L’IFPI (International Federation of Phonographic Industry), qui a pour charge de défendre les droits des maisons de disques, souhaite forcer les fournisseurs d’accès internet à surveiller les internautes dans leurs intimités et à bloquer les contenus illégaux. Selon l’organisme, ce serait aux FAIs de régir les activités de leurs clients et d’agir comme une véritable police de l’Internet veillant à éradiquer tout abus. Et pour arriver à ses fins, la fédération va tout simplement soumettre un ensemble de mesures radicales au Parlement Européen, qui décidera ensuite de les imposer ou non à tous ses pays membres.
Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l’IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d’accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d’utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d’identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
Un important déploiement de ressources sera nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre cette censure à grande échelle, mais cela ne semble guère préoccuper l’IFPI pour l’instant. La priorité étant sans doute de faire valider les textes avant même de réfléchir aux éventuelles possibilités d’applications.
Les maisons de disques ont donc trouvé pour seule réponse à la baisse des ventes de musique une féroce répression et la suppression quasi totale de la vie privée des internautes… Qu’en pensez-vous ?
Via Clubic
Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l’IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d’accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d’utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d’identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
Un important déploiement de ressources sera nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre cette censure à grande échelle, mais cela ne semble guère préoccuper l’IFPI pour l’instant. La priorité étant sans doute de faire valider les textes avant même de réfléchir aux éventuelles possibilités d’applications.
Les maisons de disques ont donc trouvé pour seule réponse à la baisse des ventes de musique une féroce répression et la suppression quasi totale de la vie privée des internautes… Qu’en pensez-vous ?
Via Clubic
38 commentaires
C'est vrai c'est toujours mieux que de proposer aux consommateurs autre chose que des singles à 5?. Il pourrai faire un effort quand même, comme baisser les prix ou proposer du contenu exclusif. Ils se remettent jamais en question?
boycottons les maisons de disques.
Ils auraient pu aussi rayer "Liberté".
Puisqu'on vérifie les données telles que ce qu'on télécharge, pourquoi ne pas vérifier ce qu'on uploade, telles les données personnelles ?
Et puisqu'on bloque les protocoles P2P, qu'est-ce qui empechera de bloquer d'autres protocoles ?
Du style Microsoft qui déciderait de bloquer des protocoles concurrents à MSN (ne vous meprenez pas, c'est simplement le premier exemple de protocole qui m'est venu, pas de considération anti-microsoft là dedans).
C'est vrai c'est toujours mieux que de proposer aux consommateurs autre chose que des singles à 5?. Il pourrai faire un effort quand même, comme baisser les prix ou proposer du contenu exclusif. Ils se remettent jamais en question?
Ces gens partent du principe qu' ils ne sont pas fautifs. Ce sont eux qui font le marché, et nous qui consommons. Donc de leur point de vue, c' est le consommateur potentiel qui télécharge illégalement qui est tenu comme seul fautif et responsable. C' est aussi ce qu' on appelle des hypocrites…
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
C'est moi qui ne comprends plus rien au libéralisme économique ou est-ce qu'on se fout ouvertement du capitalisme ? Et ceux qui lancent cela prétendent gérer une "industrie" ? Au lieu d'innover ce business ils tentent de colmater la fuites tant bien que mal… si ce n'est pas un signe de déclin ça :S
Ca présage de la société de demain. D'un coté la menace terroriste d'un autre la menace du pirate. On est fiché, traqué, fouillé, surveillé… sur son ordinateur, dans sa vie quotidienne…
Apres on va nous dire que les industries ne sont pas au dessus des états et qu'elle ne décident pas de la politique a suivre.
Reste a Bruxelles a accepter. Je n'ai pas de doute la dessus si c'est pas aujourd'hui ca sera demain, c'est une question de temps.
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
L'analogie est censée rendre le problème plus facile à comprendre ?
Jusqu'à preuve du contraire, les vendeurs de voiture ne sont pas affectés par la commission Olivennes et je n'ai pas encore réussi à télécharger une arme. En outre, les disques sont en vente libre et ne nécessitent pas de permis. Par ailleurs, tout le monde sait ce qu'est un disque, nul besoin de parler de voiture ou d'armes. Enfin il me semble que, sur ce forum, il y a beaucoup plus de chances de tomber sur quelqu'un qui soit au fait des problèmes que connaît l'industrie du disque que des problèmes affectant n'importe quel autre sujet.
Ca fait 25 plombes qu'on le dit mais, il s'agit de demander aux FAI qui ont largement profité de l'absence de législation pour vendre des 20mégabits à tour de bras (pour réduire la "fracture numérique"), d'arrêter d'être hypocrites. Il ne s'agit de ne plus de faire de l'argent en suggérant le recours aux P2P (tout le monde se souvient de la pub AOL "download complete") à tous les joyeux consommateurs ignares qui ne savent pas que c'est illégal.
le probleme ghyz c'est les dérives que cela peut entrainer. Je n'ai rien a me reprocher mais j'ai pas envie d'etre flicé sur le net. De plus le piratage pour expliquer la chute des ventes de CD c'est réducteur et tout le monde le sait. Comme si le tout répressif allait relancer l'industrie du disque.
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
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Ca fait 25 plombes qu'on le dit mais, il s'agit de demander aux FAI qui ont largement profité de l'absence de législation pour vendre des 20mégabits à tour de bras (pour réduire la "fracture numérique"), d'arrêter d'être hypocrites. Il ne s'agit de ne plus de faire de l'argent en suggérant le recours aux P2P (tout le monde se souvient de la pub AOL "download complete") à tous les joyeux consommateurs ignares qui ne savent pas que c'est illégal.
Meme pas besoin de remonter à AOL, suffit de piocher dans les pubs actuelles : la pub de Neuf où on voit des petites pellicules et le mec faire de la air guitar pile au moment où on voit 20 Mo….
Il est clair que ce n'a pas été choisi au hasard.
le probleme ghyz c'est les dérives que cela peut entrainer. Je n'ai rien a me reprocher mais j'ai pas envie d'etre flicé sur le net. De plus le piratage pour expliquer la chute des ventes de CD c'est réducteur et tout le monde le sait. Comme si le tout répressif allait relancer l'industrie du disque.
Ca aussi, ça fait 20 plombes qu'on le dit
Mise en cause des libertés publiques, non respect du contradictoire, non respect de l'égalité des armes devant le juge patati et patata, on se répète à l'envi…Les problèmes juridiques sont nombreux et sont très graves (le remède est pour le coup sans doute bien pire que le mal), on en avait déjà parlé là…
Mon propos est de dire que puisque le problème s'énonce assez simplement, pas besoin de recourir à des analogies bidon qui diluent le problème jusqu'à noyer le poisson. En utilisant le recours à ces stratagèmes rhétoriques, on finit par parler de limitation de vitesse, de National rifle association et hop on a un point de Godwin encore plus vite qu'avec un troll à deux balles…
Revenons au 56 K eu aux taxes sur les velos, les pianos et le droit de repsirer de l'air aussi
Revenons au 56 K eu aux taxes sur les velos, les pianos et le droit de repsirer de l'air aussi
La consigne des bouteilles en verre : y' a qu' çà d' vrai!
dommage pour ceux qui utilisent le P2P pour autre chose que "voler" la musique
cette industrie du disque a deja crie aux loups à l'arrivée des stations FM et des enregistreurs de K7
elle a bien prosperé, beaucoup de parasites en ont bien profité
le capitalisme est etroitement lié a darwin : les faibles finissent generalement par disparaitre au profit d'une nouvelle forme de vie plus efficace
la fin des "majors" nous permettra certainement de "consommer" differement la musique
-peut etre que la fin de ce systeme de pompe à fric fera disparaitre de la Terre toutes ces merdes qui ne doivent leur existence qu'à du marketing
-et puis faisons confiance aux plus malins d'entre nous pour demarrer de nouveaux business qui prennent en compte la gratuité du download (plus de cafe concert?)
parceque si je suis sur d'une chose, c'est que l'interdiction est impossible, de nouvelles methodes de contournement apparaitront. la fin de l'industrie du disque est ineluctable.
bref, si probleme il y a, c'est certainement pas du cote de l'IFPI&autres qu'il faut regarder, mais du cote des artistes !!!
comment les faire vivre…???
