Le
gourvenement vient de rendre public la création d’une
commission chargée de réfléchir sur le téléchargement illégal. Quand cette même commission sera dirigée par Denis Olivennes (par ailleurs PDG du groupe FNAC, qui n’a évidemment aucun interêt à conclure dans telle ou telle direction, évidemment), que seuls des représentants des fournisseurs d’accès, des producteurs de contenus et des ayants droits seront auditionnés (et aucun représentant des consommateurs) et que les conclusions de cette enquête, de l’aveu même de la commission, devront tenir sur “
le recto d’une page A4“, ça promet de bons moments de crispation pour mi-novembre.
via
iGeneration
Les membres de la commission sont listés
ici.
5 commentaires
De bon moments. On se demande s'il faut rire ou pleurer. Alors que les majors du disque ont tué la musique de qualité française et manifestent une haine réelle des cultures européennes, il est dramatique de voir un gouvernement (mais ses prédecesseurs etaient ils differents?) collaborer à plus de censure, d'espionnage et de privation de liberté.
Le bon sens serait de légaliser enfin et dans toute sa globalité l'échange d'information gratuit sur le Net qu'il s'agisse d'audio ou de vidéo. Car les artistes ne vivent pas de la vente de CD ou des concerts mais des droits de diffusion radio et télé etc.
Quand vous acheter un CD audio ce sont environ 90-95% de son coût qui vont dans la poche de l'éditeur.
Il faut aussi avoir rencontré les representants de ces sociétés en privé pour savoir qu'ils adorent aussi télécharger, copier. Ils ne s'en cachent pas.
Cette nouvelle réglementation conçue par des marchands ne servira qu'à soutenir des mastodontes dont l'existence n'a aujourd'hui plus aucun sens si ce n'est faire de la propagande à l'occasion des campagnes éléctorales et faire vivre quelques privilégiés au sens ancien régime du terme. Car ces gens là qui sont contre toutes les frontières le sont pour vous mais pas pour eux.
Ce que je trouve étrange c'est qu'aujourd'hui on ne parle plus de musique qu'en terme de fric.
On ne parle plus jamais de qualité.
Je me souviens d'un grand artiste (Eric Clapton pour ne pas le citer) qui avait balancer une phrase dans le genre :
Je pense qu'il a raison. Arretez de faire de la merde et vous verrez que les ventes repartiront. Ce corrélat baisse des ventes/téléchargement illégal est a mon avis très surfait.
De même, proposez une réelle plateforme de téléchargement avec tous les catalogues dispos sur le marché, avec une réelle qualité de fichier, une possibilté de re-télécharger les fichiers, avec un prix apportant un plus face au CD et surtout une portabilité quelque soit le lecteur et vous verrez que beaucoup feront le pas du téléchargement légal.
en meme temps le pdg de la fnac est bien content de vendre des millier de mp3 player sur lesquels il se fait une marge confortable !!
comme on voit au japon , l'avenir de la musique est au telechargement payant depuis son telephone portable.
c'est simple et ça marche très bien !!
le grand public se contrefout d'avoir un album en qualité hifi.
L'industrie de la musique est en crise, mais moi j' ai jamais vu autant de nouveaux groupes sortir des bons trucs.
Mage petite question. Elles passent comment les musiques à la radio ? On fait un enregistrement spécial radio et on vire tout accès à un support matériel pour les autres ? Si je veux des Cds je fais comment ?Merci d'éviter de dicter un comportement de consommation, des prescripteurs il y en a déjà pléthore…
Plutôt que de sombrer dans un discours aussi dogmatique que le tout gratuit, qui n'est défendu par presque personne dans le secteur, y compris ceux qui tombent à bras raccourcis sur les majors, je conseille vivement la lecture de la gratuité c'est le vol de ce même Denis Olivennes.
1°) Ca tord une bonne foi le cou à un débat usé et honnêtement pas très raisonnable. Avec un peu de condescendance, un peu de maïeutique ça fait pas de mal.
