
Tiens, voilà que finalement, la licence globale n’est peut-être pas une option à négliger. Plutôt que de combattre l’hydre des réseaux P2P (coupez un tuyau, il en réapparaîtra dix quelques heures plus tard), les majors américains commencent à sentir tout l’intérêt qu’elles pourraient tirer d’une taxe de quelques dollars en échange d’un accès libre aux réseaux de partage. Dans les faits, trois maisons de disques seraient prêtes à  rejoindre une initiative menée par Choruss, une société de perception nouvellement créée et qui a pour but de récupérer cinq dollars sur l’abonnement à internet de chaque étudiant. Une licence légale, à propos de laquelle quelques universités US ont montré de l’intérêt, et pour cause, elle permettrait de légaliser les échanges entre leurs étudiants et partant, l’arrêt des poursuites judiciaires.
Cette initiative en est encore à ses débuts, mais elle pourrait sortir de l’université pour toucher tous les internautes américains. Rappelons-nous les cris d’orfraie des majors en 2005 et 2006, lors du débat houleux sur la loi DADVSI et notamment, la licence globale. «Usine à gaz», «collectivisation de la musique», rien n’était assez fort pour vilipender un tel principe… Il faut croire que les choses changent.



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