Radiohead à déja peut etre montré la voie ou qlq chose qui si rapproche.
Ils vont faire pareil pour les films de boules?
Parceque bons, c'est personnel ça quand même!
C'est le but, maintenant en détourner le sens c'est toujours possible, tu en as fait la preuve.
Je passe sur le sarcasme sous-jacent de ta réponse et je te renvoie simplement à la définition du mot analogie. De plus, parler de la commission Olivennes n'est pas pertinent dans le cadre de la commission Européenne et l'action de l'IFPI, mais pour s'en apercevoir il faut certainement se rendre compte que l'Europe ne tourne pas autour de la France (le sarcasme fonctionne dans les deux sens, comme tu peux le constater).
La dangerosité des objets que j'évoquais sont une des raisons de demander un permis à ceux qui souhaitent les obtenir et/ou les utiliser. Mais en même temps tout ce à quoi ces permis servent c'est s'assurer que l'utilisateur est capable de faire usage de ces objets en toute sécurité (pour les autres et eux même). Mais cela ne les empêchent pas de les utiliser à mauvais escient !
).
Le fait que la musique soit en vente libre (heureusement) provient du fait qu'elle n'est pas vraiment dangereuse (à moins que tu montes vraiment le volume
Je n'en doute pas, je n'avais pas lu le paragraphe des règles indiquant que toute référence au monde réel était interdit
. Mon but était de rappeler que la vente d'objets physiques a de nombreux points communs avec la vente de musique virtuelle. Les principes économiques sont les mêmes et le marché n'a pas a être mis sous surveillance par des organismes privé et qui plus est ceux qui vivent de ce marché. Les autorités en conjonction avec les gouvernements sont là pour cela, pas les FAI.
Pour continuer dans les analogies, ne t'en déplaise, le fait de mettre à disposition une voiture de course homologuée est légal, l'utilisation qui en est faite par l'acheteur est ensuite réglementée… mais le principe de liberté économique permet de vendre cette voiture. En gros, empêcher le business ce n'est pas le rôle du gouvernement (sauf dans un cadre sécuritaire bien entendu), du moins pas d'après le modèle capitaliste (jusqu'à preuve du contraire c'est le modèle économique choisi en Europe). De plus qui es-tu pour savoir ce dont les gens on besoin ou ont envie ? Même s'ils n'utilisent pas pleinement leur abonnement, en quoi cela te concerne-t-il ? Peut-être que certains utilisent cette connexion en famille, ou pour de la VOD (Apple s'y met et ça ne tardera pas en Europe) ou autres applications qui demandent de telle vitesses ?
De plus le fait d'ignorer la loi n'est pas une défense valable pour les consommateurs dont tu parles, le fait de leur conseiller d'enfreindre la loi est punissable, tout comme le fait de suivre ces conseils.
Je déteste ces messages de 50 lignes, d'habitude je ne les lis même pas, donc j'évite généralement d'en rédiger, mais ce genre de réponse sans fondement et s'attaquant plus à la forme qu'au fond méritent une réponse complète. Après cela, j'arrêterai de nourrir le troll.
C'est le but, maintenant en détourner le sens c'est toujours possible, tu en as fait la preuve.
Analogie : Rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes préalablement soumises à comparaison
On est sur un forum spécialisé. Au risque de t'étonner, c'est loin d'être la première news sur le sujet.
On n’en est plus à essayer de comprendre vaguement le problème. Je ne sais pas s’il y a des professionnels sur le site mais en tout cas, et en toute humilité, il y a clairement certaines personnes qui ne sont plus néophytes en la matière. Les identités partielles tu peux t’en contenter, en ce qui me concerne je maintiens qu’en parlant par approximations ou par analogies, on noie le poisson. L’industrie du disque a une place à part dans l’industrie : on parle d’exception culturelle : elle s’intègre dans le modèle capitaliste mais elle est à ce point singulière qu'elle nécessite un traitement particulier. Quand tu vends des disques, tu ne vends pas des pièces d’acastillage ni plus que des voitures. Quand tu voles des chansons, tu ne voles pas des voitures et c'est tout le problème…
Je passe sur le sarcasme sous-jacent de ta réponse et je te renvoie simplement à la définition du mot analogie. De plus, parler de la commission Olivennes n'est pas pertinent dans le cadre de la commission Européenne et l'action de l'IFPI, mais pour s'en apercevoir il faut certainement se rendre compte que l'Europe ne tourne pas autour de la France (le sarcasme fonctionne dans les deux sens, comme tu peux le constater).
Merci pour le cours de géographie. Au passage, l'ifpi était partie au rapport Olivennes. Je doute que sa demande auprès des instances n'ait aucun rapport avec la solution préconisée par ce rapport, les idées qui y ont été suggérées et la solution étonnamment favorable qui y a été donnée. C'est juste l'alignement astral sans doute…
La dangerosité des objets que j'évoquais sont une des raisons de demander un permis à ceux qui souhaitent les obtenir et/ou les utiliser. Mais en même temps tout ce à quoi ces permis servent c'est s'assurer que l'utilisateur est capable de faire usage de ces objets en toute sécurité (pour les autres et eux même). Mais cela ne les empêchent pas de les utiliser à mauvais escient !
).
Le fait que la musique soit en vente libre (heureusement) provient du fait qu'elle n'est pas vraiment dangereuse (à moins que tu montes vraiment le volume
CQFD. Dès lors, pourquoi comparer armes, voitures et musique ?
Je n'en doute pas, je n'avais pas lu le paragraphe des règles indiquant que toute référence au monde réel était interdit
Tu dis ce que tu veux sur le monde réel. permets moi simplement d'exprimer mon désaccord, si tu le veux bien. J'estime que ce n'est pas pertinent, je le dis. Merci pour moi.
…ainsi que de nombreuses différences. Différences à mes yeux suffisantes pour y voir autre chose qu'une industrie comparable. Comparaison n'est pas raison. Pas ici, à mon sens en tout cas…
Les principes économiques sont les mêmes et le marché n'a pas a être mis sous surveillance par des organismes privé et qui plus est ceux qui vivent de ce marché. Les autorités en conjonction avec les gouvernements sont là pour cela, pas les FAI.
Ben voyons. Puisque tu aimes les analogies. Que penserais-tu de la culpabilité de quelqu'un qui glisserait une arme dans les mains de quelqu'un, en ajusterait les doigts sur la gâchette, susurerait à l'oreille," tu peux tirer" et prétendrait après le coup de feu, je n'y suis pour rien ?
