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Écrit par
Julien F.

La FNAC est soupçonnée de piratage par la SACEM !

Jeudi 28 février 2008 à 08:38 | Dans la catégorie Music Business

Le Canard Enchaîné a révélé dans un article paru hier que la SACEM menait depuis deux mois une enquête sur des DVDs suspects mis en vente par la FNAC. En cause, des labels comme Masterplan ou encore Wow Corporation, qui commercialisent dans les rayons de l’enseigne des enregistrements « de concerts live - souvent inédits - de grands groupes de rock », et plus précisément ceux des Rolling Stones, d’Eric Clapton, de Jimi Hendrix, ou encore de Queen. Sauf que selon les professionnels du disque, ces éditeurs n’auraient aucune légitimité et seraient totalement inconnus du milieu, ce qui revient à dire qu’il s’agit là d’enregistrements pirates distribués sans autorisation. Un problème d’autant plus aggravé par la qualité générale des produits, tant au niveau de l’emballage, du son, que des images, provoquant ainsi la colère des consommateurs. « Parfois, à l’écran, on voit un logo dans un coin, grossièrement flouté », souligne même Benoît Solignac-Lecomte, responsable du service Contrôles et enquêtes de la Sacem.

De son côté, la FNAC tente de minimiser l’affaire et se justifie : « nous achetons 262 000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu’ils nous vendent, ils sont responsables. C’est à eux d’être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu’il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. Maintenant, si quelqu’un nous prouve qu’il n’est pas légal, on le retire des rayons ». Peu crédible lorsque nous découvrons avec stupeur que ces éditeurs douteux n’ont ni site internet, ni adresse fixe, et se cachent honteusement dans des pays tels que l’ex-Yougoslavie. Ces quelques éléments, renforcés par la médiocre qualité des produits, auraient pourtant du mettre l’enseigne sur la voie. Mais non, aucune vérification n’a été effectué et c’est une nouvelle fois au consommateur d’en payer les conséquences.

Rappelons aussi que Denis Olivennes, le patron de la FNAC, a été sélectionné par Nicolas Sarkozy pour mener à bien une mission de lutte anti-piratage, portant depuis son nom. Mais finalement, l’homme a semble-t-il oublié de balayer devant sa porte avant de se décider à porter les couleurs d’une cause qu’il bafoue par des actes de ce type. Lui qui répétait fièrement « la gratuité, c’est le vol »… Alors vendre des produits de contrebande, c’est quoi ? Sûrement pas la solution aux problèmes rencontrés par les maisons de disques, les vraies.

« Prouvez-moi que ce titre est illicite, et j’effacerai le fichier ! », pourra dorénavant rétorquer l’utilisateur de réseaux P2P lorsque la Justice lui réclamera des comptes.

Via PCInpact

10 commentaires

  • Icepick 28 février 2008 à 9:43

    Non mais c’est pire, car qu’au moins le partage d’oeuvres protégées sans l’accord des auteurs, par P2P entre autres (lorsque qu’il est gratuit… et non dissimulé derrière un système de “dons” obligatoires) on peut imaginer que cela ne finance pas des réseaux mafieux. Tandis que dans le cas présent, il y a de fortes chance que Denis Olivennes - alias le perdreau de l’année - finance de tels réseaux. Et le sommet, c’est qu’il croie que le recel de contrefaçons (car dans ce cas il s’agit bien de cela, contrairement au P2P, comme il n’y a pas de vol d’un point de vue légal) n’est pas puni par la loi et qu’il lui suffit de prétendre qu’il n’était pas au courant.

    Pour le coup, il fait déculpabiliser beaucoup les utilisateurs de P2P, ceux-ci même qui auraient peut-être acheté ce genre d’articles douteux.

  • therhcp 28 février 2008 à 10:02

    Il est indéniable que la Fnac à vendu ces produits en revanche si la Fnac doit y passer alors la majorité des sites de e-commerce comme la Fnac doivent y passer, entre autres Amazon et Alapage qui vendent exactement ce genre de produit à la qualité déplorable.

