Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l’IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d’accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d’utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d’identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
Un important déploiement de ressources sera nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre cette censure à grande échelle, mais cela ne semble guère préoccuper l’IFPI pour l’instant. La priorité étant sans doute de faire valider les textes avant même de réfléchir aux éventuelles possibilités d’applications.
Les maisons de disques ont donc trouvé pour seule réponse à la baisse des ventes de musique une féroce répression et la suppression quasi totale de la vie privée des internautes… Qu’en pensez-vous ?
Via Clubic













38 commentaires
C'est vrai c'est toujours mieux que de proposer aux consommateurs autre chose que des singles à 5?. Il pourrai faire un effort quand même, comme baisser les prix ou proposer du contenu exclusif. Ils se remettent jamais en question?
boycottons les maisons de disques.
Ils auraient pu aussi rayer "Liberté".
Puisqu'on vérifie les données telles que ce qu'on télécharge, pourquoi ne pas vérifier ce qu'on uploade, telles les données personnelles ?
Et puisqu'on bloque les protocoles P2P, qu'est-ce qui empechera de bloquer d'autres protocoles ?
Du style Microsoft qui déciderait de bloquer des protocoles concurrents à MSN (ne vous meprenez pas, c'est simplement le premier exemple de protocole qui m'est venu, pas de considération anti-microsoft là dedans).
C'est vrai c'est toujours mieux que de proposer aux consommateurs autre chose que des singles à 5?. Il pourrai faire un effort quand même, comme baisser les prix ou proposer du contenu exclusif. Ils se remettent jamais en question?
Ces gens partent du principe qu' ils ne sont pas fautifs. Ce sont eux qui font le marché, et nous qui consommons. Donc de leur point de vue, c' est le consommateur potentiel qui télécharge illégalement qui est tenu comme seul fautif et responsable. C' est aussi ce qu' on appelle des hypocrites…
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
C'est moi qui ne comprends plus rien au libéralisme économique ou est-ce qu'on se fout ouvertement du capitalisme ? Et ceux qui lancent cela prétendent gérer une "industrie" ? Au lieu d'innover ce business ils tentent de colmater la fuites tant bien que mal… si ce n'est pas un signe de déclin ça :S
Ca présage de la société de demain. D'un coté la menace terroriste d'un autre la menace du pirate. On est fiché, traqué, fouillé, surveillé… sur son ordinateur, dans sa vie quotidienne…
Apres on va nous dire que les industries ne sont pas au dessus des états et qu'elle ne décident pas de la politique a suivre.
Reste a Bruxelles a accepter. Je n'ai pas de doute la dessus si c'est pas aujourd'hui ca sera demain, c'est une question de temps.
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
L'analogie est censée rendre le problème plus facile à comprendre ?
Jusqu'à preuve du contraire, les vendeurs de voiture ne sont pas affectés par la commission Olivennes et je n'ai pas encore réussi à télécharger une arme. En outre, les disques sont en vente libre et ne nécessitent pas de permis. Par ailleurs, tout le monde sait ce qu'est un disque, nul besoin de parler de voiture ou d'armes. Enfin il me semble que, sur ce forum, il y a beaucoup plus de chances de tomber sur quelqu'un qui soit au fait des problèmes que connaît l'industrie du disque que des problèmes affectant n'importe quel autre sujet.
Ca fait 25 plombes qu'on le dit mais, il s'agit de demander aux FAI qui ont largement profité de l'absence de législation pour vendre des 20mégabits à tour de bras (pour réduire la "fracture numérique"), d'arrêter d'être hypocrites. Il ne s'agit de ne plus de faire de l'argent en suggérant le recours aux P2P (tout le monde se souvient de la pub AOL "download complete") à tous les joyeux consommateurs ignares qui ne savent pas que c'est illégal.
le probleme ghyz c'est les dérives que cela peut entrainer. Je n'ai rien a me reprocher mais j'ai pas envie d'etre flicé sur le net. De plus le piratage pour expliquer la chute des ventes de CD c'est réducteur et tout le monde le sait. Comme si le tout répressif allait relancer l'industrie du disque.
Faisons quelques petites analogies, selon cette logique, tous les vendeurs de voiture devront s'assurer que leur clients ne fassent pas d'excès de vitesse ? Tous les armuriers devront s'assurer que les armes qu'ils vendent ne sont pas utilisées pour commettre des crimes ? etc.
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Ca fait 25 plombes qu'on le dit mais, il s'agit de demander aux FAI qui ont largement profité de l'absence de législation pour vendre des 20mégabits à tour de bras (pour réduire la "fracture numérique"), d'arrêter d'être hypocrites. Il ne s'agit de ne plus de faire de l'argent en suggérant le recours aux P2P (tout le monde se souvient de la pub AOL "download complete") à tous les joyeux consommateurs ignares qui ne savent pas que c'est illégal.
Meme pas besoin de remonter à AOL, suffit de piocher dans les pubs actuelles : la pub de Neuf où on voit des petites pellicules et le mec faire de la air guitar pile au moment où on voit 20 Mo….
Il est clair que ce n'a pas été choisi au hasard.
le probleme ghyz c'est les dérives que cela peut entrainer. Je n'ai rien a me reprocher mais j'ai pas envie d'etre flicé sur le net. De plus le piratage pour expliquer la chute des ventes de CD c'est réducteur et tout le monde le sait. Comme si le tout répressif allait relancer l'industrie du disque.
Ca aussi, ça fait 20 plombes qu'on le dit
Mise en cause des libertés publiques, non respect du contradictoire, non respect de l'égalité des armes devant le juge patati et patata, on se répète à l'envi…Les problèmes juridiques sont nombreux et sont très graves (le remède est pour le coup sans doute bien pire que le mal), on en avait déjà parlé là…
Mon propos est de dire que puisque le problème s'énonce assez simplement, pas besoin de recourir à des analogies bidon qui diluent le problème jusqu'à noyer le poisson. En utilisant le recours à ces stratagèmes rhétoriques, on finit par parler de limitation de vitesse, de National rifle association et hop on a un point de Godwin encore plus vite qu'avec un troll à deux balles…
Revenons au 56 K eu aux taxes sur les velos, les pianos et le droit de repsirer de l'air aussi
Revenons au 56 K eu aux taxes sur les velos, les pianos et le droit de repsirer de l'air aussi
La consigne des bouteilles en verre : y' a qu' çà d' vrai!
dommage pour ceux qui utilisent le P2P pour autre chose que "voler" la musique
cette industrie du disque a deja crie aux loups à l'arrivée des stations FM et des enregistreurs de K7
elle a bien prosperé, beaucoup de parasites en ont bien profité
le capitalisme est etroitement lié a darwin : les faibles finissent generalement par disparaitre au profit d'une nouvelle forme de vie plus efficace
la fin des "majors" nous permettra certainement de "consommer" differement la musique
-peut etre que la fin de ce systeme de pompe à fric fera disparaitre de la Terre toutes ces merdes qui ne doivent leur existence qu'à du marketing
-et puis faisons confiance aux plus malins d'entre nous pour demarrer de nouveaux business qui prennent en compte la gratuité du download (plus de cafe concert?)
parceque si je suis sur d'une chose, c'est que l'interdiction est impossible, de nouvelles methodes de contournement apparaitront. la fin de l'industrie du disque est ineluctable.
bref, si probleme il y a, c'est certainement pas du cote de l'IFPI&autres qu'il faut regarder, mais du cote des artistes !!!
comment les faire vivre…???
Radiohead à déja peut etre montré la voie ou qlq chose qui si rapproche.
Ils vont faire pareil pour les films de boules?
Parceque bons, c'est personnel ça quand même!
C'est le but, maintenant en détourner le sens c'est toujours possible, tu en as fait la preuve.
Je passe sur le sarcasme sous-jacent de ta réponse et je te renvoie simplement à la définition du mot analogie. De plus, parler de la commission Olivennes n'est pas pertinent dans le cadre de la commission Européenne et l'action de l'IFPI, mais pour s'en apercevoir il faut certainement se rendre compte que l'Europe ne tourne pas autour de la France (le sarcasme fonctionne dans les deux sens, comme tu peux le constater).
La dangerosité des objets que j'évoquais sont une des raisons de demander un permis à ceux qui souhaitent les obtenir et/ou les utiliser. Mais en même temps tout ce à quoi ces permis servent c'est s'assurer que l'utilisateur est capable de faire usage de ces objets en toute sécurité (pour les autres et eux même). Mais cela ne les empêchent pas de les utiliser à mauvais escient !
).
Le fait que la musique soit en vente libre (heureusement) provient du fait qu'elle n'est pas vraiment dangereuse (à moins que tu montes vraiment le volume
Je n'en doute pas, je n'avais pas lu le paragraphe des règles indiquant que toute référence au monde réel était interdit
. Mon but était de rappeler que la vente d'objets physiques a de nombreux points communs avec la vente de musique virtuelle. Les principes économiques sont les mêmes et le marché n'a pas a être mis sous surveillance par des organismes privé et qui plus est ceux qui vivent de ce marché. Les autorités en conjonction avec les gouvernements sont là pour cela, pas les FAI.
Pour continuer dans les analogies, ne t'en déplaise, le fait de mettre à disposition une voiture de course homologuée est légal, l'utilisation qui en est faite par l'acheteur est ensuite réglementée… mais le principe de liberté économique permet de vendre cette voiture. En gros, empêcher le business ce n'est pas le rôle du gouvernement (sauf dans un cadre sécuritaire bien entendu), du moins pas d'après le modèle capitaliste (jusqu'à preuve du contraire c'est le modèle économique choisi en Europe). De plus qui es-tu pour savoir ce dont les gens on besoin ou ont envie ? Même s'ils n'utilisent pas pleinement leur abonnement, en quoi cela te concerne-t-il ? Peut-être que certains utilisent cette connexion en famille, ou pour de la VOD (Apple s'y met et ça ne tardera pas en Europe) ou autres applications qui demandent de telle vitesses ?
De plus le fait d'ignorer la loi n'est pas une défense valable pour les consommateurs dont tu parles, le fait de leur conseiller d'enfreindre la loi est punissable, tout comme le fait de suivre ces conseils.
Je déteste ces messages de 50 lignes, d'habitude je ne les lis même pas, donc j'évite généralement d'en rédiger, mais ce genre de réponse sans fondement et s'attaquant plus à la forme qu'au fond méritent une réponse complète. Après cela, j'arrêterai de nourrir le troll.
C'est le but, maintenant en détourner le sens c'est toujours possible, tu en as fait la preuve.
Analogie : Rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes préalablement soumises à comparaison
On est sur un forum spécialisé. Au risque de t'étonner, c'est loin d'être la première news sur le sujet.
On n’en est plus à essayer de comprendre vaguement le problème. Je ne sais pas s’il y a des professionnels sur le site mais en tout cas, et en toute humilité, il y a clairement certaines personnes qui ne sont plus néophytes en la matière. Les identités partielles tu peux t’en contenter, en ce qui me concerne je maintiens qu’en parlant par approximations ou par analogies, on noie le poisson. L’industrie du disque a une place à part dans l’industrie : on parle d’exception culturelle : elle s’intègre dans le modèle capitaliste mais elle est à ce point singulière qu'elle nécessite un traitement particulier. Quand tu vends des disques, tu ne vends pas des pièces d’acastillage ni plus que des voitures. Quand tu voles des chansons, tu ne voles pas des voitures et c'est tout le problème…
Je passe sur le sarcasme sous-jacent de ta réponse et je te renvoie simplement à la définition du mot analogie. De plus, parler de la commission Olivennes n'est pas pertinent dans le cadre de la commission Européenne et l'action de l'IFPI, mais pour s'en apercevoir il faut certainement se rendre compte que l'Europe ne tourne pas autour de la France (le sarcasme fonctionne dans les deux sens, comme tu peux le constater).
Merci pour le cours de géographie. Au passage, l'ifpi était partie au rapport Olivennes. Je doute que sa demande auprès des instances n'ait aucun rapport avec la solution préconisée par ce rapport, les idées qui y ont été suggérées et la solution étonnamment favorable qui y a été donnée. C'est juste l'alignement astral sans doute…
La dangerosité des objets que j'évoquais sont une des raisons de demander un permis à ceux qui souhaitent les obtenir et/ou les utiliser. Mais en même temps tout ce à quoi ces permis servent c'est s'assurer que l'utilisateur est capable de faire usage de ces objets en toute sécurité (pour les autres et eux même). Mais cela ne les empêchent pas de les utiliser à mauvais escient !
).
Le fait que la musique soit en vente libre (heureusement) provient du fait qu'elle n'est pas vraiment dangereuse (à moins que tu montes vraiment le volume
CQFD. Dès lors, pourquoi comparer armes, voitures et musique ?
Je n'en doute pas, je n'avais pas lu le paragraphe des règles indiquant que toute référence au monde réel était interdit
Tu dis ce que tu veux sur le monde réel. permets moi simplement d'exprimer mon désaccord, si tu le veux bien. J'estime que ce n'est pas pertinent, je le dis. Merci pour moi.
…ainsi que de nombreuses différences. Différences à mes yeux suffisantes pour y voir autre chose qu'une industrie comparable. Comparaison n'est pas raison. Pas ici, à mon sens en tout cas…
Les principes économiques sont les mêmes et le marché n'a pas a être mis sous surveillance par des organismes privé et qui plus est ceux qui vivent de ce marché. Les autorités en conjonction avec les gouvernements sont là pour cela, pas les FAI.
Ben voyons. Puisque tu aimes les analogies. Que penserais-tu de la culpabilité de quelqu'un qui glisserait une arme dans les mains de quelqu'un, en ajusterait les doigts sur la gâchette, susurerait à l'oreille," tu peux tirer" et prétendrait après le coup de feu, je n'y suis pour rien ?
Pour continuer dans les analogies, ne t'en déplaise, le fait de mettre à disposition une voiture de course homologuée est légal, l'utilisation qui en est faite par l'acheteur est ensuite réglementée… mais le principe de liberté économique permet de vendre cette voiture. En gros, empêcher le business ce n'est pas le rôle du gouvernement (sauf dans un cadre sécuritaire bien entendu), du moins pas d'après le modèle capitaliste (jusqu'à preuve du contraire c'est le modèle économique choisi en Europe). De plus qui es-tu pour savoir ce dont les gens on besoin ou ont envie ? Même s'ils n'utilisent pas pleinement leur abonnement, en quoi cela te concerne-t-il ? Peut-être que certains utilisent cette connexion en famille, ou pour de la VOD (Apple s'y met et ça ne tardera pas en Europe) ou autres applications qui demandent de telle vitesses ?
Ah oui bien sûr. Bienvenue à petit poneyland. Les gens ont envie de VOD. ca fait 5 ans que les FAI se font des golden roupettes en arguant de l'existence de la VOD ? Le business se met en place dans la douleur (voire 60millions de consommateurs de ce mois-ci) pourtant les offres 10 ou 20
mégas sont là depuis plus de deux ou trois ans, à la bonne heure ! Tu serais pas du genre à prendre des vessies pour des lanternes par hasard ?