Pour continuer dans les analogies, ne t'en déplaise, le fait de mettre à disposition une voiture de course homologuée est légal, l'utilisation qui en est faite par l'acheteur est ensuite réglementée… mais le principe de liberté économique permet de vendre cette voiture. En gros, empêcher le business ce n'est pas le rôle du gouvernement (sauf dans un cadre sécuritaire bien entendu), du moins pas d'après le modèle capitaliste (jusqu'à preuve du contraire c'est le modèle économique choisi en Europe). De plus qui es-tu pour savoir ce dont les gens on besoin ou ont envie ? Même s'ils n'utilisent pas pleinement leur abonnement, en quoi cela te concerne-t-il ? Peut-être que certains utilisent cette connexion en famille, ou pour de la VOD (Apple s'y met et ça ne tardera pas en Europe) ou autres applications qui demandent de telle vitesses ?
Ah oui bien sûr. Bienvenue à petit poneyland. Les gens ont envie de VOD. ca fait 5 ans que les FAI se font des golden roupettes en arguant de l'existence de la VOD ? Le business se met en place dans la douleur (voire 60millions de consommateurs de ce mois-ci) pourtant les offres 10 ou 20
mégas sont là depuis plus de deux ou trois ans, à la bonne heure ! Tu serais pas du genre à prendre des vessies pour des lanternes par hasard ?
Je n'avais pas compris que je devais m'adresser uniquement à l'élite de ce forum (ou même à ceux qui le suivent en permanence) pour que mon message soit pertinent, j'en prends note…
Continue à ne répondre qu'à certains passage, ça me facilite la tâche, je comprends tout de suite ce qui t'embêtes. Si tu ne veux absolument pas comprendre le fait qu'au nom du libéralisme économique on ne peut pas empêcher une entité économique de vendre, à moins que cette vente ait un impact sur le peuple (sécurité, etc.), c'est sans doute que ce même principe te dérange… si tu veux lancer à débat là dessus je doute que ce forum soit le bon. Le fait que cela ait un impact négatif sur l'industrie n'a aucun intérêt d'un point de vue économique et oldboyz l'a très bien résumé ainsi :
Quant à la pertinence de mes analogies, la définition que tu as trouvée est parfaite, par contre une analogie n'est jamais pas parfaite quant à elle, merci d'avoir appris ça à tout le monde
Loin de moi l'idée te dire ce que tu dois faire, mais quand quelque chose que tu lis te sembles tellement évident, ignore simplement ce passage. Parler au nom d'une communauté, et dire me comment je dois m'y adresser est le privilège des modérateurs. Cela évitera des digressions inutiles comme celle-là, parce qu'en définitive cela n'a rien apporté au débat.
Au sujet de la commission Olivennes, je n'ai pas dit que les idées étaient différentes, je parle simplement de pertinence dans le contexte ! Dans le cadre de la commission européenne, la commission Olivennes n'a aucun pouvoir, même pas celui de consultation (vu que tu le dis toi-même les idées de la commission Olivennes sont celle de l'IFPI à la base), donc ta remarque n'est pas pertinente par rapport à ce billet.
Concernant la VOD, apparemment tu sembles oublier que dans un marché économique, et surtout sur Internet, personne n'arrive avec des solutions toutes faites. La VOD ne peut prendre un essor qu'avec une infrastructure de distribution rapide. Les FAI sont responsables de cette infrastructure (pas de ce qui y est fait), le fait que cela se fasse "dans la douleur" dépend d'eux. Certains pays le font plus progressivement, la France a choisi la voie rapide pour développer son réseau, à elle d'en assumer les conséquences, les piétons (victimes de la "fracture numérique) s'y font écraser plus facilement (je sais que tu aimes les analogies).
Cette infrastructure est présente dès maintenant, les services (VOD et d'autres) y seront mis en place. Cela ne peut pas se faire dans l'autre sens vu l'échelle à laquelle les acteurs de ce marché travaillent (nationale et internationale).
Mais je ne me voile pas la face, beaucoup d'utilisateurs téléchargent illégalement et profitent bien de cette aubaine qu'apporte cette infrastructure rapide… mais freiner un marché pour le "bien" d'une industrie c'est loin du modèle économique qui est suivi en occident.
Darwin…anti-libéral…quand on parle de digressions
On va simplifier les propos :
1°) le téléchargement sauvage est illégal
2°) Les FAI font des pubs dans lesquelles ils suggèrent de manière "subtile" et non directe aux clients de recourir au téléchargement (download complete de AOL, air guitar de neuf)
3°) Le comportement est prohibé et pourtant l'attitude des FAI est équivoque
4°) Je dis : arrêtons l'hypocrisie, faisons en sorte que les FAI agissent de manière responsable et éthique et cessent de s'abriter derrière une irresponsabilité de principe.
Donc, je reprends, en ce qui concerne la crise du disque ?
nota1 : Attention le domaine de la question est circonscrit : on parle du disque, pas de la voiture qui va à 250 km/h ni plus que du port d'armes de Charlton Heston. Tout le monde sait ce qu'est un disque, pas la peine de venir avec des schémas généraux de vente alors que chaque industrie a sa spécificité (et celle du disque encore plus voir exception culturelle) et son propre business model.
On reprend du début ?
Comment ça ? Le fait de vouloir imposer un contrôle par l'un des acteurs économique de la chaîne, en l'occurrence les FAI (qui ont de facto un intérêt financier), ce n'est pas remettre en question le système économique en place ? On ne peut pas réglementer la vente à ce point lorsqu'il n'y a pas de problème pour les consommateurs. Les problèmes en question (chute des ventes, etc.) sont ceux de l'industrie, à eux de s'adapter aux consommateurs, pas l'inverse. Le client est roi, lorsque c'est un "voleur" en revanche (je mets ce mot entre guillemet, ce n'est pas un vol mais une infraction aux loi sur les droits d'auteurs…contrairement à ce qu'on lis lorsqu'on a le bonheur de se faire traiter de voleur lorsqu'on regarde un DVD qu'on a dûment acheté), il doit être sanctionné proportionnellement, là dessus je suis tout à fait d'accord avec toi apparemment.
Quant à l'hypocrisie des FAI, je n'ai rien à redire. Tout d'abord parce que ce n'est pas que l'offre qui fait le marché, mais la demande également. Une étude de la demande à mené les FAI à proposer de telles vitesses, dans un système capitaliste, leur rôle n'est pas de réguler un marché ou l'utilisation qui est faite de leur services, leur rôle est de vendre un produit qui satisfasse leurs clients et qui leur fassent faire une marge de laquelle ils extrairont un bénéfice. Ensuite leur attitude équivoque au sujet des téléchargements illégaux est juste "border line", si légalement il y avait matière à poursuite, gageons que les procès MPAA/RIAA vs. ISP aurait déjà fleuri aux États-Unis… pour ma part je n'en ai jamais entendu parler, et toi ?
Mais tu peux toujours essayer d'attaquer un FAI en France pour incitation à l'infraction et éventuellement de demander des dommages pour pression psychologique
Maintenant à part "l'exception culturelle" (dont l'industrie, et le terme est bien le bon, prétend se préoccuper) parle-moi des spécificités du marché, tu sembles plus au courant que moi. À mon niveau, ça reste de la vente pure et simple.
Il ne me semble pas m'être tant éloigné du sujet que cela pour ma part, hormis justifier l'utilisation de ces analogies (alors que tout le monde sait qu'une analogie est ce qu'elle est, et qu'elle compare forcément des éléments différent) et à priori sans ton intervention je n'aurais pas eu à le faire. J'admets tout à fait que ces comparaisons ne te sembles pas pertinentes, pour moi elles le sont, sur le plan des principes économiques qui régissent la vente. Quand ces principes sont respecter on peut s'inquiéter des détails relatifs aux spécificités du marché… avant on ne peut pas parler d'un marché compétitif.