  • ghyz 28 février 2008 à 10:24

    Youpi!

    Le vol de la propriété intellectuelle s’appelle de la contrefaçon. Il n’y a pas vol stricto sensu, il y a contrefaçon. C’est moins grave parce que les mots employés sont différents ?

    Après l’enflure sur 20 posts durant lesquels on a eu droit au couplet ”le téléchargement est illégal et c’est pas bien”, on a maintenant droit à la chansonnette “le téléchargement illégal est bien et en plus c’est un peu légal parce qu’il n’y a pas de vol” ?

    Il ya du perdreau à gogo en cette saison ou ceux de l’année prochaine sont déjà là ?

  • GMP3 28 février 2008 à 10:36

    On a là franchement un magnifique exemple d’arroseur arrosé.

    Celui même qui dénonce le téléchargement illégal se retrouve dans une situation pire : la plupart des téléchargeurs doivent à mon avis ne pas en faire commerce, lui il en fait commerce.

    Mais bon, comprenez-le, c’est Denis Olivennes, patron de la FNAC, il est par définition absolument irréprochable, c’est les méchant pirates qui ont dû le forcer à mettre des enregistrements en rayon…

  • Icepick 28 février 2008 à 11:47

    Oui ghyz, la contrefaçon est constituée dans les deux cas, sauf que dans un cas la revente est le seul motif et que cela aggrave considérablement les conséquences judiciaire. Dans le cadre du P2P ce n’est pas la majorité des gens qui téléchargent pour aller vendre dans la rue ou ailleurs.

    Concernant les perdreaux, je crois que le premier de l’année prochaine c’est celui qui répond, comme à son habitude, à côté du sujet.
    Mais ne t’inquiète pas, je risque pas de me faire prendre deux fois dans un débat sans fin, tout ce que je constate c’est qu’on a pas encore eu droit à “Oui mais M. Olivennes, en vendant des contrefaçons il aide la culture.. c’est l’exception culturelle mon bon Monsieur…”, mais je ne doute pas qu’on en arrivera là si je te répond encore.

    Finalement, je suis tout à fait de l’avis de GMP3, c’est le parfait exemple de l’arroseur arrosé, lorsqu’on prétend faire son métier de la vente de contenu, la moindre des choses c’est de connaître son domaine et d’avoir des partenaires de confiance et de vérifier la qualité de ce qu’on vend, peu importe le nombre de partenaires et la quantité de marchandises.

  • DarkDestiny 28 février 2008 à 12:05

    Là c’est le ponpon (désolé pour l’expression), la superbe mission Olivennes signés par des artistes aussi dépassés que riches, les dinosaures de la musique française, les artistes qui vendent leurs déboires fiscaux (oui oui là je crois qu’on voit de qui je parle) et la petite cerise sur le gateau, la FNAC et donc son PDG se fotn de l’argent sur de la contrefaçon, oui contrefaçon car pour moi vla bonne différence avec téléchargemet illégal, c’est bien la mise sous boîte…..et le prix sur cette belle boîte.

    Alors face à cela, il ne faut pas réagir ??? Faut arrêter là, coupons internet à toutes ces FNAC qui légitime la contrefaçon car elles sont une Enseigne, et que le pauvre péon qui télécharge fait perdre de l’argent à cette superbe enseigne…..

    Ces mêmes artistes ayant signés ne vont pas gueulés cotnre cela ??? Quelle blague, ont leur a promis des réductions d’impôt non ?

    Si personne n’est intouchable peut êtrre faudrait il demandé des comptes à Mr Olivennes, car si la seule excuse est que l’on ne peut contrôler se que l’on met en rayon désolé mais moi, c’est à mon insu que mes Divx se sont installés dans mon DD, je ne peux pas vérifier constamment 500Go de DD…..

  • ghyz 28 février 2008 à 12:26

    Je vois qu’encore une fois tu polarises le débat. Ai-je pris la défense de la Fnac dans mon commentaire ? Je t’invite à éviter de fantasmer ce que tu aurais voulu que j’écrive histoire de mieux servir ton argumentaire. Si t’es à court d’arguments, je te recommande d’en trouver plutôt que de les inventer dans le discours des autres.