Je n'avais pas compris que je devais m'adresser uniquement à l'élite de ce forum (ou même à ceux qui le suivent en permanence) pour que mon message soit pertinent, j'en prends note…
Continue à ne répondre qu'à certains passage, ça me facilite la tâche, je comprends tout de suite ce qui t'embêtes. Si tu ne veux absolument pas comprendre le fait qu'au nom du libéralisme économique on ne peut pas empêcher une entité économique de vendre, à moins que cette vente ait un impact sur le peuple (sécurité, etc.), c'est sans doute que ce même principe te dérange… si tu veux lancer à débat là dessus je doute que ce forum soit le bon. Le fait que cela ait un impact négatif sur l'industrie n'a aucun intérêt d'un point de vue économique et oldboyz l'a très bien résumé ainsi :
Quant à la pertinence de mes analogies, la définition que tu as trouvée est parfaite, par contre une analogie n'est jamais pas parfaite quant à elle, merci d'avoir appris ça à tout le monde
Loin de moi l'idée te dire ce que tu dois faire, mais quand quelque chose que tu lis te sembles tellement évident, ignore simplement ce passage. Parler au nom d'une communauté, et dire me comment je dois m'y adresser est le privilège des modérateurs. Cela évitera des digressions inutiles comme celle-là, parce qu'en définitive cela n'a rien apporté au débat.
Au sujet de la commission Olivennes, je n'ai pas dit que les idées étaient différentes, je parle simplement de pertinence dans le contexte ! Dans le cadre de la commission européenne, la commission Olivennes n'a aucun pouvoir, même pas celui de consultation (vu que tu le dis toi-même les idées de la commission Olivennes sont celle de l'IFPI à la base), donc ta remarque n'est pas pertinente par rapport à ce billet.
Concernant la VOD, apparemment tu sembles oublier que dans un marché économique, et surtout sur Internet, personne n'arrive avec des solutions toutes faites. La VOD ne peut prendre un essor qu'avec une infrastructure de distribution rapide. Les FAI sont responsables de cette infrastructure (pas de ce qui y est fait), le fait que cela se fasse "dans la douleur" dépend d'eux. Certains pays le font plus progressivement, la France a choisi la voie rapide pour développer son réseau, à elle d'en assumer les conséquences, les piétons (victimes de la "fracture numérique) s'y font écraser plus facilement (je sais que tu aimes les analogies).
Cette infrastructure est présente dès maintenant, les services (VOD et d'autres) y seront mis en place. Cela ne peut pas se faire dans l'autre sens vu l'échelle à laquelle les acteurs de ce marché travaillent (nationale et internationale).
Mais je ne me voile pas la face, beaucoup d'utilisateurs téléchargent illégalement et profitent bien de cette aubaine qu'apporte cette infrastructure rapide… mais freiner un marché pour le "bien" d'une industrie c'est loin du modèle économique qui est suivi en occident.
Darwin…anti-libéral…quand on parle de digressions
On va simplifier les propos :
1°) le téléchargement sauvage est illégal
2°) Les FAI font des pubs dans lesquelles ils suggèrent de manière "subtile" et non directe aux clients de recourir au téléchargement (download complete de AOL, air guitar de neuf)
3°) Le comportement est prohibé et pourtant l'attitude des FAI est équivoque
4°) Je dis : arrêtons l'hypocrisie, faisons en sorte que les FAI agissent de manière responsable et éthique et cessent de s'abriter derrière une irresponsabilité de principe.
Donc, je reprends, en ce qui concerne la crise du disque ?
nota1 : Attention le domaine de la question est circonscrit : on parle du disque, pas de la voiture qui va à 250 km/h ni plus que du port d'armes de Charlton Heston. Tout le monde sait ce qu'est un disque, pas la peine de venir avec des schémas généraux de vente alors que chaque industrie a sa spécificité (et celle du disque encore plus voir exception culturelle) et son propre business model.
On reprend du début ?
Comment ça ? Le fait de vouloir imposer un contrôle par l'un des acteurs économique de la chaîne, en l'occurrence les FAI (qui ont de facto un intérêt financier), ce n'est pas remettre en question le système économique en place ? On ne peut pas réglementer la vente à ce point lorsqu'il n'y a pas de problème pour les consommateurs. Les problèmes en question (chute des ventes, etc.) sont ceux de l'industrie, à eux de s'adapter aux consommateurs, pas l'inverse. Le client est roi, lorsque c'est un "voleur" en revanche (je mets ce mot entre guillemet, ce n'est pas un vol mais une infraction aux loi sur les droits d'auteurs…contrairement à ce qu'on lis lorsqu'on a le bonheur de se faire traiter de voleur lorsqu'on regarde un DVD qu'on a dûment acheté), il doit être sanctionné proportionnellement, là dessus je suis tout à fait d'accord avec toi apparemment.
Quant à l'hypocrisie des FAI, je n'ai rien à redire. Tout d'abord parce que ce n'est pas que l'offre qui fait le marché, mais la demande également. Une étude de la demande à mené les FAI à proposer de telles vitesses, dans un système capitaliste, leur rôle n'est pas de réguler un marché ou l'utilisation qui est faite de leur services, leur rôle est de vendre un produit qui satisfasse leurs clients et qui leur fassent faire une marge de laquelle ils extrairont un bénéfice. Ensuite leur attitude équivoque au sujet des téléchargements illégaux est juste "border line", si légalement il y avait matière à poursuite, gageons que les procès MPAA/RIAA vs. ISP aurait déjà fleuri aux États-Unis… pour ma part je n'en ai jamais entendu parler, et toi ?
Mais tu peux toujours essayer d'attaquer un FAI en France pour incitation à l'infraction et éventuellement de demander des dommages pour pression psychologique
Maintenant à part "l'exception culturelle" (dont l'industrie, et le terme est bien le bon, prétend se préoccuper) parle-moi des spécificités du marché, tu sembles plus au courant que moi. À mon niveau, ça reste de la vente pure et simple.
Il ne me semble pas m'être tant éloigné du sujet que cela pour ma part, hormis justifier l'utilisation de ces analogies (alors que tout le monde sait qu'une analogie est ce qu'elle est, et qu'elle compare forcément des éléments différent) et à priori sans ton intervention je n'aurais pas eu à le faire. J'admets tout à fait que ces comparaisons ne te sembles pas pertinentes, pour moi elles le sont, sur le plan des principes économiques qui régissent la vente. Quand ces principes sont respecter on peut s'inquiéter des détails relatifs aux spécificités du marché… avant on ne peut pas parler d'un marché compétitif.
Comment ça ? Le fait de vouloir imposer un contrôle par l'un des acteurs économique de la chaîne, en l'occurrence les FAI (qui ont de facto un intérêt financier), ce n'est pas remettre en question le système économique en place ? On ne peut pas réglementer la vente à ce point lorsqu'il n'y a pas de problème pour les consommateurs. Les problèmes en question (chute des ventes, etc.) sont ceux de l'industrie, à eux de s'adapter aux consommateurs, pas l'inverse. Le client est roi, lorsque c'est un "voleur" en revanche (je mets ce mot entre guillemet, ce n'est pas un vol mais une infraction aux loi sur les droits d'auteurs…contrairement à ce qu'on lis lorsqu'on a le bonheur de se faire traiter de voleur lorsqu'on regarde un DVD qu'on a dûment acheté), il doit être sanctionné proportionnellement, là dessus je suis tout à fait d'accord avec toi apparemment.
Quant à l'hypocrisie des FAI, je n'ai rien à redire. Tout d'abord parce que ce n'est pas que l'offre qui fait le marché, mais la demande également. Une étude de la demande à mené les FAI à proposer de telles vitesses, dans un système capitaliste, leur rôle n'est pas de réguler un marché ou l'utilisation qui est faite de leur services, leur rôle est de vendre un produit qui satisfasse leurs clients et qui leur fassent faire une marge de laquelle ils extrairont un bénéfice.
Les FAI se font de l'argent sur le dos d'une autre industrie et font la sourde oreille. Le contenu auquel il donne accès est en partie illégal mais ils n'ont rien fait jusqu'à présent pour y apporter une solution. Pourquoi crois-tu qu'ils ont gentiment fait courbette devant la commission Olivennes ? Plus d'1 internaute sur 2 télécharge illégalement des fichiers et 85% des fichiers téléchargés le sont illégalement. Que comptes-tu faire? On attend que ça se passe on s'abrite derrière des principes tout droit sortis d'une bibliothèque rose pour étudiants en école de commerce ? Ou bien, on admet que ceux qui fournissent un contenu peuvent également en réglementer le contenu, si l'utilisation qui est faite de l'accès qu'ils permettent est en partie illégale ?
Ensuite leur attitude équivoque au sujet des téléchargements illégaux est juste "border line", si légalement il y avait matière à poursuite, gageons que les procès MPAA/RIAA vs. ISP aurait déjà fleuri aux États-Unis… pour ma part je n'en ai jamais entendu parler, et toi ?
Mais tu peux toujours essayer d'attaquer un FAI en France pour incitation à l'infraction et éventuellement de demander des dommages pour pression psychologique
Super. Attitude hyper positive. Abritons nous derrière une loi d'airain. Pas vu, pas pris, j'encule tout le monde. Encore une fois pourquoi crois-tu que les FAI ont courbé l'échine ? Leur attitude de soumission ne t'a pas étonné vis à vis du rapport Olivennes. Pour le coup on peut s'étonner qu'ils ne soient pas plus combatifs, non ? Qu'avaient-ils à craindre selon toi ?
Maintenant à part "l'exception culturelle" (dont l'industrie, et le terme est bien le bon, prétend se préoccuper) parle-moi des spécificités du marché, tu sembles plus au courant que moi. À mon niveau, ça reste de la vente pure et simple.
Oui c'est bien de la vente. Quand tu vends une voiture, tu ne vends pas des disques. Tu vends de la culture, on parle d'exception culturelle. Subventionnement, incitations des pouvoirs publics, sacrifice culturel sur l'autel de la technologie le cas échéant, tout ça tu vois quoi…On peut gager que si les Renault ou PSA avaient été aussi menacés que le sont les petits labels aujourd'hui, des mesures radicales seraient intervenues plus tôt…
Il ne me semble pas m'être tant éloigné du sujet que cela pour ma part, hormis justifier l'utilisation de ces analogies (alors que tout le monde sait qu'une analogie est ce qu'elle est, et qu'elle compare forcément des éléments différent) et à priori sans ton intervention je n'aurais pas eu à le faire.
Tu admets que la problématique est différente, dès lors pourquoi utiliser une analogie qui ne fait que brouiller les pistes ? Quel objet est-il plus accessible qu'un disque ? Pourquoi une arme et une voiture seraient-elles plus accessibles qu'un disque? Et sur ce forum et après une bonne vingtaine de threads sur le sujet ? Je ne cherche qu'à discuter sereienement d'un problème sans que pour une fois quelqu'un vienne avec ses gros sabots dire qu'un vendeur d'arme n'a pas à se préoccuper de l'usage qui va être fait du bien vendu. Personnellement, je considère que ça obscurcit considérablement le débat tout en éludant la spécificité à laquelle on souhaite arriver sur un forum spécialisé.
J'admets tout à fait que ces comparaisons ne te sembles pas pertinentes, pour moi elles le sont, sur le plan des principes économiques qui régissent la vente. Quand ces principes sont respecter on peut s'inquiéter des détails relatifs aux spécificités du marché… avant on ne peut pas parler d'un marché compétitif.
Alors là…euh mystère. C'est un peu elliptique ton affaire si je peux me permettre, parce que j'ai franchement pas compris le rapport.
Je ne compte rien faire (que c'est pratique
Je ne m'abrite pas derrière une loi d'airain, je constate qu'elle est en vigueur dans le business et ce n'est pas à l'État (que se soit de son propre chef ou par l'intermédiaire des lobbies) de s'immiscer dans ce commerce. Il y a un principe de non-intervention des États à respecter, je ne parle pas au niveau de la création (les subventions sont nécessaires et bienvenues), mais au niveau de la commercialisation.
Mon entrée en matière était mon premier message sur ces forums comme tu l'a peut-être noté, mais je ne cherche pas d'excuse. Mes analogies (et je les maintiens) sont, je le répète, ce qu'elles sont ! Elles comparent des éléments forcément différents et la comparaison se base sur les principes de la vente, maintenant je m'aperçois que pour un habitué du sujet cela peut paraître réducteur et peu concis. Étaient-elles nécessaires, sur ce forum en particulier ? Après réflexion non, mais je n'ai pas d'expérience sur les forums de GMP3, ni d'expérience des intervenants… maintenant ça m'en fait une.
Si les principes basiques de la vente (en l'occurrence non intervention du gouvernement dans la chaîne de vente) ne sont pas respectés on ne peut pas dire que le marché est compétitif, ou même libre. Avant de se préoccuper des spécificités du marché (exception culturelle, subventions, etc.), il faut s'assurer que tous les acteurs partent sur un pied d'égalité, forcer les FAI à jouer les arbitres les posent dans une position dominante par rapport à l'industrie et aux consommateurs. Les décisions du FAI peuvent aller à l'encontre de l'un ou l'autre sans qu'il n'y ait moyen de changer cela.
Actuellement, contrairement à ce que tu sembles penser, chacun des acteurs est libre, les consommateurs sont libres de choisir leur manière de consommer (légalement ou non… comme tu as la possibilité de payer ou non dans les magasins, ensuite tu en subis les conséquences et l'appareil légal est assez développé pour appliquer ce principe au monde virtuel), les industries sont libres de distribuer leurs contenus plus efficacement et de poursuivre les contrevenants (mais selon eux ça leur coûte trop cher), les FAI peuvent proposer les vitesses qu'ils veulent aux tarifs qu'ils veulent et peuvent ainsi adapter leurs offres à la demande en fonction des services disponibles (ou avenir… là ils jouent déjà des billes supplémentaires, car ils tirent des hypothèses sur l'évolution de leur marché). Enlève cette liberté à l'un des acteurs, tu enlèves la leur aux autres.
Faire des exceptions légales pour une industrie ou une autre, je suis totalement contre… maintenant si tu peux que c'est de l'idéalisme économique, c'est ton droit… moi je pense qu'un marché sans intervention étatique c'est un marché sain vis à vis du modèle capitaliste, si on ne peut pas s'entendre sur ce point, on ne s'entendra pas sur le reste.
Merci pour le petit cours d’économie malheureusement je connais mes classiques, école de Lausanne, Bastiat, Pareto et tout le toutim. Suffisamment en tout cas, pour te rappeler que le modèle de la concurrence pure et parfaite de Walras (tu parlais d'acteurs sur un pied d'égalité et d'organe de contrôles) n’est pas un postulat de départ mais un but vers lequel il faut tendre (selon lui), et que dans toute l’histoire du capitalisme, les cinq conditions n’ont probablement jamais été réunies, ou qu’elles ne l’ont été que très temporairement et très localement. Il y a donc des causes de dysfonctionnement. Quelles sont-elles ? Deux petites questions en guise de pistes :
a/ Dans un contexte où 85% des fichiers téléchargés le sont illégalement, que préconise la théorie Walrasienne, lorsque les biens ne circulent pas librement (il en est bien question, la loi encore respectée par un certain nombre constitue bien un frein à la circulation des biens) ?
b/ Deuxièmement, que prévoientt Léon et autres acolytes lorsque les facteurs de production ne sont pas rémunérés, ce qui est bien le cas de l’industrie du disque, qui engage un certain nombre de charges (pour parler en terme comptable) qui n’ont pour vis-à-vis aucun produit ? Il n’y a à proprement parler sur la toile, lorsqu’un fichier est téléchargé et non payé, plus de marché. En tout cas, il ets à mon sens ailleurs (mais où donc ? j'ai ma petite idée)
Il me semble que tu connais très bien tes cours, mais le problème est que le modèle reste ici à inventer et que la solution n’est certainement pas dans les livres.