Comment ça ? Le fait de vouloir imposer un contrôle par l'un des acteurs économique de la chaîne, en l'occurrence les FAI (qui ont de facto un intérêt financier), ce n'est pas remettre en question le système économique en place ? On ne peut pas réglementer la vente à ce point lorsqu'il n'y a pas de problème pour les consommateurs. Les problèmes en question (chute des ventes, etc.) sont ceux de l'industrie, à eux de s'adapter aux consommateurs, pas l'inverse. Le client est roi, lorsque c'est un "voleur" en revanche (je mets ce mot entre guillemet, ce n'est pas un vol mais une infraction aux loi sur les droits d'auteurs…contrairement à ce qu'on lis lorsqu'on a le bonheur de se faire traiter de voleur lorsqu'on regarde un DVD qu'on a dûment acheté), il doit être sanctionné proportionnellement, là dessus je suis tout à fait d'accord avec toi apparemment.
Quant à l'hypocrisie des FAI, je n'ai rien à redire. Tout d'abord parce que ce n'est pas que l'offre qui fait le marché, mais la demande également. Une étude de la demande à mené les FAI à proposer de telles vitesses, dans un système capitaliste, leur rôle n'est pas de réguler un marché ou l'utilisation qui est faite de leur services, leur rôle est de vendre un produit qui satisfasse leurs clients et qui leur fassent faire une marge de laquelle ils extrairont un bénéfice.
Les FAI se font de l'argent sur le dos d'une autre industrie et font la sourde oreille. Le contenu auquel il donne accès est en partie illégal mais ils n'ont rien fait jusqu'à présent pour y apporter une solution. Pourquoi crois-tu qu'ils ont gentiment fait courbette devant la commission Olivennes ? Plus d'1 internaute sur 2 télécharge illégalement des fichiers et 85% des fichiers téléchargés le sont illégalement. Que comptes-tu faire? On attend que ça se passe on s'abrite derrière des principes tout droit sortis d'une bibliothèque rose pour étudiants en école de commerce ? Ou bien, on admet que ceux qui fournissent un contenu peuvent également en réglementer le contenu, si l'utilisation qui est faite de l'accès qu'ils permettent est en partie illégale ?
Ensuite leur attitude équivoque au sujet des téléchargements illégaux est juste "border line", si légalement il y avait matière à poursuite, gageons que les procès MPAA/RIAA vs. ISP aurait déjà fleuri aux États-Unis… pour ma part je n'en ai jamais entendu parler, et toi ?
Mais tu peux toujours essayer d'attaquer un FAI en France pour incitation à l'infraction et éventuellement de demander des dommages pour pression psychologique
Super. Attitude hyper positive. Abritons nous derrière une loi d'airain. Pas vu, pas pris, j'encule tout le monde. Encore une fois pourquoi crois-tu que les FAI ont courbé l'échine ? Leur attitude de soumission ne t'a pas étonné vis à vis du rapport Olivennes. Pour le coup on peut s'étonner qu'ils ne soient pas plus combatifs, non ? Qu'avaient-ils à craindre selon toi ?
Maintenant à part "l'exception culturelle" (dont l'industrie, et le terme est bien le bon, prétend se préoccuper) parle-moi des spécificités du marché, tu sembles plus au courant que moi. À mon niveau, ça reste de la vente pure et simple.
Oui c'est bien de la vente. Quand tu vends une voiture, tu ne vends pas des disques. Tu vends de la culture, on parle d'exception culturelle. Subventionnement, incitations des pouvoirs publics, sacrifice culturel sur l'autel de la technologie le cas échéant, tout ça tu vois quoi…On peut gager que si les Renault ou PSA avaient été aussi menacés que le sont les petits labels aujourd'hui, des mesures radicales seraient intervenues plus tôt…
Il ne me semble pas m'être tant éloigné du sujet que cela pour ma part, hormis justifier l'utilisation de ces analogies (alors que tout le monde sait qu'une analogie est ce qu'elle est, et qu'elle compare forcément des éléments différent) et à priori sans ton intervention je n'aurais pas eu à le faire.
Tu admets que la problématique est différente, dès lors pourquoi utiliser une analogie qui ne fait que brouiller les pistes ? Quel objet est-il plus accessible qu'un disque ? Pourquoi une arme et une voiture seraient-elles plus accessibles qu'un disque? Et sur ce forum et après une bonne vingtaine de threads sur le sujet ? Je ne cherche qu'à discuter sereienement d'un problème sans que pour une fois quelqu'un vienne avec ses gros sabots dire qu'un vendeur d'arme n'a pas à se préoccuper de l'usage qui va être fait du bien vendu. Personnellement, je considère que ça obscurcit considérablement le débat tout en éludant la spécificité à laquelle on souhaite arriver sur un forum spécialisé.
J'admets tout à fait que ces comparaisons ne te sembles pas pertinentes, pour moi elles le sont, sur le plan des principes économiques qui régissent la vente. Quand ces principes sont respecter on peut s'inquiéter des détails relatifs aux spécificités du marché… avant on ne peut pas parler d'un marché compétitif.
Alors là…euh mystère. C'est un peu elliptique ton affaire si je peux me permettre, parce que j'ai franchement pas compris le rapport.
Je ne compte rien faire (que c'est pratique
Je ne m'abrite pas derrière une loi d'airain, je constate qu'elle est en vigueur dans le business et ce n'est pas à l'État (que se soit de son propre chef ou par l'intermédiaire des lobbies) de s'immiscer dans ce commerce. Il y a un principe de non-intervention des États à respecter, je ne parle pas au niveau de la création (les subventions sont nécessaires et bienvenues), mais au niveau de la commercialisation.
Mon entrée en matière était mon premier message sur ces forums comme tu l'a peut-être noté, mais je ne cherche pas d'excuse. Mes analogies (et je les maintiens) sont, je le répète, ce qu'elles sont ! Elles comparent des éléments forcément différents et la comparaison se base sur les principes de la vente, maintenant je m'aperçois que pour un habitué du sujet cela peut paraître réducteur et peu concis. Étaient-elles nécessaires, sur ce forum en particulier ? Après réflexion non, mais je n'ai pas d'expérience sur les forums de GMP3, ni d'expérience des intervenants… maintenant ça m'en fait une.
Si les principes basiques de la vente (en l'occurrence non intervention du gouvernement dans la chaîne de vente) ne sont pas respectés on ne peut pas dire que le marché est compétitif, ou même libre. Avant de se préoccuper des spécificités du marché (exception culturelle, subventions, etc.), il faut s'assurer que tous les acteurs partent sur un pied d'égalité, forcer les FAI à jouer les arbitres les posent dans une position dominante par rapport à l'industrie et aux consommateurs. Les décisions du FAI peuvent aller à l'encontre de l'un ou l'autre sans qu'il n'y ait moyen de changer cela.
Actuellement, contrairement à ce que tu sembles penser, chacun des acteurs est libre, les consommateurs sont libres de choisir leur manière de consommer (légalement ou non… comme tu as la possibilité de payer ou non dans les magasins, ensuite tu en subis les conséquences et l'appareil légal est assez développé pour appliquer ce principe au monde virtuel), les industries sont libres de distribuer leurs contenus plus efficacement et de poursuivre les contrevenants (mais selon eux ça leur coûte trop cher), les FAI peuvent proposer les vitesses qu'ils veulent aux tarifs qu'ils veulent et peuvent ainsi adapter leurs offres à la demande en fonction des services disponibles (ou avenir… là ils jouent déjà des billes supplémentaires, car ils tirent des hypothèses sur l'évolution de leur marché). Enlève cette liberté à l'un des acteurs, tu enlèves la leur aux autres.
