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juin 27, 2005

Cour suprême: les réactions à la défaite de Groskter (mi…

Posté dans: Cour Suprême

La Cour suprême des Etats Unis vient donc de donner raison à l’industrie du contenu dans le duel qui l’oppose aux industries de réseaux et du P2P. Ce qui pourrait être “le jugement le plus important de tous les temps” dans les livres de droit, selon l’ancienne lobbiyste de la RIAA, donne lieu à toutes sortes de réactions. Nous avons décidé de mettre en temps réel l’ensemble de l’ information ainsi que les liens. Un premier point du Washington Post avec le détail de la décision de la Cour Supreme

Une première réaction d’Hilary Rosen, ancienne responsable de la RIAA sur le jugement:
“This is a big case with lots of money poured into it from all sides. It is said that the Supreme Court¹s decision will be one of the most important copyright cases ever on the books. I think it has all the makings of being famous for another reason. Because while the victory of whoever wins maybe important psychologically, it just won¹t really matter in the marketplace.”

“The entertainment industry has no choice right now but to speed up its licensing activity and risk-taking and the tech industry should start caring that they are not helping their customers when the easiest way to get entertainment content is to also accept spyware, viruses, and bad files in the process. Sure there are some promising things happening, but they are not being embraced nearly fast enough.”

“All the wisdom of the Supreme Court will not change that bottom line.”
via huffingtonpost.com

L’analyse de David Touve, éditeur de P2Pweblogs.
Whether or not it matters to the marketplace, the court has made its opinions known. The Cable ruling will probably affect/effect each of us in more noticeable ways over the next 5-10 years… its hard to off shore your local internet connection. Grokster ruling seems like it might revolve around “intent” and the clear definition of “copyright infringement”.


Bonne article également sur le site de CNN ici et ici.

la réaction d’Ernie Miller sur Corante est ici.

L’Electronic Frontier Foundation, Public Knowledge et StreamCast Networks ont tenu une conférence de presse à midi (18h26, heure française). L’enregistrement audio est annoncé dans l’heure qui vient à cette adresse: http://www.eff.org/news/archives/2005_06.php#003746



Propos tenu par le Juge David Souter. (Cour-Suprême des Etats-Unis)
Quiconque distribue un appareil dans l’objectif de promouvoir son utilisation à des fins de violation de copyright, que ce soit par le biais de messages clairs ou d’autres actes encourageants à l’évidence l’infraction, est responsable de ces actes de violation


Avant la décision de la Cour Suprême, Fred von Lohmann, avocat de Grokster/StreamCast a déclaré:
No matter what, we’ve won. From the beginning of this lawsuit, the entertainment industries pushed the lower courts to adopt extreme, outlandish interpretations of copyright law. For example, they argued that the Sony Betamax decision doesn’t apply at all to Internet technologies, and that simply knowing that somebody is using your technology to infringe triggers an obligation to redesign it. No matter what the Court may announce on Monday, it will not be adopting this extreme position. So remember what we’ve already won.

Pour le Wall Street Journal, son interprétation semble exacte:
l’article du Wall Street Journal avec les réactions de nombreux acteurs du dossier

Dans sa décision, la Cour Suprême décrit les “avantages dans la sécurité, le coût, et l’efficacité” des réseaux peer-to-peer. Elle reconnait qu’ils “sont employés pour stocker et pour distribuer les dossiers électroniques par des universités, des organismes gouvernementaux, des sociétés, et des bibliothèques, entre autres.”. La décision satsfait beaucoup de partisan de Bittorent.

Pour Michael Geist, professeur de droit à l’Université d’Ottawa (Canada), Gorkster a perdu son procès, mais pas la technologie P2P. Sa réaction:
Grokster certainly didn’t win this case, but more importantly, P2P technology didn’t lose. As many predicted, the court was clearly (and unanimously) uncomfortable with Grokster and what it viewed as intentionally profiting from copyright infringement. By seeking to retain Sony but build in active inducement, it is trying to navigate a difficult fine line. The Souter money quote calls for an inducement rule premised on “purposeful culpable expression and conduct.” It will be up to future courts to determine how tough a standard this creates, but by excluding actual knowledge of infringement, I think this presents a fairly high threshold.