La spécificité est telle, et à ce point inédite que les modèles économiques sont mis à mal. Certains (Maris, Latrive) ont essayé de transposer la problématique de la gratuité de l’industrie du disque au travers de celle du logiciel libre et des brevets des laboratoires pharmaceutiques. Ils s’y sont (selon moi) cassés les dents parce que, si les schémas restent ceux de la vente, des problématiques spécifiques comme celle de l’accès au savoir et de santé publique s’entremêlent avec des questions d’éthique jusqu’à former un foutraque sac de nœuds ne pouvant être démêlé qu’en ne traitant chaque problème à l’orée de sa particularité.
Je l’ai dit et je le répète, l’industrie du disque est singulière. C’est de la vente, certes mas pas seulement de la vente, c’est aussi de la culture et c’est bien pour cela que certains refusent de payer autant pour la musique qu’ils écoutent allant jusqu’à décréter que le prix doit être nul. Sa deuxième particularité (pour répondre à l’une de tes questions antérieures) est d’être une industrie de prototypes. Il n’y pas d’études marketing pour anticiper ce qui va fonctionner et comment ça va fonctionner. Pas question de produire une arme dont les caractéristiques sont demandées par tel corps armé pour tel type de combat par exemple. Tu te doutes bien qu'en terme de production, les problématiques sont bien différentes.
Nota : une petite précision sur Walras qui invalide selon moi le seul recours à sa théorie dans ce cas particulier : Il était également un farouche défenseur du droit de propriété. Il était, pour lui, contraire à l’intérêt général que des travailleurs intellectuels puissent ne pas être incités à produire. A quoi sert un marché de masses sans offres ? (ce à quoi, l’on arrivera tant que le principe de gratuité sera prévalent) ?
Je m’excuse pour le gros paquet indigeste, mais c’est délicat d’exprimer son point de vue sur ce problème en utilisant des aphorismes.
Nota : la suite demain sur les FAI.
Hop, et maintenant le filet de veau aux girolles, presto. Bonnes fêtes
Je ne suis pas économiste, mais à priori le problème de l'industrie n'est pas du tout le problème des FAI… donc ces deux questions, premièrement, je suis honnête, je ne saurais y répondre sans émettre des hypothèses et deuxièmement je ne vois pas le but d'y répondre en référence au sujet de notre discussion (le billet en question). Car forcer un vendeur à changer sa manière de vendre (sans pour autant se préoccuper des pertes que cela engendre pour lui), pour qu'un autre vendeur puisse faire plus de profit, ce n'est pas vraiment ce que j'appelle de une économie libérale. Que ce soit un principe vers lequel on doit tendre (et non un pré-requis je te l'accorde), ne signifie pas qu'on doit s'asseoir dessus quand ça nous (l'industrie en l'occurrence) arrange.
Que tu trouves hypocrite le fait que les FAI proposent des "connexions rapides et pas chères" à leur client c'est noble, mais ça ne va pas plus loin. Ces sentiments en affaire n'entrent pas en ligne de compte et personnellement je n'ai jamais entendu les FAI clamer au et fort qu'il faille télécharger du contenu illégalement. Au risque de me répéter, les lois sur les droits d'auteur et droits voisins existe, c'est à l'industrie d'en faire usage s'ils jugent nécessaire de le faire. S'ils ne sont pas capable de s'adapter au marché, il mourront (d'où le parallèle avec Darwin, "survival of the fittest"). Dans bien d'autres marchés il existe des détournement de l'utilisation légale, et cela ne vient à l'idée à personne de priver ou de limiter l'accès aux objets vendus. Mais même dans le domaine de la musique, pardon d'en revenir à une métaphore de ce que prépare l'IFPI, si je bride ta voiture et tous les moyens de transport que tu utilises pour aller acheter des CD-R (ou DVD-R, etc.) parce qu'éventuellement tu pourrais les utiliser pour enfreindre la loi, est-ce que tu trouverais ça normal ?
Au sujet de l'exception culturelle, je comprends ce que tu veux dire et certes la production n'est pas la même. Le marché suit des tendances prévisibles à très court terme. Mais, dès que l'œuvre a été crée, la commercialisation c'est de la vente et sur ce point nous sommes d'accord. La création n'est possible que si la commercialisation fonctionne (en sus des subventions, mécènes, etc.), mais en même temps ceci n'intéresse pas du tout le consommateur, qui lui souhaite juste voir de la qualité (notion toute relative en fonction des goûts
) arriver à lui… c'est au processus de commercialisation (tiens, tiens… c'est l'industrie qui s'occupe de ça ?) de s'adapter, pas au client.
Bonne année à tous
si je bride ta voiture et tous les moyens de transport que tu utilises pour aller acheter des CD-R (ou DVD-R, etc.) parce qu'éventuellement tu pourrais les utiliser pour enfreindre la loi, est-ce que tu trouverais ça normal ?
Le problème c’est que tu n’achètes pas une voiture pour aller uniquement acheter des cd-roms piratés. Ce n’est pas la raison principale et ce n’est probablement même pas une raison secondaire pour un acheteur de voitures. Tu disposes d’une voiture donc tu en profites notamment pour faire cela, c’est bien différent de la situation sur internet. La consommation gratuite de musique est au premier rang des préférences manifestées par les internautes et les FAI le savent.
Plus d’un internaute sur deux télécharge des fichiers illégalement.
Partant, plus de la moitié du parc d’abonnés fournit de l’argent aux FAI afin d’avoir accès à ces contenus illégaux (ce n’est probablement pas la seule raison, mais encore une fois elle est sans doute déterminante dans bien des cas). Donner un accès à des sites de P2P est devenu un argument commercial, qui n’est pas explicite certes, mais qui rentre dans le champ contractuel. Les FAI ne l'ignorent pas, ils ne peuvent le crier haut et fort, ils n’en ont pas le droit, mais je ne suis pas le seul à penser que leurs diverses publicités ont incité de manière équivoque et non explicite à l’acte de téléchargement.
S’abriter derrière une position de principe, du type "ils n’ont pas pris un mégaphone pour le crier place du Tertre" est assez peu constructive, et je ne te ferais pas l’affront de penser que tu n’es pas capable de lire entre les lignes ce qu’il n’est pas possible de lire en toute lettre, pour autant que tu le veuilles toutefois.
Chemin faisant donc, le téléchargement de fichiers piratés est devenu un produit d’appel, une promotion de tête de gondole pour faire du rabattage de chalands. Ce n’est pas systématique mais c’est à tout le moins prééminent. Et c’est une autre manifestation de l’effet de subventionnement : l’incitation à entrer sur le réseau est donc partiellement suscitée par l’accès à des fichiers piratés. Les opérateurs perçoivent des rémunérations de la part des abonnés qui souhaitent accéder à des fichiers qu’ils ne peuvent télécharger gratuitement qu’à la seule condition de payer un accès internet. Tout se passe donc comme si les opérateurs étaient subventionnés par les producteurs de film et de musique pour inciter les clients à souscrire un abonnement. L’ennui c’est que les producteurs ne sont rémunérés ni par les opérateurs ni par les clients.
L’acte de piratage est un tango qui se danse à trois et dans lequel le producteur est le seul à se faire marcher sur les pieds. Pour reprendre les mots d’un désormais célèbre défenseur de l’industrie du disque, tout se passe comme si toutes choses restant égales par ailleurs, les supermarchés mettaient à disposition des stocks de disques et DVD volés.
Un peu de responsabilité de la part des FAI, voilà ce qu'exige à mots à peine voilés l'IFPI. Tu parlais d’un organe de réglementation, il viendra certainement mais la difficulté vient ici (et c’est une vraie spécificité) d’une réglementation qui se heurte à des obstacles techniques ne garantissant pas une respect suffisant des libertés publiques et du droit à la vie privée (droit qui bénéficie d’une très forte protection en France). Ainsi que je l'ai déjà dit sur ce forum ou un autre, le système tatônne, toussote se met en place doucement et dans la douleur. Que fait l’IFPI sinon manifester très maladroitement (et probablement très dangereusement) auprès de l’UE, l’urgence de la situation ? Les FAI doivent ils sucer jusqu’à la mœlle un business au moyen de méthodes quasi unanimement délétères pour la création, sous prétexte que les pouvoirs publics n'ont pas encore trouvé les moyens d'empêcher efficacement le phénomène ?
Contrairement à ce que tu peux penser j’exige bien plus que la noblesse de leurs agissements puisqu’en tant que gros consommateur de musique, je demande un peu de responsabilité dans la manière de gérer leur business et d’éclaircissements dans leur positionnement. un éclaircissement qui va bien au delà d'un vague bandeau publicitaire ou d'une clause en bas de page…hein. Ce qui, tu en conviendras, en tant que client de ces même FAI et consommateur revendicatif, n’est finalement pas tant demandé.
Plus d’un internaute sur deux télécharge des fichiers illégalement.
Entièrement d'accord. Et ce pour la simple et bonne raison que l'industrie ne donne pas d'alternative concurrentielle (de qualité et de praticité). Les utilisateurs ont donc créé leur propre moyen d'utilisation, forcément il n'a pas été conçu pour être payant (en même temps qu'attendre de plus lorsque ce sont les clients qui définissent le prix).
Il faut juste se mettre en tête que ces utilisateurs qui optent pour un téléchargement illégal ne sont pas les même qui iraient voler un CD/DVD dans un magasin. Bien souvent ils font partie de ceux qui vont acheter un CD ou un DVD qui leur plaît, une fois qu'ils ont pu l'apprécier concrètement (ou qui le commandent en ligne
Mais considérer que tous ces utilisateurs, sans distinction, nuisent à l'industrie et doivent se voir retirer des libertés ou même qu'on diminue les capacités de leur connexion Internet n'est pas ce que j'appelle remettre la balle au centre.
Concernant "les incitations non explicites", moi je ne connais pas… Légalement les FAI n'ont rien à se reprocher et dans le business c'est tout ce qui compte. La morale et les fables de La Fontaine c'est bien joli, mais apparemment seulement lorsque cela arrange l'industrie. Par contre quand il s'agit de vendre de la "daube" qui ne mérite le titre d'œuvre qu'au point de vue légal, là il n'y a plus de morale.
Le problème c'est qu'exiger de "la responsabilité" de leur part, comme tu le souhaites, ce n'est possible que s'ils y gagnent quelque chose en contre partie… sinon ça revient à leur demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis afin que celle de l'industrie reçoive plus de sève. Tout ceci au détriment de la qualité apportée aux clients.
Pour l'image des supermarchés vendant des CD/DVD piratés j'ai cru comprendre que l'industrie avait déjà prévu cela en taxant les client sur les médias vierges (en Suisse c'est bientôt le cas également sur les disques durs). À croire que chaque disque gravé nuit à l'industrie (même le contenu dont ils ne disposent pas), en même temps une mesure de dédommagement global comme celle-ci me gêne moins. Mais de là à en arriver à des DRM, il n'y a qu'un pas, qui a été franchi ces deux dernières années et qui commence à être retiré vu l'insuccès qu'il remporte. À mon avis ils ont encore encouragé le piratage avec cela, à croire qu'ils jouent à ceux qui veulent faire exploser la situation pour avoir les statistiques les plus désastreuses afin de faire passer des projets de lois liberticides… mais bon la je frise la paranoïa
).
De plus, je répète, que les vouloir empêcher les FAI de mener leur business comme ils l'entendent cela s'appelle de l'interventionnisme… et personnellement je n'apprécie l'interventionnisme que lorsqu'il est utilisé dans l'intérêt du consommateur et pas dans l'intérêt d'une industrie (quelle qu'elle soit !). Là, favoriser une industrie qui ne cherche pas à changer pour s'adapter au marché c'est loin d'être dans l'intérêt des citoyens selon moi.
Entièrement d'accord. Et ce pour la simple et bonne raison que l'industrie ne donne pas d'alternative concurrentielle (de qualité et de praticité). Les utilisateurs ont donc créé leur propre moyen d'utilisation, forcément il n'a pas été conçu pour être payant (en même temps qu'attendre de plus lorsque ce sont les clients qui définissent le prix).
Il faut juste se mettre en tête que ces utilisateurs qui optent pour un téléchargement illégal ne sont pas les même qui iraient voler un CD/DVD dans un magasin.
Bien souvent ils font partie de ceux qui vont acheter un CD ou un DVD qui leur plaît, une fois qu'ils ont pu l'apprécier concrètement (ou qui le commandent en ligne
).
Comme ça sorti du chapeau. On pirate et ensuite systématiquement, si ça nous plaît on achète ou on télécharge. Cette attitude existe en effet et ce forum en est l'exemple, malheureusement, les chiffres te font mentir. Si c'était vrai on arriverait grosso modo à une situation d'équilibre.
C'est bien cela. Télécharger de la musique sur le net sans acheter de la musique ensuite ce n'est pas tout à fait voler ? Le business de la musique est partiellement dématérialisé mais on ne peut stricto sensu voler que des CDs en durs ? Le voilà le pot-aux-roses, effectivement les chances que nous tombions d'accord sont vraiment d eplus en plus ténues.
Comptons sur le fétichisme d'étagères pour sauver le disque et bonne bourre à tous.
Mais considérer que tous ces utilisateurs, sans distinction, nuisent à l'industrie et doivent se voir retirer des libertés ou même qu'on diminue les capacités de leur connexion Internet n'est pas ce que j'appelle remettre la balle au centre.
Les solutions pour découvrir de la musique existent, les web radios, myspace, dailymotion.Ton argument, "c'est juste pour la découverte" vacille très fortement. Pour ceux qui continuent à télécharger, la restriction de leur accès internet sans poursuites pénales me semble être un moindre mal. Le problème concerne les libertés des autres et la surveillance préalable de tous les internautes. Considérant les libertés, on a déjà evoqué le problème. La mise en danger des libertés publiques est une question fondamentale. En même temps crier que le net est un vaste espace de libertés où tout est permis est tout aussi absurde.
Concernant "les incitations non explicites", moi je ne connais pas… Légalement les FAI n'ont rien à se reprocher et dans le business c'est tout ce qui compte. La morale et les fables de La Fontaine c'est bien joli, mais apparemment seulement lorsque cela arrange l'industrie.
Tu as raison sur un point. Ce n'est que le consommateur qui clique sur sa souris et lui seul. Que les FAi aient mis en place les infrastructures pour le faire ne les rend pas légalement responsables, mais c'est visiblement en train de changer
Ils n'ont pas été condamné, ils n'ont rien à se reprocher. Pas vu, pas pris j'encule tout le monde. On a pas avancé d'un iota, je crois qu'on est dans une impasse.
Pour répondre à ton petit cours de géographie, je crois que l'IFPI est entrain de nous montrer à tous où la France se situe en Europe. Une attitude responsable de la part des FAI nous aurait peut-être empêcher d'en arriver là, mais "l'économie se régule" et le consommateur in fine en paie le prix. Le prix de sa liberté. Et puisque ce sera dans la loi, tu n'auras même plus de légitimité pour venir critiquer ce qui t'arrive. Les ayants droits auront le droit de venir scruter les comportements des internautes et puis "Dans le cul la balayette" en somme…
J'aurais souhaité que tu m'épargnes le couplet sur le capitalisme sauvage et mon hypothétique penchant pour la sensiblerie en affaires. Exiger un comportement responsable vis à vis des acteurs qui font la vie économique est une préoccupation d'actualité. Ce n'est visiblement pas la tienne.
Si je résume la situation : les pirates ne sont pas vraiment des voleurs et Les FAI n'ont rien à se reprocher légalement. Finalement tu ne serais pas de ceux qui pensent que l'indutrie du disque crie trop fort quand on l'enterre alors qu'elle respire encore un peu ?