Faire des exceptions légales pour une industrie ou une autre, je suis totalement contre… maintenant si tu peux que c'est de l'idéalisme économique, c'est ton droit… moi je pense qu'un marché sans intervention étatique c'est un marché sain vis à vis du modèle capitaliste, si on ne peut pas s'entendre sur ce point, on ne s'entendra pas sur le reste.
Merci pour le petit cours d’économie malheureusement je connais mes classiques, école de Lausanne, Bastiat, Pareto et tout le toutim. Suffisamment en tout cas, pour te rappeler que le modèle de la concurrence pure et parfaite de Walras (tu parlais d'acteurs sur un pied d'égalité et d'organe de contrôles) n’est pas un postulat de départ mais un but vers lequel il faut tendre (selon lui), et que dans toute l’histoire du capitalisme, les cinq conditions n’ont probablement jamais été réunies, ou qu’elles ne l’ont été que très temporairement et très localement. Il y a donc des causes de dysfonctionnement. Quelles sont-elles ? Deux petites questions en guise de pistes :
a/ Dans un contexte où 85% des fichiers téléchargés le sont illégalement, que préconise la théorie Walrasienne, lorsque les biens ne circulent pas librement (il en est bien question, la loi encore respectée par un certain nombre constitue bien un frein à la circulation des biens) ?
b/ Deuxièmement, que prévoientt Léon et autres acolytes lorsque les facteurs de production ne sont pas rémunérés, ce qui est bien le cas de l’industrie du disque, qui engage un certain nombre de charges (pour parler en terme comptable) qui n’ont pour vis-à-vis aucun produit ? Il n’y a à proprement parler sur la toile, lorsqu’un fichier est téléchargé et non payé, plus de marché. En tout cas, il ets à mon sens ailleurs (mais où donc ? j'ai ma petite idée)
Il me semble que tu connais très bien tes cours, mais le problème est que le modèle reste ici à inventer et que la solution n’est certainement pas dans les livres.
La spécificité est telle, et à ce point inédite que les modèles économiques sont mis à mal. Certains (Maris, Latrive) ont essayé de transposer la problématique de la gratuité de l’industrie du disque au travers de celle du logiciel libre et des brevets des laboratoires pharmaceutiques. Ils s’y sont (selon moi) cassés les dents parce que, si les schémas restent ceux de la vente, des problématiques spécifiques comme celle de l’accès au savoir et de santé publique s’entremêlent avec des questions d’éthique jusqu’à former un foutraque sac de nœuds ne pouvant être démêlé qu’en ne traitant chaque problème à l’orée de sa particularité.
Je l’ai dit et je le répète, l’industrie du disque est singulière. C’est de la vente, certes mas pas seulement de la vente, c’est aussi de la culture et c’est bien pour cela que certains refusent de payer autant pour la musique qu’ils écoutent allant jusqu’à décréter que le prix doit être nul. Sa deuxième particularité (pour répondre à l’une de tes questions antérieures) est d’être une industrie de prototypes. Il n’y pas d’études marketing pour anticiper ce qui va fonctionner et comment ça va fonctionner. Pas question de produire une arme dont les caractéristiques sont demandées par tel corps armé pour tel type de combat par exemple. Tu te doutes bien qu'en terme de production, les problématiques sont bien différentes.
Nota : une petite précision sur Walras qui invalide selon moi le seul recours à sa théorie dans ce cas particulier : Il était également un farouche défenseur du droit de propriété. Il était, pour lui, contraire à l’intérêt général que des travailleurs intellectuels puissent ne pas être incités à produire. A quoi sert un marché de masses sans offres ? (ce à quoi, l’on arrivera tant que le principe de gratuité sera prévalent) ?
Je m’excuse pour le gros paquet indigeste, mais c’est délicat d’exprimer son point de vue sur ce problème en utilisant des aphorismes.
Nota : la suite demain sur les FAI.
Hop, et maintenant le filet de veau aux girolles, presto. Bonnes fêtes
Je ne suis pas économiste, mais à priori le problème de l'industrie n'est pas du tout le problème des FAI… donc ces deux questions, premièrement, je suis honnête, je ne saurais y répondre sans émettre des hypothèses et deuxièmement je ne vois pas le but d'y répondre en référence au sujet de notre discussion (le billet en question). Car forcer un vendeur à changer sa manière de vendre (sans pour autant se préoccuper des pertes que cela engendre pour lui), pour qu'un autre vendeur puisse faire plus de profit, ce n'est pas vraiment ce que j'appelle de une économie libérale. Que ce soit un principe vers lequel on doit tendre (et non un pré-requis je te l'accorde), ne signifie pas qu'on doit s'asseoir dessus quand ça nous (l'industrie en l'occurrence) arrange.
Que tu trouves hypocrite le fait que les FAI proposent des "connexions rapides et pas chères" à leur client c'est noble, mais ça ne va pas plus loin. Ces sentiments en affaire n'entrent pas en ligne de compte et personnellement je n'ai jamais entendu les FAI clamer au et fort qu'il faille télécharger du contenu illégalement. Au risque de me répéter, les lois sur les droits d'auteur et droits voisins existe, c'est à l'industrie d'en faire usage s'ils jugent nécessaire de le faire. S'ils ne sont pas capable de s'adapter au marché, il mourront (d'où le parallèle avec Darwin, "survival of the fittest"). Dans bien d'autres marchés il existe des détournement de l'utilisation légale, et cela ne vient à l'idée à personne de priver ou de limiter l'accès aux objets vendus. Mais même dans le domaine de la musique, pardon d'en revenir à une métaphore de ce que prépare l'IFPI, si je bride ta voiture et tous les moyens de transport que tu utilises pour aller acheter des CD-R (ou DVD-R, etc.) parce qu'éventuellement tu pourrais les utiliser pour enfreindre la loi, est-ce que tu trouverais ça normal ?
Au sujet de l'exception culturelle, je comprends ce que tu veux dire et certes la production n'est pas la même. Le marché suit des tendances prévisibles à très court terme. Mais, dès que l'œuvre a été crée, la commercialisation c'est de la vente et sur ce point nous sommes d'accord. La création n'est possible que si la commercialisation fonctionne (en sus des subventions, mécènes, etc.), mais en même temps ceci n'intéresse pas du tout le consommateur, qui lui souhaite juste voir de la qualité (notion toute relative en fonction des goûts
) arriver à lui… c'est au processus de commercialisation (tiens, tiens… c'est l'industrie qui s'occupe de ça ?) de s'adapter, pas au client.
Bonne année à tous
si je bride ta voiture et tous les moyens de transport que tu utilises pour aller acheter des CD-R (ou DVD-R, etc.) parce qu'éventuellement tu pourrais les utiliser pour enfreindre la loi, est-ce que tu trouverais ça normal ?
Le problème c’est que tu n’achètes pas une voiture pour aller uniquement acheter des cd-roms piratés. Ce n’est pas la raison principale et ce n’est probablement même pas une raison secondaire pour un acheteur de voitures. Tu disposes d’une voiture donc tu en profites notamment pour faire cela, c’est bien différent de la situation sur internet. La consommation gratuite de musique est au premier rang des préférences manifestées par les internautes et les FAI le savent.
Plus d’un internaute sur deux télécharge des fichiers illégalement.