La Cour Suprême émet des doutes dans le lien de causalité entre la baisse de vente de disque en magasin et le développement des réseaux peer-to-peer. Cette annonce après l’OCDE, la FTC, des rapports universitaires et autres nous confirme définitivement que le lien de causalité n’est pas prouvé à l’heure actuelle.

Réaction du Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP, france)
Le SNEP salue la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, qui donne un signal positif aux producteurs et créateurs de musique du monde entier en reconnaissant la responsabilité des éditeurs de logiciels de partage qui favorisent le piratage de la musique sur le web.
..//..
Le SNEP attend des pouvoirs publics qu’ils prennent rapidement les mesures qui s’imposent contre les logiciels concernés qui incitent à la contrefaçon, et pour favoriser le développement des logiciels de partage de «seconde génération » embarquant des mécanismes de protection de la propriété littéraire et artistique.

Voici ce que dit le juriste Tim Lennon à propos de l’article de fox
“Companies will have to pay music and movie artists for up to billions in losses if they are found to have promoted illegal downloading.” Once they’ve managed to prove that Groskter et al. have given out software with the demonstrable intent to persuade customers to infringe. And even then, they’ll have to prove what loss they have actually incurred. I’m sure I’m not the only one to look at this and think “Oh to be a media lawyer”! And since they’re just sending this back to a lower court, is there any reason not to think that the whole messy affair will simply rumble along with little resolution, and little hope of getting the two sides to sit down at the table.”

La plupart des sites pro P2P n’ont pas encore vraiment réagit à l’image de Nicholas de Downhillbattle qui cherche des témoignages pour le NYtimes
We’ll have more to say on this as details come in, but for now we wanted to let you all know that the New York Times is looking for some ‘p2p users’ who can comment about the decision. If that’s you, please email elders98@hotmail.com as soon as possible with some contact info and they’ll be in touch in the next couple hours.


TF1 publie un article sur le sujet Relativiser la décision de la Cour suprême ?

Déclaration de Gigi B. Sohn, président de Public Knowledge, suite à la décision de la Cour Suprême:
Today’s Court decision in the Grokster case underscores a principle Public Knowledge has long promoted — punish infringers, not technology. The Court has sent the case back to the trial court so that the trial process can determine whether the defendant companies intentionally encouraged infringement. What this means is, to the extent that providers of P2P technology do not intentionally encourage infringement, they are exempt from secondary liability under our copyright law. The Court also acknowledged, importantly, that there are lawful uses for peer-to-peer technology, including distribution of electronic files ‘by universities, government agencies, corporations, and libraries, among others.’

The Court is clearly aware that any technology-based rule would have chilled technological innovation. That is why their decision today re-emphasized and preserved the core principle of Sony v. Universal City Studios — that technology alone can’t be the basis of copyright liability — and focused clearly and unambiguously on whether defendants engaged in intentional acts of encouraging infringement. The Court held expressly that liability for providing a technological tool such as the Grokster file-sharing client depends on ‘clear expression or other affirmative steps taken to foster infringement.’ What this means is, in the absence of such clear expression or other affirmative acts fostering infringement, a company that provides peer-to-peer technology is not going to be secondarily liable under the Copyright Act.
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, estime que
la décision de la cour suprême établissant la responsabilité des exploitants de logiciels permettant les échanges de fichiers illicites (peer to peer : poste à poste) est de nature à faire progresser le débat en France. Il souhaite que cette décision puisse contribuer à nourrir la réflexion de l’ensemble des acteurs. Il note avec intérêt qu’elle constitue une étape utile et importante dans la lutte contre la contrefaçon numérique qui contribue à l’émergence d’une offre légale sécurisée qui est en constante progression. Dans cette perspective et à la veille du débat parlementaire sur le projet de loi sur les droits d’auteurs dans la société d’information qui sera examiné à la rentrée, le ministre de la culture et de la communication a demandé à ses services une expertise juridique de la décision américaine.

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