Par contre quand il s'agit de vendre de la "daube" qui ne mérite le titre d'œuvre qu'au point de vue légal, là il n'y a plus de morale
Un peu caricatural. Les petits labels ne font pas leur fric sur de la daube, pourtant ils ne sont pas les derniers à souffrir du piratage. En outre, ce n'est pas un scoop, ce sont bien les succès de Britney Spears et de Tenue de Soirée qui permettent la découverte de groupes comme radiohead par les grands maisons de disque. Tu sais le fameux subventionnement au sein d'une industrie qui s'autorégulait avant qu'on ne la dévalise.
Le problème c'est qu'exiger de "la responsabilité" de leur part, comme tu le souhaites, ce n'est possible que s'ils y gagnent quelque chose en contre partie… sinon ça revient à leur demander de scier la branche sur laquelle ils sont assis afin que celle de l'industrie reçoive plus de sève. Tout ceci au détriment de la qualité apportée aux clients.
Cf post précédent. Je crois qu'ils ont déjà gagné leur contrepartie. La présence de l'ensemble du catalogue musical de toutes les maisons de disque me paraît être un très bel argument commercial pour rabattre les chalands. Penses-tu que le développement d'internet en France aurait été le même sans le P2P ? Les FAI ont donc profité de l'essor des contenus non légaux, c'est un fait.
Pour l'image des supermarchés vendant des CD/DVD piratés j'ai cru comprendre que l'industrie avait déjà prévu cela en taxant les client sur les médias vierges (en Suisse c'est bientôt le cas également sur les disques durs).
Planté. La taxe sur la copie privée ne sert pas du tout à cela. Copier sur des dvds ou cds taxés du contenu téléchargé illégalement sur le net reste illégal. Elle ne sert qu'à combler le manque à gagner résultant de la copie d'un disque à ton profit que tes proches auraient préalablement acheté.
À cela, je répète, que les vouloir empêcher les FAI de mener leur business comme ils l'entendent cela s'appelle de l'interventionnisme… et personnellement je n'apprécie l'interventionnisme que lorsqu'il est utilisé dans l'intérêt du consommateur et pas dans l'intérêt d'une industrie (quelle qu'elle soit !). Là, favoriser une industrie qui ne cherche pas à changer pour s'adapter au marché c'est loin d'être dans l'intérêt des citoyens selon moi.
Je vois pourtant l'intérêt du consommateur dans la diversité culturelle plus d'ailleurs que dans celle de la garniture de son portefeuille.
Quels chiffres ? Les proportions ne sont pas mesurables (ou alors t'as une bonne boule de cristal). Les pertes de l'industrie lors de ces deux dernières années sont significatives, mais je représentent pas ces proportions comme je l'ai dis. Tout simplement parce que le téléchargement légal implique également une perte pour l'industrie, les clients pouvant choisir (sans vraiment avoir toutes les données toutes fois, mais j'y viens) ce qu'ils prennent dans un album, ils peuvent sélectionner (légalement ou non) avec d'acheter.
Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout ce que j'ai insinué c'est que un mode de consommation comme je l'ai décrit (évaluation libre et complète -> achat ciblé) c'est le meilleur moyen de rétribué les ayants-droit et de les aider à continuer leur parcours artistique. De plus quand je parlais de "daube" je ne parlais pas forcément des artistes que tu mentionnes, mais soit parlons d'eux… je sais très bien que c'est grâce à eux que l'industrie vit et fait vivre d'autres artistes moins "populaires" et c'est très bien. D'ailleurs ces stars c'est nous qui les créons en payant. Mon propos s'orientait vers de simili-artistes d'une semaine (je ne citerai pas de nom… mais c'est typiquement le genre d'artistes issus d'un buzz Internet ou d'un télé-crochet quelconque), qui eux n'ont, selon moi, pas du tout leur place dans cette industrie car pour moi ils ne créent rien (à part de l'argent pour l'industrie…évidemment). Tout ceci reste subjectif, vu qu'il s'agit de goût et que c'est une donnée toute relative, toutefois on peut juger de ce goût à travers les âges en constatant que certains artistes un succès de plus longue durée que d'autre (du moins sur le plan artistique).
Je ne te parle pas de découvrir la musique, mais de savoir ce que tu achètes avant de l'acheter. Dans un magasin, si ça te fait plaisir tu écoutes l'album en entier (en une ou plusieurs fois), sur le net on devrait l'acheter à l'aveugle ou à coup de 10 seconds de teasing, souvent choisies programmatiquement
Ils n'ont pas été condamné, ils n'ont rien à se reprocher. Pas vu, pas pris j'encule tout le monde. On a pas avancé d'un iota, je crois qu'on est dans une impasse.
Mouais… l'impasse c'est l'industrie qui s'y est dirigée toute seule… les FAI étaient juste devant le panneau "Voie sans issue"… dommage qu'avec tous leurs bénéfices pendant ces années où ils "perdaient" pas de l'argent (gardons toutes mesures, ils perdent pas de l'argent… ils en gagne moins… et évite moi les comparaisons avec un salaire, parce que nous parlons toujours de bénéfices et non de pertes) ils n'aient pas payé des analystes et n'aient pas contacté ces méchants, méchants FAI
J'ai du louper un passage… tu sais l'IFPI ne s'est absolument limitée à la France pour ces proposition de loi (par des groupes de réflexion, etc), ils mènent une action mondiale. Le clivage géographique c'est toi qui l'a introduit dans la discussion en me parlant de la commission Olivennes qui à part répéter ce que l'IFPI leur dictait, n'ont pas fait vraiment plus. Des lois impliquant les FAI et les responsabilisant vis à vis de l'utilisation que font leur client de leurs produits, c'est selon moi un frein économique… même si, selon les chiffres que tu avances, plus d'un utilisateur sur deux téléchargent illégalement du contenu, ils ne limitent certainement pas leur utilisation à cela… là c'est moi qui te trouve réducteur. Tu ne m'ôtera pas de l'idée, et je suis désolé si cela nous fait tomber en désaccord, qu'empêcher quelqu'un de vendre ce qu'il peut et veut, c'est totalement à l'encontre du système capitaliste parfait vers lequel la majorité d'entre-nous souhaite la tendre (du moins en occident). Sur ce principe je ne peux pas être en accord avec les initiatives de l'IFPI (pour ce que cela vaut).
Si je résume la situation : les pirates ne sont pas vraiment des voleurs et Les FAI n'ont rien à se reprocher légalement. Finalement tu ne serais pas de ceux qui pensent que l'indutrie du disque crie trop fort quand on l'enterre alors qu'elle respire encore un peu ?
Désolé de ne pas avoir changé d'avis entre 2007 et 2008… pour ce qui est de la "préoccupation d'actualité", c'est surtout celle de l'industrie… et je réitère, cela ne semble la concerner que depuis que cela à un impact… alors que de manière responsable on prévoit cela, ils ont donc une part de responsabilité dans la situation actuelle… mais c'est aux autre de payer apparemment. Et non concernant le piratage, je le répète je parlais d'un mode de consommation idéal selon moi, où les ayants-droit "méritant" peuvent prospérer (et cela inclut Britney, si elle a du succès). Pas d'un mode de consommation actuel. Si tu veux qualifier cela de poneyland, libre à toi, mais cela reste mon opinion. Et l'industrie crie assez fort selon moi, elle ferait mieux d'agir dans le bon sens : économique … pas dans le sens législatif de la chose, les lois les protègent déjà.
La responsabilité, les FAI l'ont, ils créent un réseau qui est prêt pour les technologies actuelles et celle à venir (je ne vais pas le énumérer à nouveau)… les utilisations abusives de leurs services ne peuvent leur être légalement reprochée. Si tu penses le contraire ou l'espère, c'est pas vraiment mon problème… moi la situation des FAI me convient… celle de l'industrie en revanche, il ne tient qu'à elle de se prendre en main. Et non les solutions ce n'est pas à moi de les créer.
Encore une chose, si on responsabilise les FAI à ce niveau, on va pouvoir aussi attaquer chaque FAI qui a participé directement ou indirectement à une tentative de piratage (hacking), somme-toute ils sont responsables, ils ont fournit une connexion internet à un hacker et potentiellement avec peu de connaissance n'importe quel utilisateur peut se transformer en hacker (question de volonté et de connaissances).
Sauf qu'ils ne l'ont pas utilisé comme argument de vente, malgré tout ce que tu peux dire au sujet d'hypothétiques "incitations"… ça m'ennuie de revenir au bases, mais nul n'est sensé ignorer la loi… l'utilisation d'oeuvres protégées par les droits d'auteurs sans l'accord du ou des ayants-droits n'est pas autorisée, etc… certes, le système est hypocrite et déresponsabilise le vendeur du "moyen" (du médium en l'occurrence), certes c'est pas joli-joli d'un point de vue moralisateur, mais c'est comme ça et au nom de la liberté du commerce, je souhaite ardemment que cela reste ainsi.
Je n'ai jamais dit que cela couvrait les téléchargements illégaux, mais je te l'accord ma formulation n'était pas précise à ce sujet. Toutefois dans mon esprit c'était clair.
Pas compris, il doit être trop tard ou tôt selon le point de vue.
P.S.: Malheureusement je doute qu'on tombe d'accord tôt ou tard sur toutes ces questions. Et la discussion ne semble pas avancer de mon côté comme du tiens… et sans cela je ne ressent pas le besoin de continuer à tourner autour du pot plus longtemps, donc ne t'étonne pas si je ne donne plus de nouvelles (je suis persuadé que ma prose à ce sujet ne te maquera pas trop
Nos opinions semblent si éloignés, il paraît difficile qu'on s'entende.
P.S.S. : Battu, il est plus long mon message
(bon je sais ça fait un peu concours de qui pisse le plus loin, mais je ne résiste pas au ridicule de la longueur de mon message…pardon au courageux qui s'y sont attardé)
Quels chiffres ? Les proportions ne sont pas mesurables (ou alors t'as une bonne boule de cristal). Les pertes de l'industrie lors de ces deux dernières années sont significatives, mais je représentent pas ces proportions comme je l'ai dis. Tout simplement parce que le téléchargement légal implique également une perte pour l'industrie, les clients pouvant choisir (sans vraiment avoir toutes les données toutes fois, mais j'y viens) ce qu'ils prennent dans un album, ils peuvent sélectionner (légalement ou non) avec d'acheter.
Effectivement ils peuvent sélectionner ce qu’ils veulent acheter, et non pas, petite précision, disposer de ce qu’ils ne veulent pas acheter. Je me permets de te rafraîchir la mémoire : 85% de fichiers téléchargés illégalement…Ton homo economicus si rationnel au sein « d’une économie qui s’autorégule » semble faire bien peu de cas des droits d’auteurs non ?
Mon propos s'orientait vers de simili-artistes d'une semaine (je ne citerai pas de nom… mais c'est typiquement le genre d'artistes issus d'un buzz Internet ou d'un télé-crochet quelconque), qui eux n'ont, selon moi, pas du tout leur place dans cette industrie car pour moi ils ne créent rien (à part de l'argent pour l'industrie…évidemment). Tout ceci reste subjectif, vu qu'il s'agit de goût et que c'est une donnée toute relative, toutefois on peut juger de ce goût à travers les âges en constatant que certains artistes un succès de plus longue durée que d'autre (du moins sur le plan artistique).
Il y aurait donc la bonne mauvaise musique qui permettrait de financer la bonne musique et la mauvaise mauvaise musique qui ne serait là que pour faire de l’argent et qui ne participerait pas au phénomène de subventionnement d’artistes plus talentueux ? Ce n’est plus de la casuistique, c’est la révolution !
Quant aux télécrochets, personnellement je suis prêt à endurer tous les Julien Doré du monde si cela permet la découverte d’une seule Amy Winehouse, (parce que j’ai toujours mon doigt tu sais le même qui sert à cliquer sur le bouton de la souris et sur le bouton off de la télécommande). Assurer la diffusion de films comme Jurassic Park, c‘est curieusement être en mesure de programmer du Fatih Akin quelques mois plus tard. Toujours cette satanée auto régulation ! Un vrai petit écosystème pardi !
Et puis n’est-ce pas toi qui demandais à l’industrie du disque de trouver les moyens de se financer autrement? Ah ben oui faudra pas venir pleurer quand il y aura plus que ça à se mettre sous la dent ! Quand ce type d’émissions sera devenue sa seule source de survivance.
Je ne te parle pas de découvrir la musique, mais de savoir ce que tu achètes avant de l'acheter. Dans un magasin, si ça te fait plaisir tu écoutes l'album en entier (en une ou plusieurs fois), sur le net on devrait l'acheter à l'aveugle ou à coup de 10 seconds de teasing, souvent choisies programmatiquement
Pratique. Ce qu’ils proposent t’indispose, donc tu disposes. Et l’offre du marché ? Je trouve l’argument économique un peu court vois-tu.
Le simple « ah non mais la qualité de l’offre n’est pas suffisante donc je m’évade du marché et je vais piquer sur le net ce que je pourrais trouver à la Fnac mais ça m’évite de me déplacer ou de sortir ma carte bancaire », ne sonne pas très capitaliste vois-tu. Ou alors tu viens d’inventer le capitalisme à tiroirs. Celui que tu ouvres et que tu fermes quand ça t’arrange…C’est pas très original et surtout assez peu rigoureux intellectuellement parlant.
L'offre légale sur internet est pléthorique et pas seulement pour les morceaux de 30 secondes. Gageons que grâce à tes cybermoteurs de recherche méta puissants tu en as déjà fait le tour, pour te permettre de te dire qu'elle n'est pas cybersatisfaisante.
Mouais… l'impasse c'est l'industrie qui s'y est dirigée toute seule… les FAI étaient juste devant le panneau "Voie sans issue"… dommage qu'avec tous leurs bénéfices pendant ces années où ils "perdaient" pas de l'argent (gardons toutes mesures, ils perdent pas de l'argent… ils en gagne moins… et évite moi les comparaisons avec un salaire, parce que nous parlons toujours de bénéfices et non de pertes) ils n'aient pas payé des analystes et n'aient pas contacté ces méchants, méchants FAI
Moui bien sûr, ils n'ont bien entendu que ce qu'ils méritent. Encore une fois curieuse exégèse de la théorie l'application de la loi.
même si, selon les chiffres que tu avances, plus d'un utilisateur sur deux téléchargent illégalement du contenu, ils ne limitent certainement pas leur utilisation à cela… là c'est moi qui te trouve réducteur.
Oui j’avais bien pris la peine de signaler que ce n’était pas la seule utilisation faite d’internet, hourra un point d’accord ! Même si cela reste probablement déterminant dans la souscription d’un abonnement mais ce n’est qu’une supposition, je doute que les FAI l’aient inséré dans une enquête marketing, ce ne serait pas du meilleur effet, n’est-ce pas Et puis à quoi bon en même temps, c’est un produit d’appel, c’est inclus dans le package et ils n’ont rien à faire, c’est toujours ce gland de consommateur qui s’y met tout seul comme un grand, le même, censé être rationnel pour maximiser son utilité marginale.
tu sais l'IFPI ne s'est absolument limitée à la France pour ces proposition de loi (par des groupes de réflexion, etc), ils mènent une action mondiale. Le clivage géographique c'est toi qui l'a introduit dans la discussion en me parlant de la commission Olivennes qui à part répéter ce que l'IFPI leur dictait, n'ont pas fait vraiment plus. Des lois impliquant les FAI et les responsabilisant vis à vis de l'utilisation que font leur client de leurs produits, c'est selon moi un frein économique…
Effectivement je crois que l'IFPi a compris qu'internet était un réseau mondial. Enfin tant mieux pour elle, tant pis pour nous.
