix parfois peu heureux entre Mac OS X et l’iPhone OS - l’écran d’accueil est à cet égard particulièrement laid.

Restons dans la technique avec les caractéristiques de l’appareil : écran de 9,7 pouces multi-touch et capacitif (1024 x 768), le wifi n, un accéléromètre, un haut-parleur, un micro, le fameux port propriétaire de l’iPod/iPhone, un port jack, une autonomie de 10 heures. Mais pas de port USB ni de sortie HDMI : ça sent l’accessoire obligatoire !
L’iPad sera disponible en 16, 32 et 64 Go de stockage, mais en deux parfums différents :
- wifi : 499$ (16 Go), 599$ (32 Go), 699$ (64 Go)
- wifi + 3G : 629$ (16 Go), 729$ (32 Go), 829$ (64 Go)
C’est qu’Apple a imaginé un intéressant système de connexion 3G avec AT&T : l’iPad pourra être connecté à la 3G sans contrat ni durée d’abonnement préalable ! Apple proposera cette option à 14,99$ pour 250 Mo de données web, ou 29,99$ pour de l’illimité, le tout valide pendant un mois. Évidemment, cela ne s’applique qu’aux États-Unis, on verra si en Europe la chanson sera la même, quoi qu’il en soit la version 3G de la tablette n’est pas simlocké.

Le tarif très agressif de l’entrée de gamme (le même qu’un Kindle DX qui fait pitié à côté) s’accompagne d’un déploiement de services à valeur ajoutée : non seulement on pourra installer toutes les applications existantes de l’AppStore sur l’iPad, mais encore les développeurs bénéficient dès aujourd’hui d’un kit de développement pour tirer partie au mieux de l’engin.

L’iPad permettra également de travailler, avec la disponibilité de la suite bureautique iWork (Pages, Numbers, Keynote), qui sera proposé à 30$ le tout ou 9,99$ par application.
Apple a également mis au point une nouvelle boutique de livres numériques, iBooks, qui permettra d’acheter et de lire des extraits de bouquins tirés des fonds de catalogue de grosses maisons d’édition (américaines pour le moment). Et Apple a les poches suffisamment profondes pour aller chercher de nouveaux partenaires pour de nouveaux services…
L’iPad sera disponible fin mars dans sa version wifi (espérons partout dans le monde), en avril aux États-Unis pour la déclinaison wifi + 3G. Les forfaits 3G seront connus à l’international en juin.
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