Partant, plus de la moitié du parc d’abonnés fournit de l’argent aux FAI afin d’avoir accès à ces contenus illégaux (ce n’est probablement pas la seule raison, mais encore une fois elle est sans doute déterminante dans bien des cas). Donner un accès à des sites de P2P est devenu un argument commercial, qui n’est pas explicite certes, mais qui rentre dans le champ contractuel. Les FAI ne l'ignorent pas, ils ne peuvent le crier haut et fort, ils n’en ont pas le droit, mais je ne suis pas le seul à penser que leurs diverses publicités ont incité de manière équivoque et non explicite à l’acte de téléchargement.
S’abriter derrière une position de principe, du type "ils n’ont pas pris un mégaphone pour le crier place du Tertre" est assez peu constructive, et je ne te ferais pas l’affront de penser que tu n’es pas capable de lire entre les lignes ce qu’il n’est pas possible de lire en toute lettre, pour autant que tu le veuilles toutefois.
Chemin faisant donc, le téléchargement de fichiers piratés est devenu un produit d’appel, une promotion de tête de gondole pour faire du rabattage de chalands. Ce n’est pas systématique mais c’est à tout le moins prééminent. Et c’est une autre manifestation de l’effet de subventionnement : l’incitation à entrer sur le réseau est donc partiellement suscitée par l’accès à des fichiers piratés. Les opérateurs perçoivent des rémunérations de la part des abonnés qui souhaitent accéder à des fichiers qu’ils ne peuvent télécharger gratuitement qu’à la seule condition de payer un accès internet. Tout se passe donc comme si les opérateurs étaient subventionnés par les producteurs de film et de musique pour inciter les clients à souscrire un abonnement. L’ennui c’est que les producteurs ne sont rémunérés ni par les opérateurs ni par les clients.
L’acte de piratage est un tango qui se danse à trois et dans lequel le producteur est le seul à se faire marcher sur les pieds. Pour reprendre les mots d’un désormais célèbre défenseur de l’industrie du disque, tout se passe comme si toutes choses restant égales par ailleurs, les supermarchés mettaient à disposition des stocks de disques et DVD volés.
Un peu de responsabilité de la part des FAI, voilà ce qu'exige à mots à peine voilés l'IFPI. Tu parlais d’un organe de réglementation, il viendra certainement mais la difficulté vient ici (et c’est une vraie spécificité) d’une réglementation qui se heurte à des obstacles techniques ne garantissant pas une respect suffisant des libertés publiques et du droit à la vie privée (droit qui bénéficie d’une très forte protection en France). Ainsi que je l'ai déjà dit sur ce forum ou un autre, le système tatônne, toussote se met en place doucement et dans la douleur. Que fait l’IFPI sinon manifester très maladroitement (et probablement très dangereusement) auprès de l’UE, l’urgence de la situation ? Les FAI doivent ils sucer jusqu’à la mœlle un business au moyen de méthodes quasi unanimement délétères pour la création, sous prétexte que les pouvoirs publics n'ont pas encore trouvé les moyens d'empêcher efficacement le phénomène ?
Contrairement à ce que tu peux penser j’exige bien plus que la noblesse de leurs agissements puisqu’en tant que gros consommateur de musique, je demande un peu de responsabilité dans la manière de gérer leur business et d’éclaircissements dans leur positionnement. un éclaircissement qui va bien au delà d'un vague bandeau publicitaire ou d'une clause en bas de page…hein. Ce qui, tu en conviendras, en tant que client de ces même FAI et consommateur revendicatif, n’est finalement pas tant demandé.
Plus d’un internaute sur deux télécharge des fichiers illégalement.
Entièrement d'accord. Et ce pour la simple et bonne raison que l'industrie ne donne pas d'alternative concurrentielle (de qualité et de praticité). Les utilisateurs ont donc créé leur propre moyen d'utilisation, forcément il n'a pas été conçu pour être payant (en même temps qu'attendre de plus lorsque ce sont les clients qui définissent le prix).
Il faut juste se mettre en tête que ces utilisateurs qui optent pour un téléchargement illégal ne sont pas les même qui iraient voler un CD/DVD dans un magasin. Bien souvent ils font partie de ceux qui vont acheter un CD ou un DVD qui leur plaît, une fois qu'ils ont pu l'apprécier concrètement (ou qui le commandent en ligne
Mais considérer que tous ces utilisateurs, sans distinction, nuisent à l'industrie et doivent se voir retirer des libertés ou même qu'on diminue les capacités de leur connexion Internet n'est pas ce que j'appelle remettre la balle au centre.
Concernant "les incitations non explicites", moi je ne connais pas… Légalement les FAI n'ont rien à se reprocher et dans le business c'est tout ce qui compte. La morale et les fables de La Fontaine c'est bien joli, mais apparemment seulement lorsque cela arrange l'industrie. Par contre quand il s'agit de vendre de la "daube" qui ne mérite le titre d'œuvre qu'au point de vue légal, là il n'y a plus de morale.
Le problème c'est qu'exiger de "la responsabilité" de leur part, comme tu le souhaites, ce n'est possible que s'ils y gagnent quelque chose en contre partie… sinon ça revient à leur demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis afin que celle de l'industrie reçoive plus de sève. Tout ceci au détriment de la qualité apportée aux clients.
Pour l'image des supermarchés vendant des CD/DVD piratés j'ai cru comprendre que l'industrie avait déjà prévu cela en taxant les client sur les médias vierges (en Suisse c'est bientôt le cas également sur les disques durs). À croire que chaque disque gravé nuit à l'industrie (même le contenu dont ils ne disposent pas), en même temps une mesure de dédommagement global comme celle-ci me gêne moins. Mais de là à en arriver à des DRM, il n'y a qu'un pas, qui a été franchi ces deux dernières années et qui commence à être retiré vu l'insuccès qu'il remporte. À mon avis ils ont encore encouragé le piratage avec cela, à croire qu'ils jouent à ceux qui veulent faire exploser la situation pour avoir les statistiques les plus désastreuses afin de faire passer des projets de lois liberticides… mais bon la je frise la paranoïa
).
De plus, je répète, que les vouloir empêcher les FAI de mener leur business comme ils l'entendent cela s'appelle de l'interventionnisme… et personnellement je n'apprécie l'interventionnisme que lorsqu'il est utilisé dans l'intérêt du consommateur et pas dans l'intérêt d'une industrie (quelle qu'elle soit !). Là, favoriser une industrie qui ne cherche pas à changer pour s'adapter au marché c'est loin d'être dans l'intérêt des citoyens selon moi.
Entièrement d'accord. Et ce pour la simple et bonne raison que l'industrie ne donne pas d'alternative concurrentielle (de qualité et de praticité). Les utilisateurs ont donc créé leur propre moyen d'utilisation, forcément il n'a pas été conçu pour être payant (en même temps qu'attendre de plus lorsque ce sont les clients qui définissent le prix).
Il faut juste se mettre en tête que ces utilisateurs qui optent pour un téléchargement illégal ne sont pas les même qui iraient voler un CD/DVD dans un magasin.
Bien souvent ils font partie de ceux qui vont acheter un CD ou un DVD qui leur plaît, une fois qu'ils ont pu l'apprécier concrètement (ou qui le commandent en ligne
).
Comme ça sorti du chapeau. On pirate et ensuite systématiquement, si ça nous plaît on achète ou on télécharge. Cette attitude existe en effet et ce forum en est l'exemple, malheureusement, les chiffres te font mentir. Si c'était vrai on arriverait grosso modo à une situation d'équilibre.