Mais quand même à la réflexion, ils abusent d'essayer de se défendre ces auteurs ! Et les libertés publiques ! Aucune morale vraiment! L'éthique à la demande ?
Je ne cautionne pas leur démarche puisque je ne télécharge pas mais je paierai malgré tout le prix pour les téléchargeurs. Mais de toi à moi, leur démarche est compréhensible non? ils font ce qu'ils peuvent pour subsister…au milieu de cette jungle Darwinenne
apparemment. Et non concernant le piratage, je le répète je parlais d'un mode de consommation idéal selon moi, où les ayants-droit "méritant" peuvent prospérer (et cela inclut Britney, si elle a du succès). Pas d'un mode de consommation actuel. Si tu veux qualifier cela de poneyland, libre à toi, mais cela reste mon opinion. Et l'industrie crie assez fort selon moi, elle ferait mieux d'agir dans le bon sens : économique … pas dans le sens législatif de la chose, les lois les protègent déjà.
Oui il paraîtrait que l’argent est le nerf de la guerre pour une industrie même culturelle. Tu sais, c’est de la vente et uniquement de la vente et toute la soupe froide servie à l’envi en guise de refrain…
Sauf qu'ils ne l'ont pas utilisé comme argument de vente, malgré tout ce que tu peux dire au sujet d'hypothétiques "incitations"… ça m'ennuie de revenir au bases, mais nul n'est sensé ignorer la loi… l'utilisation d'oeuvres protégées par les droits d'auteurs sans l'accord du ou des ayants-droits n'est pas autorisée, etc… certes, le système est hypocrite et déresponsabilise le vendeur du "moyen" (du médium en l'occurrence), certes c'est pas joli-joli d'un point de vue moralisateur, mais c'est comme ça et au nom de la liberté du commerce, je souhaite ardemment que cela reste ainsi.
La liberté du commerce à bon dos. Moi je souhaite ardemment qu’au nom de cette même liberté du commerce, on arrête de télécharger sur le net en disant que c’est à l’industrie de réinventer son modèle et qu’elle n’a que ce qu’elle mérite. Une fois résolu ce problème je n’aurai plus aucun grief contre les FAI. Promis.
Je n'ai jamais dit que cela couvrait les téléchargements illégaux, mais je te l'accord ma formulation n'était pas précise à ce sujet. Toutefois dans mon esprit c'était clair.
C'est bien l'essentiel… mais quand même, c'est con, mais pour une fois, si ça se trouve on était à deux doigts de tomber d'accord…
P.S.S. : Battu, il est plus long mon message
(bon je sais ça fait un peu concours de qui pisse le plus loin, mais je ne résiste pas au ridicule de la longueur de mon message…pardon au courageux qui s'y sont attardé)
A mon avis ça fait longtemps qu'on est plus que tous les deux sur ce thread.
Perdu, il reste au moins un survivant
Pour une fois qu'on a droit à un débat argumenté et courtois, ça serait dommage de s'en priver.
Au risque de me répéter, je te parle d'un nouveau mode de consommation, pas d'un mode de consommation en vigueur actuellement. Un mode de consommation idéal vers lequel tendre, qui serait calqué sur l'ancien mode de consommation où l'on peut évaluer correctement la musique qu'on achète AVANT de l'acheter.
Le fait que la situation soit actuellement désastreuse je ne le nie pas, toutefois les ayants-droit ont toujours eu la possibilité de se défendre (sans même devoir faire passer de nouvelles lois), simplement l'échelle est telle que ça leur coûte plus cher à court terme de le faire que de simplement l'ignorer, par contre à long terme ce n'est pas viable et c'est ce qu'ils constatent maintenant. Et que les FAI soient en partie responsables "moralement", je ne le nie pas, mais légalement il n'y a pas de raison de les priver de leur liberté du commerce pour avantager l'industrie, que tu penses le contraire, je le répète c'est noble, mais ça ne va pas plus loin… et les seuls qui s'en préoccupent c'est l'industrie parce que leur avenir en dépend (sinon ils s'assoiraient dessus comme tout le monde). Et si c'est une impasse pour l'industrie, ce sont eux et eux seul qui s'y sont dirigé… passer la marche arrière quand on est à 60km/h, cela n'a jamais été une bonne idée. Leurs erreurs ils les assument financièrement et s'ils veulent restaurer une situation dans laquelle ils peuvent prospérer ce n'est certainement pas en piétinant les libertés de leurs clients qu'ils vont y parvenir. Le processus ne peut pas être brutal, car cela encouragerait encore plus les pirates à trouver des moyens de contrevenir à ces mesures… mais cela ils le comprendront bien vite si ces propositions de lois viennent à être promulguées.
Non qualifier de bonne ou de mauvaise une œuvre est subjectif, mais il y a des investissements à court terme, et à long terme pour les maisons de disques… Lorsqu'ils investissent dans ce genre d'artistes ils savent pertinemment (pas de manière catégorique, car cela relève de la divination dans ce cas) que c'est du court terme. La preuve est que ces "artistes", à quelques exceptions près, sont tout simplement retournés à l'anonymat et la pierre qu'ils ont tenté d'apporter à la culture correspond à peu près à un grain de sable (voire un atome de ce grain de sable souvent). Et cela ne permet pas de produire d'autres artistes plus "talentueux", mais à remplir leurs proches. Ma question était donc, où est leur morale à ce moment ? Vu qu'ils veulent tellement, tellement aider la culture, ils devraient commencer par être réellement sélectifs dans leur choix, investir dans des artistes dont ils savent qu'ils produiront plus d'un disque… ce principe est valable dans le monde de l'édition des livres… la diversité du catalogue est impressionnante, mais la qualité se fait rare… en grande partie parce qu'on passe facilement à côté d'un chef d'œuvre lorsqu'on est attiré uniquement par la tendance de l'année en cours.
L'industrie a le droit de produire ce qu'elle veut, je souhaite que les FAI puissent vendre ce qu'ils veulent… pourquoi les règles changeraient-elles pour l'industrie en particulier ? Et ne me sort pas "l'exception culturelle", car qu'au-delà de la musique et des films, les FAI ont un rôle proéminent dans la culture : information, communication, collaboration, etc. Ils sont le moyen actuel qui est utilisé pour transporter tout ceci.
Certes personne n'est forcé d'écouter les artistes dont je parle, et la qualité de ce qu'ils créent est relative comme je l'ai dit, c'est une question de goût.
Alors je ne suis pas prêt de pleurer, car ça n'arrivera pas. L'industrie est un pont qui permet aux artistes de nous toucher à une échelle mondiale (mais elle ne fait pas tourner le monde).
J'ai comme l'impression que cela ressemble à un truc que je viens d'utiliser pour poster ce message, certes le cadre n'est pas équitable pour les ayants-droit actuellement, mais tu notera qu'au point de vue musical, certains artistes se libèrent de leur maison de disque grâce à cela. Oh je te vois déjà arriver, ils n'y seraient jamais parvenu si l'industrie ne leur avaient pas fait gagner assez d'argent. Ce à quoi je répond que certain groupe se font connaître sur Internet actuellement et pour peu que la distribution/commercialisation devienne équitable pour les consommateurs et les artistes, sans pour autant que les consommateurs (ni les FAI) soient privés de leurs libertés, ils peuvent aussi se passer de maisons de disques. Ce par le fait du nombre croissant d'utilisateurs d'Internet et des utilisations bientôt quotidiennes, voire systématiques d'Internet pour le commerce, sans doute à plus en plus d'artistes d'être découverts ainsi. Je vois la phase de "piratage global" (à 85%), comme une phase transitoire vers un mode de consommation ou personne n'est lésé, la transition n'a juste pas à se faire dans la douleur (privation de liberté).
L'offre et la demande sont bel et bien liés, ne t'en déplaise. Si tu proposes un produit qui n'intéresse pas tes clients, ils ne l'achèteront plus dès qu'ils auront trouvé un substitutif (légal ou non). Si en plus tu t'acharnes à vouloir proposer autre chose à tes client que ce qu'ils veulent ils finiront par ne même plus s'intéresser à ce que tu pourrais proposer dans le futur. Cela ne décharge pas du tout les clients du respect des lois et je te redis ma réprobation envers ce mode de consommation, mais pour le changer il faut l'accepter comme la volonté des consommateurs (il le prouvent, à 85%..c'est pas rien ?).
Je n'invente rien, je te parle du même mode de consommation que je t'exposais avant. À nouveau, les mœurs évoluent, si les gens ne veulent plus se déplacer (coûteusement) pour acheter un œuvre qui pourrait être mise à disposition facilement, c'est à l'industrie de s'y adapter… et je rappelle un principe qui est évident dans le commerce, c'est qu'un lien de confiance est nécessaire dans toute vente, ceci toute mièvrerie sentimentale mise à part. Si l'industrie ne fait pas confiance à ses clients, ils ne lui feront pas confiance et inversement (http://www.lafkon.net/tc/).
Bien, "mes" moteurs de recherches me disent que peu importe où je cherche, je tombe toujours sur des sites de vente qui proposent d'écoute de court morceau de musique et souvent seulement de certaines pistes. Trouves-tu que cela est comparable à l'expérience de la musique que tu peux faire dans un magasin physique ? Les mœurs évoluent (malheureusement vers une consommation illégale, faut de mieux) et tout ce que l'industrie nous propose, lorsqu'ils l'ont enfin réalisé, c'est un mode de consommation au rabais (impossibilité d'évaluer la musique correctement, DRM, etc.) et ils s'attendent à ce que le mode de consommation que je qualifierai "de la facilité" (mais que je ne cautionne pas) change. Le réveil a sonné un peu tard pour cela…alors ils arrivent avec des mesures liberticides, je te laisse relire le billet d'origine :
La seule mesure que je tolérerais et même encouragerais dans tout ceci c'est la reconnaissance acoustique afin de confondre les contrevenants, mais pas au niveau des FAI, au niveau de la justice… mais j'ai bien peur qu'actuellement ce genre de mesure se révèle inutilisable car nous avons heureusement encore le droit à aux copies privées (sans précision du format dans laquelle elle doit être réalisée).
Les autres mesure sont dangereusement liberticides et la première est tout simplement irréalisables dans un environnement encrypté efficacement. Et il faut encore prendre en compte le fait que le P2P est utilisé pour d'autres choses que le piratage, et encore une fois pourquoi devrait-on piétiner les minorités pour que la majorité s'y retrouve… l'idéal est de faire un tri, pas de tout raser. Pour ce qui est d'un filtrage des sites Web je n'ose même pas imaginer les dérives que cela peut apporter, je ne veux pas parler de censure, parce qu'on en est loin, mais se tourner vers cette direction me semble plus que douteux !
En quoi est-ce une exégèse ? La loi n'empêche heureusement pas aux FAI de vendre ce qu'ils veulent (pour l'instant)… l'application de la loi sur les droits d'auteurs reste entièrement applicable dans ce cadre… si les ayants-droit ne veulent pas user de leur droit ils doivent avoir leur raisons… si l'industrie elle-même n'a pas réagit au source de ce problème c'est qu'ils ont leur raisons… si cela provient du fait qu'ils n'analysent pas en permanence le marché de la commercialisation de leur produits, je ne vais pas pleurer sur leur sort et les aider, c'est contre le système économique dans lequel ils ont prospéré tant d'années.
C'est cool, on est d'accord alors. C'est le consommateur qui est libre de respecter la loi, ou non… et d'assumer les conséquences de ses actes… pas aux gouvernements de forcer les consommateurs à consommer selon les principes qu'il édicte. Cela doit avoir un nom tout ça… sans doute la liberté ?
Mais quand même à la réflexion, ils abusent d'essayer de se défendre ces auteurs ! Et les libertés publiques ! Aucune morale vraiment! L'éthique à la demande ?
Je ne cautionne pas leur démarche puisque je ne télécharge pas mais je paierai malgré tout le prix pour les téléchargeurs. Mais de toi à moi, leur démarche est compréhensible non? ils font ce qu'ils peuvent pour subsister…au milieu de cette jungle Darwinenne
La démarche est compréhensible, le but avoué est louable, mais la vraie raison qui motive cette attitude de la part de l'IFPI n'est pas du tout motivée par cette "morale", mais pas l'appât du gain qu'apporterait un contrôle total de la commercialisation de leur produits. La défense de la veuve et de l'orphelin c'est vraiment bien pour présenter cela au politiciens… d'où mon manque d'intérêt quand tu me parle de la volonté des l'industrie de défendre les ayants-droit… ils les défendent parce qu'ils en font partie, pas parce qu'ils veulent s'assurer que la culture n'est en danger.
Je saisis mal le sens de ce commentaire (sarcasme mis à part)… la régulation tu marché peut passer par d'autres moyen qu'en légiférant et en privant les consommateurs de certaines libertés.
Elle n'a pas "bon dos", elle est juste un des principes de base qui permet un commerce sain et qui n'est pas entravé par des règles édictées dans le seul l'intérêt d'une industrie, au mépris des consommateurs et des autres acteurs du marché.
C'est bien l'essentiel… mais quand même, c'est con, mais pour une fois, si ça se trouve on était à deux doigts de tomber d'accord…
Je ne l'ai pas précisé car cela va de soi selon moi. Dans la mesure où il serait vraiment illogique de considérer que chaque contenu téléchargé illégalement est "gravé"… c'est loin d'être le cas… sinon on aurait plus de pétrole depuis un moment, (cela représente beaucoup, beaucoup de CD-R/DVD-R
).
Perdu, il reste au moins un survivant
Tu es très courageux
Surtout quand on voit ce dernier message 
Au risque de me répéter, je te parle d'un nouveau mode de consommation, pas d'un mode de consommation en vigueur actuellement. Un mode de consommation idéal vers lequel tendre, qui serait calqué sur l'ancien mode de consommation où l'on peut évaluer correctement la musique qu'on achète AVANT de l'acheter.
On va donc essayer la musique avant de l’acheter. (un peu comme sur myspace, dailymotion jamglue donc…quelle révolution dis donc). Ne t’en déplaise, il y en a un bon paquet encore faut-il se donner un peu de peine et ne pas se contenter de Soulseek ou autre Shareaza…
… « mais en l’intégrant dans un mode de consommation qui n’existe pas encore où tout le monde serait rémunéré et qui promet d’être idéal »…Et ben tout un programme. Je veux bien te prêter ma boule de cristalles cartes de tarot de la grand-mère, le pendule et le bâton de sourcier. C’est tout droit hein…direction Petitponeyland toujours.
Simple curiosité. Depuis combien de temps l’industrie crie-t-elle au loup ? J’espère réellement que tu ne crois pas que pendant ce temps là elle a été trop occupée à crier pour ne pas tenter de se réinventer. Elle a proposé du contenu cd sur une face, Dvd de l’autre, bonus tracks et accès privilégié sur le netfanclub, booklet garni et jolies fanbox, pochettes et présentations funky…Tous les branleurs ne sont pas dans les maisons de disques et les doctes personnes chez les FAI hein…
et les seuls qui s'en préoccupent c'est l'industrie parce que leur avenir en dépend
Non, il y aussi ceux qui se préoccupent de l’avenir de la musique et qui comprennent que télécharger de la musique sur le net ou ailleurs c’est du vol.
Il n’ y malheureusement pas que les maisons de disque qui meurent. De nombreux petits labels vivent dans leur ombre, les mêmes qui ferment les uns après les autres. Ce ne sont pas les seuls à fermer.
