Selon l’Observatoire de la musique/Gfk, il s’est vendu en 2007 83,1 millions de CD et DVD musicaux, ce qui représente une chute de 18,3 % par rapport à 2006. Le chiffre d’affaires de l’industrie sur l’hexagone s’élève à 1,176 milliards d’euros, en baisse de 17,1 %. La tendance à la baisse a toutefois décéléré vers la fin de l’année avec un recul de 11,3 % en décembre 2007 par rapport à la même période 2006, et de 9,7 % en valeur.
Seule note positive pour 2007, mais qui est révélatrice d’une tendance à la fin du star system et à la montée des indépendants, la part des ventes des quatre majors (Universal, Sony BMG, Warner et EMI) a baissé l’an dernier de 1,9 points à 78 % du chiffre d’affaires annuel.
via ratiatum
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4 commentaires
baisse de VENTE de CD, MAIS hausse de vente de la musique en ligne (+26%, je crois ?) et BAISSE du téléchargement illégal (-50%) : où sont passés ces chiffres ? Toujours la même rangaine, relativons le catatrophisme, non ? Comprendront-ils un jour que le modèle économique n'est plus celui du 33 tours-45 tours-top50(salut les ptits clous), mais que nous sommes en pleine transition (mutation?) vers un nouveau modèle basé sur des supports virtuels ? A vendre tant de baladeurs mp3, n'ont-ils pas vu qu'ils n'avaient pas de fente pour insérer un CD ? Evidement, comme toute transition, on se cherche, on bafouille, on se plante parfois, certains exagèrent, d'autres abusent, mais gageons, et je le pense, que la nouvelle voie est en cours de découverte. 2008 sera je le crois le signe d'un bon départ, de bonnes choses s'annonçant (baisses de DRM, catalogues de plus en plus fournis), etc… A suivre…
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Les CD en tant qu'objet sont de moins en moins utiles, et sont moins pratiques à utiliser que les morceaux au format MP3.
Le MP3 a du mal à faire sa place car :
- il faut un temps de transition pour changer les comportements des consommateurs
- les verrous numériques ont été jusqu'à maintenant un frein pour énormément d'utilisateurs
- la qualité sonore mise à disposition n'est pas toujours optimale : il faudrait généraliser le Flac pour le stockage par l'utilisateur, car il lui garantie l'interopérabilité de sa musique (alors convertible dans n'importe quel format, un nombre illimité de fois)
- les offres des boutiques en ligne ne sont pas encore très intéressantes : prix trop élevés pour des produits immatériels, modalités d'achat encore trop restrictives et peu innovantes (ex: forfaits prépayés pour du téléchargement sans DRM, prix dégressifs, abonnement à des listes de téléchargement renouvelées régulièrement. Il y a tant de moyens disponibles pour mettre en avant la musique et qui ne sont pas encore exploités…
J'espère que l'arrivée d'AmazonMP3 en France va un peu remuer tout ça !
baisse de VENTE de CD, MAIS hausse de vente de la musique en ligne (+26%, je crois ?) et BAISSE du téléchargement illégal (-50%) : où sont passés ces chiffres ?
-18% d'un milliards ce n'est pas pareil que +26 sur 200 millions par exemple. Je suis d'accord que ces chiffres ne font que alarmer et justifier les taxes mais je leur crois que 'lindustrie de la musique est en perte par rapport à cinq ans avant.
L'industrie de la musique a perdu 50% de son Chiffre d'affaires en 5 ans. De 10 milliards on est passé à 5.
C'est bien joli d'en appeler à un nouveau modèle mais un peu de pragmatisme ne nuit pas. Donc, reprenons : euh il y a des pistes ?
Personnellement, même avec palanquées de réunion/meeting/conférence/symposium à destination du cadre costar cravate -j'ai le biffeton qui sort de la chemise en guise de mouchoir- ou le petit djeune en djean aux dents affutées prêts à rayer le parquet des majors, des solutions réelles je n'en vois que nenni.
1er argument rustine : Le mécennat : ah oui certainement. Vous avec un ensemble baroque qui répond au bucolique nom de "les arts Florissants" et vous vous appelez William Christie, je ne me fais pas de souci pour vous. Il y a du monde au balcon de la musique baroque comme dirait Guy Hands (Mr Terra firma). Vous vous appelez Dubmatix ou Vadim Vernay, je doute que vous suscitiez le même enthousiasme.
2ème vessie luminescente : le Community management ! Ouah c'est l'extase ce concept. On va gérer les communautés. Maintenant qu'on a l'outil (myspace) on peut enfin "comprendre comment fonctionne la communauté qui se rassasie d'un chanteur et à présent créer de l'évènement et du souvenir". Ouai pour ma part, j’ai envie de prendre Seth Godin au mot. Je crois bien que la vente de musique ne va être que du souvenir.
Posséder la boîte à outil du tailleur de pierre ne fait pas de vous un compagnon du devoir. Ca fait 50 ans que la pub essaie de comprendre les ressorts d'une communauté et maintenant elle se prendrait pour Claude Lévi Strauss ? Autant s'y mettre tout de suite parce que les 5 artistes découverts grâce à Myspace me laissent à penser que la solution (si elle réside là) est davantage pour après demain ou le surlendemain que pour tout de suite.
3è lueur au fond du tunnel. La pub. Et oui les entreprises acquittent les droits d'auteurs. Il faut désormais être titulaire d'un numéro RCS pour participer à entretenir les artistes. Dès lors, la seule question devient désormais : la publicité et donc les grandes marques sont elles en mesure de garantir et de susciter la création et la diversité musicale ?
Perso, je vais fissa continuer à acheter des disques, ça me permettra d'écouter de la bonne came dans mon abri antiatomique et ses 20 kilomètres de galerie en compagnie de mes enfants humanoïdes conçus grâce à mon ordinateur quantique.
Allez bien à vous et bon baiser de Mururoa
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