    Sur le fond : Tu ne me verras pas prendre la défense de la Fnac. Elle a voulu se positionner sur le terrain des petis disquaires de quartiers en vendant ni plus ni moins que ce qu’on appelle des “bootlegs” en mettant à disposition des vidéos de mauvaise qualité à destination des ultrafans. Je te donne 20 commerces à Paris qui vendent des mixtapes du fond de l’armoire. C’est proscrit, tout le monde le fait, c’est un secret de polichinelle sauf que la Fnac n’est pas tout le monde. C’est râpé, tant pis pour elle.

    Quant à ma réponse, elle serait à côté de la plaque ? N’est-ce pas toi qui dis dans ton post qu’il n’y a pas “vol d’un point de vue légal” ? Tu l’as dit c’est donc rentré dans le débat, je choisis d’y répondre. Le principe est simple c’est celui d’un forum.

  • Icepick 28 février 2008 à 14:29

    Oui ta réponse ne portais pas sur le sujet de l’article et je te confirme que ce n’est pas un vol d’un point de vu légal, que ça te plaise ou non. C’est une infraction qui porte atteinte aux droits d’auteurs, mais ce n’est pas un “vol” au sens légal du terme (ni de la “piraterie”, à ma connaissance ce terme n’a pas réellement de signification légale, à part peut-être en droit maritime, mais ce n’est pas mon domaine). C’est de la contrefaçon et je ne l’ai pas nié, j’ai juste indiqué que la gravité est moindre lorsqu’il n’y a pas intention de revente.

    Quant à la polarisation du débat, je m’incline devant le maître en la matière, tu le fais tellement mieux que moi en me citant de manière incomplète et en tentant ainsi de décrédibiliser mon propos.

    Et je ne te prête pas de propos, je constate juste que lors de nos précédents échanges tu n’avais de cesse de parler de M. Olivenne et de sa commission en termes d’élogieux, sur les bonne initiatives qu’ils avient soit disant soufflées à l’IFPI, etc. donc, comme toi, j’extrapole et j’essaie d’imaginer vers quoi tu souhaites orienter le débat et je constate que tu apprécies autant que moi ce genre de procédé. En bref, ne fait pas aux autres ce que tu ne souhaiterai pas que l’on te fasse.

    Pour moi il n’y a rien de plus à dire à ce sujet. Au plaisir de te relire.

  • ghyz 28 février 2008 à 15:02

    Oui ta réponse ne portais pas sur le sujet de l’article (…) 

    Comme dans tout forum, on répond sur l’article ou sur les réponses à l’article. Si tu estimes que je n’ai pas à te répondre, c’est que tu déconsidères toi-même l’intérêt ou la portée de ta réponse ou qu’alors au contraire tu proclames des vérités qui selon toi ne peuvent être soumises à débat. Rassure-moi, tu n’en es pas là ?

    “Et je ne te prête pas de propos, je constate juste que lors de nos précédents échanges tu n’avais de cesse de parler de M. Olivenne et de sa commission en termes d’élogieux, sur les bonne initiatives qu’ils avient soit disant soufflées à l’IFPI, etc. donc, comme toi, j’extrapole et j’essaie d’imaginer vers quoi tu souhaites orienter le débat”

    Ah bon, je parlais exclusivement de l’IFPI en terme élogieux ? Dans ce cas je t’invite à relire l’ensemble de nos échanges. Comme bien souvent il y a des “oui mais” et il me semble en toute humilité avoir été le premier sur le forum à dire quels étaient précisément les principes fondamentaux du droit qu’une telle mesure pouvaient menacer. Il se pourrait que mon propos soit plus fin qu’une simple affirmation ” l’IFPI bien/pas bien”. C’est juste une éventualité hein…Juste histoire d’éviter de diviser le monde en deux parties…
     

  • tico 28 février 2008 à 22:08

    ça fait des années que la Fnac vend ces DVD.
    A la grande joie des collectionneurs de bootlegs Moqueur

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