Les disquaires connaissent aussi une situation délicate. Pour ces derniers, certains arguent que la musique se dématérialise et qu’il est donc normal de fermer leurs échoppes. Très bien, ce ne devrait alors être qu’un effet de vase communiquant : ce que je perds dans un magasin en dur, je le gagne sur internet. Loupé. L’offre légale ne décolle pas (pour plusieurs raisons, interopérabilité, qualité des fichiers mais la première est bien qu’elle doit lutter contre les réseaux P2p qui proposent tous les fichiers du monde pour rien). Que faire ? Proposer une alternative à se faire payer pour le travail accompli ? J’ai bien compris le message, elle doit se diversifier…hum …alors voyons…Proposer un voyage aux Seychelles pour tout album de Sardou acheté ?
Le processus ne peut pas être brutal, car cela encouragerait encore plus les pirates à trouver des moyens de contrevenir à ces mesures… mais cela ils le comprendront bien vite si ces propositions de lois viennent à être promulguées.
Je vois que tu fais bon usage de ton attirail de voyante…
Le fait que la situation soit actuellement désastreuse je ne le nie pas, toutefois les ayants-droit ont toujours eu la possibilité de se défendre (sans même devoir faire passer de nouvelles lois), simplement l'échelle est telle que ça leur coûte plus cher à court terme de le faire que de simplement l'ignorer, par contre à long terme ce n'est pas viable et c'est ce qu'ils constatent maintenant.
Tu l’avoues donc toi-même, en l’état des choses, les lois censées assurées la protection des auteurs sont inefficaces. Elles sont donc insuffisantes pour assurer leur rôle de garde-fou et d’organisation de la vie en société, les auteurs censés être protégés se retrouvant démunis. Interdire quelque chose, en droit, ne veut pas dire grand-chose. Une règle doit prévoir sa sanction, et sa sanction doit être applicable, sous peine d'être lettre morte.
Poursuivre trois millions de personnes pour vol pour les mettre en prison n’est pas ce que j’appelle une sanction applicable. Que faut-il faire dans ce cas? Et bien c’est l’affaire des autorités de régulation. C’est bien ce qu’a compris l’IFPI. Que fait elle sinon chercher à se protéger ?
En créer d’autres plus efficaces permettant de rendre à la loi son pouvoir d’organisation de la vie en société, au mépris de la liberté de certains. Peut-être aurait-ils fallu se poser la question avant et agir de manière un peu plus responsable. La solution préconisée ne me convient pas du tout mais elle est un moindre mal face au tout répressif. Priver d’abonnement internet quelqu’un qui est coupable d’un délit (puni de 3 ans de prison et de 300 000€ d’amende normalement) me semble être une mesure assez humaine et d’une clémence assez convenable. La sonnette d’alarme a été tirée depuis suffisamment longtemps et les mesures précédentes se sont révélées suffisamment inefficaces…
Toutes les lois ne sont malheureusement pas prises dans le seul intérêt du consommateur, précisément parce que celui-ci peut également agir parfois au mépris des lois. Je me permets de te rappeler que derrière chaque fichier téléchargé il y a un auteur qui s’est fait subtiliser une œuvre sans sa permission alors même qu’elle était parfois sa seule source de revenus. Elle a certes parfois participé à le faire connaître et parfois c’est précisément la raison pour laquelle, il mange des coquillettes au beurre, cinq fois par semaines. Crois-tu que pour ces personnes la signification d’autorégulation capitalistique ait un sens ? Tu n’es derrière aucune de ces personnes pour vérifier. La seule raison de t’assurer que la répartition est juste est de respecter les droits d’auteurs, seuls grants de la répartition telle qu'elle a été décidée démocratiquement… Plutôt que d’invoquer l’existence de bons et de mauvais téléchargeurs
L’offre ne te paraît pas suffisante donc tu disposes. Tu subtilises ce que tu n’as pas à ta disposition ?
Allez, une bonne fois pour toutes :
- Qu’est-ce qui te permet de penser que la musique n’a aucun prix sur les étagères numériques alors qu’elle en aurait un à la FNAC ou chez Carrefour ? Au nom de quoi est-il possible de voler de la musique sur Internet alors que tu n’as pas le droit de la voler dans un magasin en dur ?
- Pourquoi les auteurs et les maisons de disque devrait chercher à réinventer un modèle économique alors que les actes de pillage dont elles sont victimes sont normalement punies de 3 ans de réclusion (c’est dire la réprobation de la société pour ce genre d’actes !) ? La loi n’est pas suffisante, il n’y pas d’alternative économique existante. Ils doivent se croiser les bras et se regarder crever ?
- Enfin en quoi les associations d’auteurs et les maisons de disque devraient prendre en compte des impératifs moraux et ne pas imposer au consommateur toutes les mesures qu’ils estiment nécessaires alors que les FAI n’auraient pas à se préoccuper d’impératifs moraux en s’abritant derrière la liberté du commerce ? Deux poids, deux mesures ? Tu ne peux prétendre que la liberté du commerce est la seule attribution des FAI, c’est aussi celle des auteurs. Le droit de toucher des revenus pour les fichiers mis à disposition de ceux qui en profitent. La seule préservation du patrimoine culturel nécessiterait plus d’égards que n’importe quel autre précisément parce que faire de la musique, ce n’est pas produire des armes ou des voitures.
Et cela ne permet pas de produire d'autres artistes plus "talentueux", mais à remplir leurs proches.
Ben voyons. Ca c’est de la brève de comptoir. Je te laisse t’autoréguler tout seul sur ce coup là, je te sens à deux doigts de me dire que la production de la Star ac’ ne sert qu’à payer les vacances de tourisme sexuel du DG de Sony BMG…
Une chose : dans les comptes de résultat, il n’y a pas un compte intitulé « musique pernicieuse qui sert à financer nos poches et notre cargaison de Habanos» d’un côté et musique morale de l’autre.
Tous les bénéfices engendrés par la musique, TOUTES les musiques, servent à financer l’investissement sur des groupes moins connus. Un pourcentage du résultat opérationnel est alloué à l’investissement, c’est pas plus compliqué que cela.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
la diversité du catalogue est impressionnante, mais la qualité se fait rare… en grande partie parce qu'on passe facilement à côté d'un chef d'œuvre lorsqu'on est attiré uniquement par la tendance de l'année en cours.
2ème brève de comptoirs. En toute humilité, la musique que j’écoute en ce moment est en ce qui me concerne encore (pour combien de temps ?) de très bonne facture, je trouve.
Encore une fois libre à toi de faire ton choix, tu sais le fameux doigt qui sert à éteindre la télé ou qui sert, accompagné de ton cerveau, à prendre un livre dans un rayonnage plutôt qu’un autre. Vive la diversité culturelle en somme. Je ne calomnie pas les lecteurs de Marc Lévy. C’est peut être grâce à eux, qu’un éditeur a pu parier sur Milena Agus. Et ce n’est pas une question de morale puisque la diversité des goûts est assurée.
[…]Ce à quoi je répond que certain groupe se font connaître sur Internet actuellement et pour peu que la distribution/commercialisation devienne équitable pour les consommateurs et les artistes, sans pour autant que les consommateurs (ni les FAI) soient privés de leurs libertés, ils peuvent aussi se passer de maisons de disques. Ce par le fait du nombre croissant d'utilisateurs d'Internet et des utilisations bientôt quotidiennes, voire systématiques d'Internet pour le commerce, sans doute à plus en plus d'artistes d'être découverts ainsi.
Rébus télé7jours : Nommez de tête plus de 5 artistes connus par le biais d’internet…
Sortis des Yelle, Arctic Monkeys, Koxis et Kamini, je te souhaite bien du courage.
Tu parles d’une efficacité. Oui oui le système se met en place. Je constate que l’échange est pourtant bien rôdé en ce qui concerne le p2p et qu'il s'est déjà mis en place depuis bien longtemps.
Je vois la phase de "piratage global" (à 85%), comme une phase transitoire vers un mode de consommation ou personne n'est lésé,
Moi pas. Et je t’assure que j’ai une bonne vue.
la transition n'a juste pas à se faire dans la douleur (privation de liberté).
C’est le nouveau jeu du YAKAFOKON, YAPLUKA à la mode café du commerce? « Je te sers un autre demi, Jean Pierre ?».
Juste pour info et histoire de te faire remarquer, la transition vers l'économie numérique se fait déjà dans la douleur pour certains acteurs.
L'offre et la demande sont bel et bien liés, ne t'en déplaise. Si tu proposes un produit qui n'intéresse pas tes clients, ils ne l'achèteront plus dès qu'ils auront trouvé un substitutif (légal ou non). Si en plus tu t'acharnes à vouloir proposer autre chose à tes client que ce qu'ils veulent ils finiront par ne même plus s'intéresser à ce que tu pourrais proposer dans le futur. Cela ne décharge pas du tout les clients du respect des lois et je te redis ma réprobation envers ce mode de consommation, mais pour le changer il faut l'accepter comme la volonté des consommateurs (il le prouvent, à 85%..c'est pas rien ?).
Un marché est un lieu d’interaction où un vendeur convient d’un prix avec un acheteur.
1°) Où est le vendeur ou offreur ? Je doute que l'auteur ou les maisons de disque soient d'acord pour échanger tous les titres de leur catalogue contre…rien
2°) Où est l’acheteur ? Pas là non plus. Quetchi, ouello, nada, que pouic. Dans mon vocabulaire un voleur n'est pas un acheteur qui achète à 0 centime.
3°) Quel est le prix ? Pipesse, dans le cul la balayette, il versera même pas un centime le bougre.
Tout fonctionne comme s’il n’y avait pas de prix. Les acteurs semblent s’être échappés du marché.
Il y a pourtant marché en terme purement économique. Puisqu’un marché peut-être illégal. Le prix payé par les acteurs étant le prix de la transgression de la loi.
problème : La loi étant inefficace et inapplicable (tu l’as dit toi-même, voir plus haut), le prix de cette transgression est vil. Quelques rares (10 , 20 guèer plus?) internautes condamnés en 5 ans. Sur les millions de fichiers échangés durant cette période….Ca fait toujours un prix à 15 décimales. Il n’y a toujours pas de prix librement négocié. Que fait l’IFPI, sinon militer pour une loi rendant coûteuse (très peu, une suspension c’est pas bien méchant) la transgression de la loi, la musique pouvant à loisir redevenir un bien d’échange marchand, entre un Offreur librement rétribué par un demandeur ?
L’internaute (qui n’est consommateur que dans ses rapports avec le FAI puisqu’il prend sans rétribuer l’auteur) paie pourtant un prix. Celui qu’il paie pour avoir accès à cette musique. Quel est-il? Le prix de l’abonnement souscrit auprès des FAI.
Comptablement, quel est le coût de ce fichier ?
C’est le coût de l’abonnement divisé par le nombre de fichiers téléchargés. Voilà pourquoi je milite pour une attitude plus responsable de la part des FAI (qui n’ont aucune obligation légale de se préoccuper de cette répartition analytique).
Je n'invente rien, je te parle du même mode de consommation que je t'exposais avant.
Ah oui je me souviens. Celui qui reste à inventer, précisément…De toi à moi, c’est un peu schizophrène ton affaire
À nouveau, les mœurs évoluent, si les gens ne veulent plus se déplacer (coûteusement) pour acheter un œuvre qui pourrait être mise à disposition facilement, c'est à l'industrie de s'y adapter…
Pour moi le vol de la propriété intellectuelle reste du vol. Tu as des mœurs légères mon cher
et je rappelle un principe qui est évident dans le commerce, c'est qu'un lien de confiance est nécessaire dans toute vente, ceci toute mièvrerie sentimentale mise à part. Si l'industrie ne fait pas confiance à ses clients, ils ne lui feront pas confiance et inversement (http://www.lafkon.net/tc/).
Et si on inversait deux minutes les rôles, là ? Il y en a peut-être un des deux qui a mal aux fesses nan ?
Bien, "mes" mothttp://forum.generationmp3.com/style_images/nanoskin_i/folder_rte_images/bold.gif
Graseurs de recherches me disent que peu importe où je cherche, je tombe toujours sur des sites de vente qui proposent d'écoute de court morceau de musique et souvent seulement de certaines pistes. Trouves-tu que cela est comparable à l'expérience de la musique que tu peux faire dans un magasin physique ?
Non c'est pour ça que j'achète des disques, mais libre à toi de t'affranchir de ces mêmes fichiers en les payant sur internet.
Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l'IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d'accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d'utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d'identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
La seule mesure que je tolérerais et même encouragerais dans tout ceci c'est la reconnaissance acoustique afin de confondre les contrevenants, mais pas au niveau des FAI, au niveau de la justice…
Les FAI auront une obligation de moyens vraisemblablement.
Je te rappelle que la sanction est la suspension de l’abonnement. Pour sanctionner quelqu’un pénalement, ce sera toujours à la Justice dans le cadre d’un procès contradictoire de rendre son verdict
mais j'ai bien peur qu'actuellement ce genre de mesure se révèle inutilisable car nous avons heureusement encore le droit à aux copies privées (sans précision du format dans laquelle elle doit être réalisée).
Les autres mesure sont dangereusement liberticides et la première est tout simplement irréalisables dans un environnement encrypté efficacement. Et il faut encore prendre en compte le fait que le P2P est utilisé pour d'autres choses que le piratage, et encore une fois pourquoi devrait-on piétiner les minorités pour que la majorité s'y retrouve… l'idéal est de faire un tri, pas de tout raser. Pour ce qui est d'un filtrage des sites Web je n'ose même pas imaginer les dérives que cela peut apporter, je ne veux pas parler de censure, parce qu'on en est loin, mais se tourner vers cette direction me semble plus que douteux !
C'est en effet très inquiétant. Rien à redire. La situation peut se réveler Orwellienne.
C'est cool, on est d'accord alors. C'est le consommateur qui est libre de respecter la loi, ou non… et d'assumer les conséquences de ses actes… pas aux gouvernements de forcer les consommateurs à
consommer selon les principes qu'il édicte. Cela doit avoir un nom tout ça… sans doute la liberté ?
…La liberté…oui mais dans le respect de la loi pénale applicable et efficace en vigueur. En l’occurrence, ce sera sûrement une loi et non un règlement (du moins si l’on crée une autorité administrative indépendante, si j’ai bien suivi) donc le parlement, donc le peuple lui-même qui votera la loi.
La liberté ce n'est pas faire ce que l'on veut. Les lois ne sont pas un frein à la vie en société (qui dépasse de bien loin la seule vie économique inapte qu'elle est à organiser tous les rapports, je te renvoie aux sphères techno scientifiques, économiques, politiques; morales et amours/éthique de Compte-Sponville)…
la régulation tu marché peut passer par d'autres moyen qu'en légiférant et en privant les consommateurs de certaines libertés.
Oui par la sélection naturelle ? Très peu pour moi, on s’est pas tapé 30 siècles de civilisation pour s’affranchir des règles du droit et retourner à ton « survival of the fittest ». Que tu le veuilles ou non les lois ne sont pas là pour priver le consommateur de ses libertés.
A bientôt
Au risque de me répéter, je te parle d'un nouveau mode de consommation, pas d'un mode de consommation en vigueur actuellement. Un mode de consommation idéal vers lequel tendre, qui serait calqué sur l'ancien mode de consommation où l'on peut évaluer correctement la musique qu'on achète AVANT de l'acheter.
On va donc essayer la musique avant de l’acheter. (un peu comme sur myspace, dailymotion jamglue donc…quelle révolution dis donc). Ne t’en déplaise, il y en a un bon paquet encore faut-il se donner un peu de peine et ne pas se contenter de Soulseek ou autre Shareaza…
… « mais en l’intégrant dans un mode de consommation qui n’existe pas encore où tout le monde serait rémunéré et qui promet d’être idéal »…Et ben tout un programme. Je veux bien te prêter ma boule de cristalles cartes de tarot de la grand-mère, le pendule et le bâton de sourcier. C’est tout droit hein…direction Petitponeyland toujours.