C'est bien cela. Télécharger de la musique sur le net sans acheter de la musique ensuite ce n'est pas tout à fait voler ? Le business de la musique est partiellement dématérialisé mais on ne peut stricto sensu voler que des CDs en durs ? Le voilà le pot-aux-roses, effectivement les chances que nous tombions d'accord sont vraiment d eplus en plus ténues.
Comptons sur le fétichisme d'étagères pour sauver le disque et bonne bourre à tous.
Mais considérer que tous ces utilisateurs, sans distinction, nuisent à l'industrie et doivent se voir retirer des libertés ou même qu'on diminue les capacités de leur connexion Internet n'est pas ce que j'appelle remettre la balle au centre.
Les solutions pour découvrir de la musique existent, les web radios, myspace, dailymotion.Ton argument, "c'est juste pour la découverte" vacille très fortement. Pour ceux qui continuent à télécharger, la restriction de leur accès internet sans poursuites pénales me semble être un moindre mal. Le problème concerne les libertés des autres et la surveillance préalable de tous les internautes. Considérant les libertés, on a déjà evoqué le problème. La mise en danger des libertés publiques est une question fondamentale. En même temps crier que le net est un vaste espace de libertés où tout est permis est tout aussi absurde.
Concernant "les incitations non explicites", moi je ne connais pas… Légalement les FAI n'ont rien à se reprocher et dans le business c'est tout ce qui compte. La morale et les fables de La Fontaine c'est bien joli, mais apparemment seulement lorsque cela arrange l'industrie.
Tu as raison sur un point. Ce n'est que le consommateur qui clique sur sa souris et lui seul. Que les FAi aient mis en place les infrastructures pour le faire ne les rend pas légalement responsables, mais c'est visiblement en train de changer
Ils n'ont pas été condamné, ils n'ont rien à se reprocher. Pas vu, pas pris j'encule tout le monde. On a pas avancé d'un iota, je crois qu'on est dans une impasse.
Pour répondre à ton petit cours de géographie, je crois que l'IFPI est entrain de nous montrer à tous où la France se situe en Europe. Une attitude responsable de la part des FAI nous aurait peut-être empêcher d'en arriver là, mais "l'économie se régule" et le consommateur in fine en paie le prix. Le prix de sa liberté. Et puisque ce sera dans la loi, tu n'auras même plus de légitimité pour venir critiquer ce qui t'arrive. Les ayants droits auront le droit de venir scruter les comportements des internautes et puis "Dans le cul la balayette" en somme…
J'aurais souhaité que tu m'épargnes le couplet sur le capitalisme sauvage et mon hypothétique penchant pour la sensiblerie en affaires. Exiger un comportement responsable vis à vis des acteurs qui font la vie économique est une préoccupation d'actualité. Ce n'est visiblement pas la tienne.
Si je résume la situation : les pirates ne sont pas vraiment des voleurs et Les FAI n'ont rien à se reprocher légalement. Finalement tu ne serais pas de ceux qui pensent que l'indutrie du disque crie trop fort quand on l'enterre alors qu'elle respire encore un peu ?
Par contre quand il s'agit de vendre de la "daube" qui ne mérite le titre d'œuvre qu'au point de vue légal, là il n'y a plus de morale
Un peu caricatural. Les petits labels ne font pas leur fric sur de la daube, pourtant ils ne sont pas les derniers à souffrir du piratage. En outre, ce n'est pas un scoop, ce sont bien les succès de Britney Spears et de Tenue de Soirée qui permettent la découverte de groupes comme radiohead par les grands maisons de disque. Tu sais le fameux subventionnement au sein d'une industrie qui s'autorégulait avant qu'on ne la dévalise.
Le problème c'est qu'exiger de "la responsabilité" de leur part, comme tu le souhaites, ce n'est possible que s'ils y gagnent quelque chose en contre partie… sinon ça revient à leur demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis afin que celle de l'industrie reçoive plus de sève. Tout ceci au détriment de la qualité apportée aux clients.
Cf post précédent. Je crois qu'ils ont déjà gagné leur contrepartie. La présence de l'ensemble du catalogue musical de toutes les maisons de disque me paraît être un très bel argument commercial pour rabattre les chalands. Penses-tu que le développement d'internet en France aurait été le même sans le P2P ? Les FAI ont donc profité de l'essor des contenus non légaux, c'est un fait.
Pour l'image des supermarchés vendant des CD/DVD piratés j'ai cru comprendre que l'industrie avait déjà prévu cela en taxant les client sur les médias vierges (en Suisse c'est bientôt le cas également sur les disques durs).
Planté. La taxe sur la copie privée ne sert pas du tout à cela. Copier sur des dvds ou cds taxés du contenu téléchargé illégalement sur le net reste illégal. Elle ne sert qu'à combler le manque à gagner résultant de la copie d'un disque à ton profit que tes proches auraient préalablement acheté.
À cela, je répète, que les vouloir empêcher les FAI de mener leur business comme ils l'entendent cela s'appelle de l'interventionnisme… et personnellement je n'apprécie l'interventionnisme que lorsqu'il est utilisé dans l'intérêt du consommateur et pas dans l'intérêt d'une industrie (quelle qu'elle soit !). Là, favoriser une industrie qui ne cherche pas à changer pour s'adapter au marché c'est loin d'être dans l'intérêt des citoyens selon moi.
Je vois pourtant l'intérêt du consommateur dans la diversité culturelle plus d'ailleurs que dans celle de la garniture de son portefeuille.
Quels chiffres ? Les proportions ne sont pas mesurables (ou alors t'as une bonne boule de cristal). Les pertes de l'industrie lors de ces deux dernières années sont significatives, mais je représentent pas ces proportions comme je l'ai dis. Tout simplement parce que le téléchargement légal implique également une perte pour l'industrie, les clients pouvant choisir (sans vraiment avoir toutes les données toutes fois, mais j'y viens) ce qu'ils prennent dans un album, ils peuvent sélectionner (légalement ou non) avec d'acheter.
Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout ce que j'ai insinué c'est que un mode de consommation comme je l'ai décrit (évaluation libre et complète -> achat ciblé) c'est le meilleur moyen de rétribué les ayants-droit et de les aider à continuer leur parcours artistique. De plus quand je parlais de "daube" je ne parlais pas forcément des artistes que tu mentionnes, mais soit parlons d'eux… je sais très bien que c'est grâce à eux que l'industrie vit et fait vivre d'autres artistes moins "populaires" et c'est très bien. D'ailleurs ces stars c'est nous qui les créons en payant. Mon propos s'orientait vers de simili-artistes d'une semaine (je ne citerai pas de nom… mais c'est typiquement le genre d'artistes issus d'un buzz Internet ou d'un télé-crochet quelconque), qui eux n'ont, selon moi, pas du tout leur place dans cette industrie car pour moi ils ne créent rien (à part de l'argent pour l'industrie…évidemment). Tout ceci reste subjectif, vu qu'il s'agit de goût et que c'est une donnée toute relative, toutefois on peut juger de ce goût à travers les âges en constatant que certains artistes un succès de plus longue durée que d'autre (du moins sur le plan artistique).
Je ne te parle pas de découvrir la musique, mais de savoir ce que tu achètes avant de l'acheter. Dans un magasin, si ça te fait plaisir tu écoutes l'album en entier (en une ou plusieurs fois), sur le net on devrait l'acheter à l'aveugle ou à coup de 10 seconds de teasing, souvent choisies programmatiquement
Ils n'ont pas été condamné, ils n'ont rien à se reprocher. Pas vu, pas pris j'encule tout le monde. On a pas avancé d'un iota, je crois qu'on est dans une impasse.
