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Selon une étude TNS Sofres, réalisée auprès de deux mille personnes âgées de plus de quinze ans et relayée par le Figaro, il apparait que 34% des possesseurs de baladeurs multimédia admettent avoir copié ou téléchargé des fichiers piratés sur leur appareil au cours des six derniers mois. Une bien mauvaise nouvelle pour les ayants droits qui auront un argument de plus contre les pirates surtout au moment de revoir la taxe sur la copie privée… A noter que la proportion des utilisateurs reconnaissant avoir utilisé ou téléchargé des fichiers piratés au cours des six derniers mois passerait selon TNS Sofres à 20% pour les utilisateurs de disques durs externes, contre 19% pour les baladeurs MP3, 9% pour les graveurs de DVD, 8% pour les clés USB et 7% pour les utilisateurs de téléphone multimédia. Et vous, vous mettez quoi dans votre baladeur ? via Clubic |
En ce moment, on entend beaucoup parler de la loi Hadopi. Ce texte de loi en préparation abrite la future politique française en matière de lutte contre le piratage, avec pour outil principal : la riposte graduée, cette suspension qui hésite entre les vertus pédagogiques et répressives. Le texte a été présenté officiellement par Christine Albanel, en Conseil des ministres mercredi 18 juin. Il sera ensuite déposé au Sénat en juillet pour un vote final cet automne. Nos confrères de PcInpact viennent de réaliser un dossier assez complet sur cette loi, son contexte, ce qui va être mis en place et ce qui nous attend… Que pensez-vous de cette loi ?
La loi Hadopi et la riposte graduée pour les nuls

La surveillance d’Internet sera à la charge des ayants droit, puisque le Conseil d’État a donné son feu vert à ces démarches de masse et que la loi sur la Contrefaçon prévoit la possibilité pour les groupements privés de défense des intérêts des auteurs de s’autosaisir juridiquement. En cas de repérage, la riposte graduée sera exécutée en quatre actes :
- 1-Un message d’avertissement signé par l’Autorité, sera adressé par le FAI à l’abonné, responsable de la ligne
- 2-En cas de récidive, second message d’avertissement
- 3-En cas de récidive dans les six mois, l’abonnement sera suspendu un mois
- 4-En cas de nouvelle récidive dans les six mois, l’abonnement sera résilié et bloqué un an
Pour éviter qu’un utilisateur “piégé” se réabonne immédiat chez un autre FAI, une liste noire des personnes interdites sera dressée ! Dans les deux dernières étapes, l’abonné pourra faire appel devant l’Autorité avec une procédure contradictoire puis devant la vraie justice. En fait, l’objectif est de décourager la grande majorité des internautes adeptes du téléchargement tout en évitant de surcharger la justice de ces questions. Autre avantage, cela évite de faire appel à une justice qui a pu rendre dans le passé des décisions jugées trop favorables aux internautes pour les ayants droit…
Qu’en pensez-vous ?
Dossier complet sur pcinpact
Via Gizmodo
Wired vient de publier un classement des meilleurs téléchargements pour l’année 2007, établi grâce aux chiffres fournis par BigChampagne. Ils s’appuient sur le traffic P2P des protocoles et réseaux les plus populaires : BitTorrent, Gnutella, et eDonkey.
Musique (singles) :
- 1. Shop Boyz - Party Like A Rock Star
- 2. Akon - U Wanna Luv U
- 3. Sean Kingston - Beautiful Girls
- 4. Mims - This is Why I’m Hot
- 5. Akon - Don’t Matter
- 6. T-Pain - Bartender
- 7. Soulja Boy - Crank Dat Soulja Boy
- 8. Justin Timberlake - My Love
- 9. DJ Unk - Walk It Out
- 10. Jim Jones - We Fly High
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Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l’IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d’accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d’utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d’identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
Un important déploiement de ressources sera nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre cette censure à grande échelle, mais cela ne semble guère préoccuper l’IFPI pour l’instant. La priorité étant sans doute de faire valider les textes avant même de réfléchir aux éventuelles possibilités d’applications.
Les maisons de disques ont donc trouvé pour seule réponse à la baisse des ventes de musique une féroce répression et la suppression quasi totale de la vie privée des internautes… Qu’en pensez-vous ?
Via Clubic
Le 23 mai 2007, le Conseil d’Etat, plus haute autorité administrative, annuler la décision de la CNIL ! Selon lui, le volume d’internautes qui utilisent les réseaux P2P à des fins illégales justifie largement l’emploi d’un dispositif de surveillance automatisée. Les sociétés civiles de producteurs ont alors présenté un nouveau dossier à la CNIL.
novembre 2007, suite à une nouvelle demande de la SCPP, Sacem, etc., la CNIL n’a pas d’autre choix que de valider le demande suite à la précédente décision du Conseil d’Etat. La chasse peut commencer…
Les ayants droit vont définir un catalogue de 10 000 titres. Ce catalogue sera régénéré de 10% toutes les semaines pour tenir compte des nouveaux titres. La traque se fera en deux temps : pendant une première phase de repérage qui durera 24 heures, on identifie les internautes mettant à disposition des morceaux de musique. Ceux ayant mis à disposition plus de 50 fichiers passent dans la seconde phase dite de “ciblage avancé”. Durant 15 jours, leurs comportements en ligne sont analysés. Selon le nombre de fichiers musicaux à disposition des tiers (plus ou moins 1000) ils seront susceptibles de poursuites devant le juge civil ou pénal, respectivement.
Cet accord prévoit donc la création d’une autorité chargée de mettre en oeuvre un mécanisme d’avertissement et de sanctions administratives et prévoit explicitement qu’elle agira “sur plainte des ayants droit, directement ou à travers les structures habilitées par la loi à rechercher les manquements au respect des droits”. En tant que plaignants, la Sacem, la SCPP et la SPPF se voient donc confiés par la CNIL et le gouvernement le droit de collecter elles-mêmes les preuves qu’elles présenteront sans débat contradictoire devant l’autorité administrative qui imposera automatiquement les sanctions.
Quel est votre avis sur ce nouveau volet de la traque aux “pirates ” ?
via ratiatum et pcinpact