2°) on y verra quelqu'un qui connaît le business de la culture (et oui c'est un business) mieux que personne et qui fait des propositions un peu plus complexes que "donne le moi gratuitement je vais pas vider mon portefeuille pour toi". Nota : il opère à charge et à décharge, ce qui évite d'avoir l'impression de lire une "charte du comportement du bon acheteur" cosigné par universal et BMG.
3°) On saura à quoi on peut s'attendre à l'égard de cette commission.
Ils me font jaunement marrer les chevaliers de la répression du télégargement:
Petit rappel historique:
Depuis la fin des années 40 le citoyen landa à la possibilité technique de faire des copies privées (sur magnétophone à bande) de musique éditée (78 tours).
Cela se démocratise et se généralise surtout dans les années 60-70 avec l'arrivée de la K7 en même temps que l'explosion du marché du disque. On commence alors à parler ''d'industrie du disque''.
Dans années 80 arrive le CD, premier support numérique (mais copiable encore qu'en analogique, avec perte de qualité au fur et à mesure des générations de copies), et aussi les radios FM, libres et commerciales. Il n'y a plus de ''maisons de disques'' que ''l'industrie du disque'', qui se gave: elle réédite ses collections de vinyles en CD. Çà coûte pas un rond de budget artistique, et ça se vend mieux que des créations. Bien sur, elle continue à éditer les "valeurs sûres" (d'avant les années 80), en même temps que les premiers vrais ''groupes commerciaux'', mais c'est une période très pauvre en recrutement de nouveaux talents. L'industrie du disque n'en on pas besoin pour vivre.
Dans les années 90, tous les artistes qui n'avaient pas accès à l'industrie du disque, commencent à s'organiser pour exister. Ils s'autoproduisent, se font connaître par des réseaux humains (fanzines, vente d'albums dans les concerts, réseaux divers), puis arrive le réseau: internet, ainsi que les graveurs de CD, qui favorisent en même temps l'autoproduction et le ''pillage'' des oeuvres produites. C'est à la même époque que le filon des rééditions de vinyles en CD s'épuise, et là les ventes chutent, d'autant plus que la''nouvelle création'' a appris à se passer de l'industrie du disque, qui plutôt que de se remettre en cause, accuse successivement, le graveur de CD, le partage des fichiers, et internet (média principal des criminels qui se font connaître sans acheter ni les radios commerciales, ni les espaces publicitaires) . Les coupables du fait qu'ils ne se gavent plus comme des oies, ça peut pas être les PDG d'Universal et de Skyrock, c'est le non- consommateur qu'il faut accuser, ou mieux, criminaliser.
Aujourd'hui les radios commerciales ont bouffées presque toutes les radios libres en FM, à quand sur le web ?
Aujourd'hui il y a presque plus de ''petits disquaires'', que de la distribution de masse.
Aujourd'hui il n'y a plus de limite technique à la diffusion de la musique.
Aujourd'hui de nombreux acheteurs de '' WMA DRM '', perdent l'accès aux titres achetés légalement après les avoir déplacés plusieurs fois sur leur ordi (pour les classer ou reclasser) et se sentent volés, plus encore que ce qui rachetaient leurs vinyls en CD au prix fort.
Aujourd'hui, le peer to peer et le seul moyen d' écouter certains vinyls jamais réédités en CD. Essayez par exemple de vous procurer légalement l'intégrale de Marie-Paule Belle ou de Ricet Barrier.
Aujourd'hui le plus grand nombre des artistes musicaux (la partie immergée et non médiatisée de l'iceberg) n'a pas accès à l'industrie du disque, sa publicité, ses médias. Elle à besoin de se faire connaître par internet, et le téléchargement, pour exister auprès du public, en fichier audio, ou sur scène.
Si nous laissons l'industrie du disque empêcher la diffusion de la musique, via la libre diffusion, nécessaire à l'auto-production, et donc à la libre création. Alors il n'y aura plus jamais de ''nouvelle création'', de nouvelle vague, de nouvelle scène française. Alors on aura laissé une fois encore l'industrie du disque tarir la source de la création, pour apaiser l'insatiable soif de pognon d'une atomique partie des acteurs de la culture, voraces au point de s'autodévorer: les représentants de l'industrie du disque.
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