Mouais… l'impasse c'est l'industrie qui s'y est dirigée toute seule… les FAI étaient juste devant le panneau "Voie sans issue"… dommage qu'avec tous leurs bénéfices pendant ces années où ils "perdaient" pas de l'argent (gardons toutes mesures, ils perdent pas de l'argent… ils en gagne moins… et évite moi les comparaisons avec un salaire, parce que nous parlons toujours de bénéfices et non de pertes) ils n'aient pas payé des analystes et n'aient pas contacté ces méchants, méchants FAI
J'ai du louper un passage… tu sais l'IFPI ne s'est absolument limitée à la France pour ces proposition de loi (par des groupes de réflexion, etc), ils mènent une action mondiale. Le clivage géographique c'est toi qui l'a introduit dans la discussion en me parlant de la commission Olivennes qui à part répéter ce que l'IFPI leur dictait, n'ont pas fait vraiment plus. Des lois impliquant les FAI et les responsabilisant vis à vis de l'utilisation que font leur client de leurs produits, c'est selon moi un frein économique… même si, selon les chiffres que tu avances, plus d'un utilisateur sur deux téléchargent illégalement du contenu, ils ne limitent certainement pas leur utilisation à cela… là c'est moi qui te trouve réducteur. Tu ne m'ôtera pas de l'idée, et je suis désolé si cela nous fait tomber en désaccord, qu'empêcher quelqu'un de vendre ce qu'il peut et veut, c'est totalement à l'encontre du système capitaliste parfait vers lequel la majorité d'entre-nous souhaite la tendre (du moins en occident). Sur ce principe je ne peux pas être en accord avec les initiatives de l'IFPI (pour ce que cela vaut).
Si je résume la situation : les pirates ne sont pas vraiment des voleurs et Les FAI n'ont rien à se reprocher légalement. Finalement tu ne serais pas de ceux qui pensent que l'indutrie du disque crie trop fort quand on l'enterre alors qu'elle respire encore un peu ?
Désolé de ne pas avoir changé d'avis entre 2007 et 2008… pour ce qui est de la "préoccupation d'actualité", c'est surtout celle de l'industrie… et je réitère, cela ne semble la concerner que depuis que cela à un impact… alors que de manière responsable on prévoit cela, ils ont donc une part de responsabilité dans la situation actuelle… mais c'est aux autre de payer apparemment. Et non concernant le piratage, je le répète je parlais d'un mode de consommation idéal selon moi, où les ayants-droit "méritant" peuvent prospérer (et cela inclut Britney, si elle a du succès). Pas d'un mode de consommation actuel. Si tu veux qualifier cela de poneyland, libre à toi, mais cela reste mon opinion. Et l'industrie crie assez fort selon moi, elle ferait mieux d'agir dans le bon sens : économique … pas dans le sens législatif de la chose, les lois les protègent déjà.
La responsabilité, les FAI l'ont, ils créent un réseau qui est prêt pour les technologies actuelles et celle à venir (je ne vais pas le énumérer à nouveau)… les utilisations abusives de leurs services ne peuvent leur être légalement reprochée. Si tu penses le contraire ou l'espère, c'est pas vraiment mon problème… moi la situation des FAI me convient… celle de l'industrie en revanche, il ne tient qu'à elle de se prendre en main. Et non les solutions ce n'est pas à moi de les créer.
Encore une chose, si on responsabilise les FAI à ce niveau, on va pouvoir aussi attaquer chaque FAI qui a participé directement ou indirectement à une tentative de piratage (hacking), somme-toute ils sont responsables, ils ont fournit une connexion internet à un hacker et potentiellement avec peu de connaissance n'importe quel utilisateur peut se transformer en hacker (question de volonté et de connaissances).
Sauf qu'ils ne l'ont pas utilisé comme argument de vente, malgré tout ce que tu peux dire au sujet d'hypothétiques "incitations"… ça m'ennuie de revenir au bases, mais nul n'est sensé ignorer la loi… l'utilisation d'oeuvres protégées par les droits d'auteurs sans l'accord du ou des ayants-droits n'est pas autorisée, etc… certes, le système est hypocrite et déresponsabilise le vendeur du "moyen" (du médium en l'occurrence), certes c'est pas joli-joli d'un point de vue moralisateur, mais c'est comme ça et au nom de la liberté du commerce, je souhaite ardemment que cela reste ainsi.
Je n'ai jamais dit que cela couvrait les téléchargements illégaux, mais je te l'accord ma formulation n'était pas précise à ce sujet. Toutefois dans mon esprit c'était clair.
Pas compris, il doit être trop tard ou tôt selon le point de vue.
P.S.: Malheureusement je doute qu'on tombe d'accord tôt ou tard sur toutes ces questions. Et la discussion ne semble pas avancer de mon côté comme du tiens… et sans cela je ne ressent pas le besoin de continuer à tourner autour du pot plus longtemps, donc ne t'étonne pas si je ne donne plus de nouvelles (je suis persuadé que ma prose à ce sujet ne te maquera pas trop
Nos opinions semblent si éloignés, il paraît difficile qu'on s'entende.
P.S.S. : Battu, il est plus long mon message
(bon je sais ça fait un peu concours de qui pisse le plus loin, mais je ne résiste pas au ridicule de la longueur de mon message…pardon au courageux qui s'y sont attardé)
Quels chiffres ? Les proportions ne sont pas mesurables (ou alors t'as une bonne boule de cristal). Les pertes de l'industrie lors de ces deux dernières années sont significatives, mais je représentent pas ces proportions comme je l'ai dis. Tout simplement parce que le téléchargement légal implique également une perte pour l'industrie, les clients pouvant choisir (sans vraiment avoir toutes les données toutes fois, mais j'y viens) ce qu'ils prennent dans un album, ils peuvent sélectionner (légalement ou non) avec d'acheter.
Effectivement ils peuvent sélectionner ce qu’ils veulent acheter, et non pas, petite précision, disposer de ce qu’ils ne veulent pas acheter. Je me permets de te rafraîchir la mémoire : 85% de fichiers téléchargés illégalement…Ton homo economicus si rationnel au sein « d’une économie qui s’autorégule » semble faire bien peu de cas des droits d’auteurs non ?
Mon propos s'orientait vers de simili-artistes d'une semaine (je ne citerai pas de nom… mais c'est typiquement le genre d'artistes issus d'un buzz Internet ou d'un télé-crochet quelconque), qui eux n'ont, selon moi, pas du tout leur place dans cette industrie car pour moi ils ne créent rien (à part de l'argent pour l'industrie…évidemment). Tout ceci reste subjectif, vu qu'il s'agit de goût et que c'est une donnée toute relative, toutefois on peut juger de ce goût à travers les âges en constatant que certains artistes un succès de plus longue durée que d'autre (du moins sur le plan artistique).
Il y aurait donc la bonne mauvaise musique qui permettrait de financer la bonne musique et la mauvaise mauvaise musique qui ne serait là que pour faire de l’argent et qui ne participerait pas au phénomène de subventionnement d’artistes plus talentueux ? Ce n’est plus de la casuistique, c’est la révolution !
Quant aux télécrochets, personnellement je suis prêt à endurer tous les Julien Doré du monde si cela permet la découverte d’une seule Amy Winehouse, (parce que j’ai toujours mon doigt tu sais le