Simple curiosité. Depuis combien de temps l’industrie crie-t-elle au loup ? J’espère réellement que tu ne crois pas que pendant ce temps là elle a été trop occupée à crier pour ne pas tenter de se réinventer. Elle a proposé du contenu cd sur une face, Dvd de l’autre, bonus tracks et accès privilégié sur le netfanclub, booklet garni et jolies fanbox, pochettes et présentations funky…Tous les branleurs ne sont pas dans les maisons de disques et les doctes personnes chez les FAI hein…
et les seuls qui s'en préoccupent c'est l'industrie parce que leur avenir en dépend
Non, il y aussi ceux qui se préoccupent de l’avenir de la musique et qui comprennent que télécharger de la musique sur le net ou ailleurs c’est du vol.
Il n’ y malheureusement pas que les maisons de disque qui meurent. De nombreux petits labels vivent dans leur ombre, les mêmes qui ferment les uns après les autres. Ce ne sont pas les seuls à fermer.
Les disquaires connaissent aussi une situation délicate. Pour ces derniers, certains arguent que la musique se dématérialise et qu’il est donc normal de fermer leurs échoppes. Très bien, ce ne devrait alors être qu’un effet de vase communiquant : ce que je perds dans un magasin en dur, je le gagne sur internet. Loupé. L’offre légale ne décolle pas (pour plusieurs raisons, interopérabilité, qualité des fichiers mais la première est bien qu’elle doit lutter contre les réseaux P2p qui proposent tous les fichiers du monde pour rien). Que faire ? Proposer une alternative à se faire payer pour le travail accompli ? J’ai bien compris le message, elle doit se diversifier…hum …alors voyons…Proposer un voyage aux Seychelles pour tout album de Sardou acheté ?
Le processus ne peut pas être brutal, car cela encouragerait encore plus les pirates à trouver des moyens de contrevenir à ces mesures… mais cela ils le comprendront bien vite si ces propositions de lois viennent à être promulguées.
Je vois que tu fais bon usage de ton attirail de voyante…
Le fait que la situation soit actuellement désastreuse je ne le nie pas, toutefois les ayants-droit ont toujours eu la possibilité de se défendre (sans même devoir faire passer de nouvelles lois), simplement l'échelle est telle que ça leur coûte plus cher à court terme de le faire que de simplement l'ignorer, par contre à long terme ce n'est pas viable et c'est ce qu'ils constatent maintenant.
Tu l’avoues donc toi-même, en l’état des choses, les lois censées assurées la protection des auteurs sont inefficaces. Elles sont donc insuffisantes pour assurer leur rôle de garde-fou et d’organisation de la vie en société, les auteurs censés être protégés se retrouvant démunis. Interdire quelque chose, en droit, ne veut pas dire grand-chose. Une règle doit prévoir sa sanction, et sa sanction doit être applicable, sous peine d'être lettre morte.
Poursuivre trois millions de personnes pour vol pour les mettre en prison n’est pas ce que j’appelle une sanction applicable. Que faut-il faire dans ce cas? Et bien c’est l’affaire des autorités de régulation. C’est bien ce qu’a compris l’IFPI. Que fait elle sinon chercher à se protéger ?
En créer d’autres plus efficaces permettant de rendre à la loi son pouvoir d’organisation de la vie en société, au mépris de la liberté de certains. Peut-être aurait-ils fallu se poser la question avant et agir de manière un peu plus responsable. La solution préconisée ne me convient pas du tout mais elle est un moindre mal face au tout répressif. Priver d’abonnement internet quelqu’un qui est coupable d’un délit (puni de 3 ans de prison et de 300 000€ d’amende normalement) me semble être une mesure assez humaine et d’une clémence assez convenable. La sonnette d’alarme a été tirée depuis suffisamment longtemps et les mesures précédentes se sont révélées suffisamment inefficaces…
Toutes les lois ne sont malheureusement pas prises dans le seul intérêt du consommateur, précisément parce que celui-ci peut également agir parfois au mépris des lois. Je me permets de te rappeler que derrière chaque fichier téléchargé il y a un auteur qui s’est fait subtiliser une œuvre sans sa permission alors même qu’elle était parfois sa seule source de revenus. Elle a certes parfois participé à le faire connaître et parfois c’est précisément la raison pour laquelle, il mange des coquillettes au beurre, cinq fois par semaines. Crois-tu que pour ces personnes la signification d’autorégulation capitalistique ait un sens ? Tu n’es derrière aucune de ces personnes pour vérifier. La seule raison de t’assurer que la répartition est juste est de respecter les droits d’auteurs, seuls grants de la répartition telle qu'elle a été décidée démocratiquement… Plutôt que d’invoquer l’existence de bons et de mauvais téléchargeurs
L’offre ne te paraît pas suffisante donc tu disposes. Tu subtilises ce que tu n’as pas à ta disposition ?
Allez, une bonne fois pour toutes :
- Qu’est-ce qui te permet de penser que la musique n’a aucun prix sur les étagères numériques alors qu’elle en aurait un à la FNAC ou chez Carrefour ? Au nom de quoi est-il possible de voler de la musique sur Internet alors que tu n’as pas le droit de la voler dans un magasin en dur ?
- Pourquoi les auteurs et les maisons de disque devrait chercher à réinventer un modèle économique alors que les actes de pillage dont elles sont victimes sont normalement punies de 3 ans de réclusion (c’est dire la réprobation de la société pour ce genre d’actes !) ? La loi n’est pas suffisante, il n’y pas d’alternative économique existante. Ils doivent se croiser les bras et se regarder crever ?
- Enfin en quoi les associations d’auteurs et les maisons de disque devraient prendre en compte des impératifs moraux et ne pas imposer au consommateur toutes les mesures qu’ils estiment nécessaires alors que les FAI n’auraient pas à se préoccuper d’impératifs moraux en s’abritant derrière la liberté du commerce ? Deux poids, deux mesures ? Tu ne peux prétendre que la liberté du commerce est la seule attribution des FAI, c’est aussi celle des auteurs. Le droit de toucher des revenus pour les fichiers mis à disposition de ceux qui en profitent. La seule préservation du patrimoine culturel nécessiterait plus d’égards que n’importe quel autre précisément parce que faire de la musique, ce n’est pas produire des armes ou des voitures.
Et cela ne permet pas de produire d'autres artistes plus "talentueux", mais à remplir leurs proches.
Ben voyons. Ca c’est de la brève de comptoir. Je te laisse t’autoréguler tout seul sur ce coup là, je te sens à deux doigts de me dire que la production de la Star ac’ ne sert qu’à payer les vacances de tourisme sexuel du DG de Sony BMG…
Une chose : dans les comptes de résultat, il n’y a pas un compte intitulé « musique pernicieuse qui sert à financer nos poches et notre cargaison de Habanos» d’un côté et musique morale de l’autre.
Tous les bénéfices engendrés par la musique, TOUTES les musiques, servent à financer l’investissement sur des groupes moins connus. Un pourcentage du résultat opérationnel est alloué à l’investissement, c’est pas plus compliqué que cela.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
la diversité du catalogue est impressionnante, mais la qualité se fait rare… en grande partie parce qu'on passe facilement à côté d'un chef d'œuvre lorsqu'on est attiré uniquement par la tendance de l'année en cours.
2ème brève de comptoirs. En toute humilité, la musique que j’écoute en ce moment est en ce qui me concerne encore (pour combien de temps ?) de très bonne facture, je trouve.
Encore une fois libre à toi de faire ton choix, tu sais le fameux doigt qui sert à éteindre la télé ou qui sert, accompagné de ton cerveau, à prendre un livre dans un rayonnage plutôt qu’un autre. Vive la diversité culturelle en somme. Je ne calomnie pas les lecteurs de Marc Lévy. C’est peut être grâce à eux, qu’un éditeur a pu parier sur Milena Agus. Et ce n’est pas une question de morale puisque la diversité des goûts est assurée.
[…]Ce à quoi je répond que certain groupe se font connaître sur Internet actuellement et pour peu que la distribution/commercialisation devienne équitable pour les consommateurs et les artistes, sans pour autant que les consommateurs (ni les FAI) soient privés de leurs libertés, ils peuvent aussi se passer de maisons de disques. Ce par le fait du nombre croissant d'utilisateurs d'Internet et des utilisations bientôt quotidiennes, voire systématiques d'Internet pour le commerce, sans doute à plus en plus d'artistes d'être découverts ainsi.
Rébus télé7jours : Nommez de tête plus de 5 artistes connus par le biais d’internet…
Sortis des Yelle, Arctic Monkeys, Koxis et Kamini, je te souhaite bien du courage.
Tu parles d’une efficacité. Oui oui le système se met en place. Je constate que l’échange est pourtant bien rôdé en ce qui concerne le p2p et qu'il s'est déjà mis en place depuis bien longtemps.
Je vois la phase de "piratage global" (à 85%), comme une phase transitoire vers un mode de consommation ou personne n'est lésé,
Moi pas. Et je t’assure que j’ai une bonne vue.
la transition n'a juste pas à se faire dans la douleur (privation de liberté).
C’est le nouveau jeu du YAKAFOKON, YAPLUKA à la mode café du commerce? « Je te sers un autre demi, Jean Pierre ?».
Juste pour info et histoire de te faire remarquer, la transition vers l'économie numérique se fait déjà dans la douleur pour certains acteurs.
L'offre et la demande sont bel et bien liés, ne t'en déplaise. Si tu proposes un produit qui n'intéresse pas tes clients, ils ne l'achèteront plus dès qu'ils auront trouvé un substitutif (légal ou non). Si en plus tu t'acharnes à vouloir proposer autre chose à tes client que ce qu'ils veulent ils finiront par ne même plus s'intéresser à ce que tu pourrais proposer dans le futur. Cela ne décharge pas du tout les clients du respect des lois et je te redis ma réprobation envers ce mode de consommation, mais pour le changer il faut l'accepter comme la volonté des consommateurs (il le prouvent, à 85%..c'est pas rien ?).
Un marché est un lieu d’interaction où un vendeur convient d’un prix avec un acheteur.
1°) Où est le vendeur ou offreur ? Je doute que l'auteur ou les maisons de disque soient d'acord pour échanger tous les titres de leur catalogue contre…rien
2°) Où est l’acheteur ? Pas là non plus. Quetchi, ouello, nada, que pouic. Dans mon vocabulaire un voleur n'est pas un acheteur qui achète à 0 centime.
3°) Quel est le prix ? Pipesse, dans le cul la balayette, il versera même pas un centime le bougre.
Tout fonctionne comme s’il n’y avait pas de prix. Les acteurs semblent s’être échappés du marché.
Il y a pourtant marché en terme purement économique. Puisqu’un marché peut-être illégal. Le prix payé par les acteurs étant le prix de la transgression de la loi.
problème : La loi étant inefficace et inapplicable (tu l’as dit toi-même, voir plus haut), le prix de cette transgression est vil. Quelques rares (10 , 20 guèer plus?) internautes condamnés en 5 ans. Sur les millions de fichiers échangés durant cette période….Ca fait toujours un prix à 15 décimales. Il n’y a toujours pas de prix librement négocié. Que fait l’IFPI, sinon militer pour une loi rendant coûteuse (très peu, une suspension c’est pas bien méchant) la transgression de la loi, la musique pouvant à loisir redevenir un bien d’échange marchand, entre un Offreur librement rétribué par un demandeur ?
L’internaute paie pourtant un prix. Celui qu’il paie pour avoir accès à cette musique. Quel est-il? Le prix de l’abonnement souscrit auprès des FAI.
Comptablement, quel est le coût de ce fichier ?
C’est le coût de l’abonnement divisé par le nombre de fichiers téléchargés. Voilà pourquoi je milite pour une attitude plus responsable de la part des FAI (qui n’ont aucune obligation légale de se préoccuper de cette répartition analytique).
Je n'invente rien, je te parle du même mode de consommation que je t'exposais avant.
Ah oui je me souviens. Celui qui reste à inventer, précisément…De toi à moi, c’est un peu schizophrène ton affaire
À nouveau, les mœurs évoluent, si les gens ne veulent plus se déplacer (coûteusement) pour acheter un œuvre qui pourrait être mise à disposition facilement, c'est à l'industrie de s'y adapter…
Pour moi le vol de la propriété intellectuelle reste du vol. Tu as des mœurs légères mon cher
et je rappelle un principe qui est évident dans le commerce, c'est qu'un lien de confiance est nécessaire dans toute vente, ceci toute mièvrerie sentimentale mise à part. Si l'industrie ne fait pas confiance à ses clients, ils ne lui feront pas confiance et inversement (http://www.lafkon.net/tc/).
Et si on inversait deux minutes les rôles, là ? Il y en a peut-être un des deux qui a mal aux fesses nan ?
Bien, "mes" mothttp://forum.generationmp3.com/style_images/nanoskin_i/folder_rte_images/bold.gif
Graseurs de recherches me disent que peu importe où je cherche, je tombe toujours sur des sites de vente qui proposent d'écoute de court morceau de musique et souvent seulement de certaines pistes. Trouves-tu que cela est comparable à l'expérience de la musique que tu peux faire dans un magasin physique ?
Non c'est pour ça que j'achète des disques, mais libre à toi de t'affranchir de ces mêmes fichiers en les payant sur internet.
Parmi cet ensemble de consignes, nous retiendrons que l'IFPI réclame un blocage total et permanent des protocoles P2P, une surveillance en continu de tous les internautes ainsi que de toutes les données qui transitent par les réseaux des fournisseurs d'accès, sans oublier bien sûr le filtrage des sites web qui offrent la possibilité de télécharger des contenus illégaux. La fédération préconise même d'utiliser une méthode de reconnaissance acoustique afin d'identifier, entre autres, les morceaux de musique téléchargés.
La seule mesure que je tolérerais et même encouragerais dans tout ceci c'est la reconnaissance acoustique afin de confondre les contrevenants, mais pas au niveau des FAI, au niveau de la justice…
Les FAI auront une obligation de moyens vraisemblablement.
Je te rappelle que la sanction est la suspension de l’abonnement. Pour sanctionner quelqu’un pénalement, ce sera toujours à la Justice dans le cadre d’un procès contradictoire de rendre son verdict
mais j'ai bien peur qu'actuellement ce genre de mesure se révèle inutilisable car nous avons heureusement encore le droit à aux copies privées (sans précision du format dans laquelle elle doit être réalisée).
Les autres mesure sont dangereusement liberticides et la première est tout simplement irréalisables dans un environnement encrypté efficacement. Et il faut encore prendre en compte le fait que le P2P est utilisé pour d'autres choses que le piratage, et encore une fois pourquoi devrait-on piétiner les minorités pour que la majorité s'y retrouve… l'idéal est de faire un tri, pas de tout raser. Pour ce qui est d'un filtrage des sites Web je n'ose même pas imaginer les dérives que cela peut apporter, je ne veux pas parler de censure, parce qu'on en est loin, mais se tourner vers cette direction me semble plus que douteux !
C'est en effet très inquiétant. Rien à redire. La situation peut se réveler Orwellienne.
C'est cool, on est d'accord alors. C'est le consommateur qui est libre de respecter la loi, ou non… et d'assumer les conséquences de ses actes… pas aux gouvernements de forcer les consommateurs à
consommer selon les principes qu'il édicte. Cela doit avoir un nom tout ça… sans doute la liberté ?
…La liberté…oui mais dans le respect de la loi pénale applicable et efficace en vigueur. En l’occurrence, ce sera sûrement une loi et non un règlement (du moins si l’on crée une autorité administrative indépendante, si j’ai bien suivi) donc le parlement, donc le peuple lui-même qui votera la loi.
La liberté ce n'est pas faire ce que l'on veut. Les lois ne sont pas un frein à la vie en société (qui dépasse de bien loin la seule vie économique inapte qu'elle est à organiser tous les rapports, je te renvoie aux sphères techno scientifiques, économiques, politiques; morales et amours/éthique de Compte-Sponville)…
la régulation tu marché peut passer par d'autres moyen qu'en légiférant et en privant les consommateurs de certaines libertés.
Oui par la sélection naturelle ? Très peu pour moi, on s’est pas tapé 30 siècles de civilisation pour s’affranchir des règles du droit et retourner à ton « survival of the fittest ». Que tu le veuilles ou non les lois ne sont pas là pour priver le consommateur de ses libertés.
A bientôt
là j'en suis plus trop long ^^
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
La culture de masse finance la culture plus élitiste (bonne ou mauvaise là n’est pas le problème). Je te l’ai déjà dit, c’est Britney Spears ou Madonna qui permet de découvrir Pauline Croze et Jurassic Park qui crée des financements pour Fatih Akin. C'est la régulation par l'industrie de masse. Tous les labels fonctionnent comme cela. Les plus gros artistes sont ceux qui permettent de découvrir les plus confidentiels et de parier sur les jeunes pousses. Supprimer les plus gros, c'est tuer une partie des plus petits. C’est la fameuse industrie de prototypes qui n’obéit à aucune étude de marché préalable et c’est précisément pour cela que l’investissement dans la musique est perpétuel.
Moi j'ai surtout peur que les énormes revenus que génèrent les artistes jetables ne servent souvent qu'à la découverte et la production d'autres artistes jetables.
Par contre, je trouve que découvrir des trucs est nettement plus simple en ligne qu'en magasin. En magasin, t'as soit 2 bornes pour 10000 clients avec des trucs pré-sélectionnés qui t'intéressent pas forcément, ou alors des intros de 30s (pratique pour des albums de 3 chansons et 70mn). Dans tous les cas, le casque est pourri et inconfortable, les morceaux encodés avec les pieds… En ligne, tu peux plus facilement passer d'un artiste à l'autre. C'est rare que les sites officiels ne proposent pas quelques morceaux pour découvrir justement. Ce qui prend le plus de temps, c'est justement faire le tri parmi l'offre pléthorique.
@ghyz> Tes tournures de phrases sarcastiques ne me donne pas envie de répondre à tes questions. Noyées dans cette marre de dérision doit sûrement se trouver des questions auxquelles j'aurais pu apporter un point de vue. Comme tu sembles apporter la vérité toute faite et incontestable je ne vois pas quoi ajouter.
Et étonnement tu ne répond pas aux mesures en question dans le billet original, les mesures que l'IFPI souhaite mettre en place, je ne peux que répéter le dégoût que j'ai face à de telles privation de libertés (tous les acteurs du marché, sauf l'industrie, comme par hasard). Si elles te conviennent c'est ton droit, moi ça ne passe pas, et on pourrait argumenter des pages et des pages (en plus de celles qu'on a déjà remplies) cela ne changerait pas mon avis.
Et j'ajouterai que des sites comme http://www.jamendo.com/fr/ (musique) ou même http://www.jeuxvideo.com/ (divertissement multimédia) qui utilisent activement le P2P pour faciliter la distribution de contenu et ceci légalement souffriront de telles mesures (il est claire que dans le contexte de Jamendo, peut-être que de la musique libre gêne l'industrie, mais je ne vois pas en quoi cela concerne le consommateur). Et ce ne sont que deux exemple, je ne te parle pas des logiciels libre utilisant le même mode de distribution efficacement.
Que ce soit une minorité ne donne absolument pas le droit à l'industrie de les piétiner et d'empêcher les gens de partager un contenu légalement.
Je répète également, contrairement à la croyance populaire, l'utilisation d'œuvres protégées par les droits d'auteurs sans l'accord des ayants-droit n'est pas un vol au sens propre de la loi, donc avant de venir faire la morale au gens, acquière quelques notions de droits… le fait que l'industrie du divertissement te martèle ces âneries avant chaque visionnage d'un DVD (par exemple) ne signifie pas qu'elles soient vraies. C'est effectivement une infraction aux lois sur les droits d'auteurs, lesquels sont lésés et disposent de recours légaux (que tu les trouve applicables au non, la loi (et moi au pssage) on semble n'en avoir rien à faire, et si tu veux changer cela n'écrit pas sur le forums, investis-toi politiquement sur le plan législatif, ce sera sans doute plus productif).
@Nicholas> Ce que tu dis reflète le fond de ma pensée… à l'exception du fait qu'avec du temps, il est possible d'évaluer la musique pleinement avant de l'acheter dans un magasin physique… sur Internet cette possibilité se limite justement à des aperçu brefs et souvent de mauvaise qualité (mauvais choix, encodage tèrs moyen, durée limitée). Donc je confirme que l'offre pléthorique est d'une qualité plus que doutable lorsqu'il s'agit de d'évaluer la musique. Mais comme ghyz le dit s bien, il sait ce que j'ai regardé comme sites et à quoi je me limite (sans doute avec la boule de cristal qu'il souhaite me prêter), donc mon propos n'a pas plus de valeur que cela… c'est juste celui d'un acheteur de musique en ligne qui consomme depuis plusieurs années et qui consommait bien avant dans les magasin physiques.
P.S. : Au passage, pour les anglophones, je suis tombé sur le deuxième épisode de "Steal This Film", Steal This Film II. C'est intéressant selon moi, pas forcément 100% équitable, mais il y a des témoignages des deux "camps".
C’est en effet un abus de langage puisqu’il s’agit de contrefaçon (à la précision toutefois que ce n’est autre que l’expression qui désigne le vol de la propriété intellectuelle), et de recel de contrefaçon. Tu as raison de me le rappeler. Reste que, de la part de quelqu’un qui envisage le survival of the fittest et la loi du plus fort comme un moyen pertinent de régulation dans une société à ce point judiciarisée, je trouve la leçon assez mal venue, puisque cela revient à ignorer la définition même du droit moderne qui n’est là que pour lutter contre la loi naturelle (non objectif et non relativiste). C’est un peu la paille dans l’œil de son contradicteur qui empêche de voir la poutre qu’on a dans le sien…
Concernant les différentes mesures d’atteintes aux libertés. Inutile de vouloir polariser le débat. je n'ai jamais défendu la Commission Olivennes corps et âmes. J’estime que son fondement est justifié même si son résultat est très contestable. J’ai déjà exprimé mon désaccord voire mes inquiétudes. Les moyens pour parvenir aux résultats escomptés sont, pour les consommateurs, à tout le moins inquiétants, là-dessus je n’ai rien à y redire. Nous étions d’accord. A bien y regarder, je trouve simplement que l’argument du respect inaltérable de la vie privée est un peu providentiel lorsqu’il s’agit de ne pas toucher à la petite habitude de l’internaute qui télécharge confortablement les doigts de pieds en éventail en toute déresponsabilisation sans trop se poser de question sur sa propre attitude qui pourrait à terme compromettre la culture.
En outre la loi n’en « a pas rien à faire » puisque l’IFPI va, dans le cadre de son action de lobbying, intercéder en faveur de certains auteurs à Bruxelles, précisément là où se font les lois (et, où les lobbys ont une existence légale, ce qui est sans doute le gage d’un processus législatif transparent et réaliste). Et à moins d’utiliser ta boule de cristal, je doute que tu connaisses la tournure des affaires. Je ne souhaite pas que la solution préconisée par le rapport Olivennes aboutisse en l’état, mais je ne souhaite pas non plus que la situation actuelle où les internautes téléchargent en toute impunité se pérennise. Mais sauf à trouver fissa un modèle économique super idéal où tout le monde se prendrait par l’épaule en souriant béatement, la solution du conflit opposant les auteurs aux internautes sera législative ou ne sera pas.
Sur l’écoute dans les magasins en dur ou sur Internet…Je suis allé au magasin Gibert Joseph cette après-midi ; à la Fnac et à Virgin la semaine dernière. Entre les 50 cds en écoute chez Gibert (avec un volume à vous exploser les tympans), les trois quarts des disques non reconnus chez Virgin ou à la FNAC dont la plage dure 30 secondes (comme sur amazon) ajouté au nombre clairement insuffisant de bornes pour lesquelles on fait la queue pendant 5 à 10 minutes et dont les casques fournis marchent une fois sur deux (et je ne parle même pas de l’hygiène), je ne vais pas me montrer très original par rapport au point de vue de Nicholas… J’ajoute que, pour ma part, la qualité audio sur Myspace.com me semble tout à fait convenable pour juger du contenu d’un disque afin de se décider.
Oh oui, vite sauvons cette pauvre, pauvre industrie qui n'a pas les "moyens" de se défendre (hormis la loi qui est déjà de leur côté et les moyens financiers qui le sont également). Qu'on puisse vivre heureux et avoir beaucoup d'enf… pardon, d'argent. Et en plus si on peut prendre le prétexte fallacieux (mais noble) de sauver la Culture on pourra se mettre ses défenseurs dans la poche (même si la fin de la Culture sonnera lorsqu'on ne pourra plus la partager librement cette Culture et qu'on devra toujours s'en référé à l'industrie avant de publier quelque chose … de ce point de vue je ne peux que conseiller à nouveau le visionnage de "Steal this Film II").
De plus, la loi du plus fort est une constatation des principes régissant le monde animal qui se révèle être similaire à ce qui se produit grossièrement dans le système capitaliste, rien de plus. Les lois n'ont pas à renverser ces principes, mais à les réguler afin de tendre vers une situation équitable… où se trouvera l'équilibre lorsque le seul gagnant sera l'industrie (à conditions que te telles mesures s'appliquent) ?
Et puis, restons sérieux, grâce à Internet, la découverte et la promotion d'artistes peut se faire sans l'industrie (ceci sans se trouver à Poneyland) à plus ou moins long terme, actuellement c'est ce contre quoi l'industrie se bat in fine. En éliminant des sites communautaires où de la musique est partagée légalement, par le P2P (ne t'en déplaise), ils font d'une pierre deux coups (si tu ne vois pas de quoi je parle, relis mes deux précédent message…c'est la partie que tu as innocemment ignorée). Et n'ose même pas me dire qu'ils n'y pensent pas et que leur but est uniquement d'exterminer le piratage, car ils savent très bien que cette quête est perdue d'avance ("We recognize and we know that we will never stop piracy. Never. […]" - Dan Glickman, président de la MPAA). Chaque système qui est mis en place afin de modifier le comportement naturel des consommateurs est rapidement contourné par certains. Puis, par le même effet qui a rendu le piratage si "populaire", la méthode pour contourner se démocratise. Ce n'est pas ma volonté, ni une prédiction, c'est simplement ce qui se passe depuis des années, invariablement, quel que soit le support du contenu dans le monde de la musique, des jeuxvidéo, des films, etc.
C'est vrai ne polarisons pas le débat sur les fondements de notre société et de notre système économique par extension
Si le débat ne se situe pas à ce niveau, nous n'avons aucune raison d'en discuter.
Et je ne comprends toujours pas pourquoi toi, en revanche, tu cherches à polariser le débat sur la commission Olivennes qui est, comme tu l'a sous-entendu (et j'abonde dans ton sens à ce sujet), le pantin de l'IFPI et qui au sujet de ces propositions de mesures n'a aucune influence. Les idées proposées ne sont pas neuves et, vu l'influence de l'IFPI sur la commission Olivennes, pas françaises (la France s'illustre dans bien d'autres disciplines… pourquoi tiens tu si désespérément à me prouve que ce serait le cas également dans "les idées les plus foireuses pour combattre le piratage" ?)
Et non je ne remets pas en cause le fondement de ces divers groupes de lobbyistes, ils sont nécessaires, je remets en cause les méthodes qu'ils veulent utiliser pour avoir un contrôle complet de leur marché… c'est tout à leur honneur de vouloir être proclamé, légalement, les maîtres du marché… après je ne vois pas pourquoi on devrait l'accepter. Les gens ne s'arrêteront pas de produire du contenu sous prétexte que l'industrie ne peut plus le distribuer et le monétiser, donc la Culture ne peut pas s'éteindre (comme tu sembles le craindre).
Exactement, tu sembles enfin comprendre que c'est aux personnes lésées suivre la voie juridique, et non pas aux contrevenants de venir se dénoncer et de faire un examen de conscience… même si on le souhaite tous, ça n'arrivera pas et pour peu je dirais que si tu y crois une seconde, je te cède l'entier de mes parts dans Poneyland (vu que selon toi je semble en être le propriétaire). Et je le répète… si 85% des gens souhaitent accéder gratuitement au contenu, c'est à l'industrie de s'adapter à son marché (et ne me demande pas de trouver des idées pour eux, ce n'est pas mon boulot), qu’ils ne soient pas assez ingénieux pour y arriver ne signifie pas que les gouvernements doivent les aider. Je ne l'encourage pas, je le constate, c'est même toi qui m'apporte ces chiffres.
Et que ce soit hypocrite selon tes principes, cela te regarde, au-delà de ceci je ne vois pas pourquoi on en discute encore, les principes que tu as exposé n'ont rien d'économique pour moi.
Pour la tournure de ces affaires, je ne ferai pas de prédiction, mais je souhaite que les artistes soient défendus selon les lois en vigueur, et non selon les lois que l'industrie souhaiterait pourvoir appliquer. Comme je crois en nos institutions, je ne pense même pas que cela se puisse se dérouler autrement.
Quant à "ma" boule de cristal, tu sembles tellement vouloir que je réponde à tes attaques mesquines tentant de décrédibiliser mon propos, j'ai du la casser. Car qu'il ne me semble pas avoir fait de "prédictions", j'ai uniquement émis des hypothèses sur le fonctionnement d'un mode de consommation que j'imagine, je n'ai pas la prétention de l'inventer (et mes hypothèses restent idéalistes, c'est ce qui permet à un système de fonctionner lorsqu'il est conçu… l'histoire me donne raison à ce sujet), mais toutefois si on ne peut plus émettre d'hypothèses, autant se taire.
Parce que à ce tarif, tes prévisions sur l'application de telles mesures et de la bonne volonté de l'industrie vis à vis des consommateurs et surtout la Culture relèvent des prédictions de Nostradamus ou plutôt de Paco Rabanne, vu que ces idées ne te sont pas venues toutes seules, quelqu'un à dû t'en parler et t'en convaincre (vu que tu n'oserait pas émettre des hypothèses, au risque de passer pour quelqu'un usant d'une boule de cristal).
Je te laisse seul juge des magasins où tu vas acheter ta musique. Personnellement, ce que tu me décris, si je le constate, premièrement je m'en plains au responsable et deuxièmement je ne remets plus les pieds dans un tel magasin si on n'accède pas à ma demande. Et non, il existe des magasins où il est possible d'évaluer la musique correctement, ce n'est pas à moi de le trouver à ta place… par contre sur Internet, pour protéger les artistes on retire cette possibilité, c'était et cela reste mon propos. Quant à MySpace, sa vocation première n'est pas à la découverte ou à l'évaluation de musique, les utilisateurs n'y vont pas pour cette raison en premier lieu, et encore une fois on ne t'y fait évaluer que ce que les artistes veulent bien mettre à disposition, alors qu'en magasin (je te laisse trouver les bon à proximité de chez toi), tu peux évaluer ce dont tu as envie (l'entier des albums est disponible, du moins dans les magasins que je fréquente).
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