Les
chercheurs du Fraunhofer, créateurs du MP3, travaillent actuellement sur une technologie visant à
sécurisé le format MP3 sans y ajouter pour autant des DRM.
Ainsi l’équipe a opté pour le
marquage des morceaux (watermarking in english), c’est-à-dire que lorsque vous achèterez un morceau sur une plate forme de musique, celui-ci contiendra une empreinte numérique unique, au lieu d’un DRM, qui permettra de retrouver plus facilement son propriétaire quand celui-ci est par exemple mis sur les réseaux P2P. C’est en quelques sortes une
traçabilité du morceau. Ce procédé n’est bien sûr pas nouveau, mais il permettrait surtout
une interopérabilité entre tous les baladeurs MP3, ce qui n’existe pas actuellement avec les DRM. Plus d’infos durant le CeBit dans en mars. À suivre !
13 commentaires
voila il remmette ca enfin en avant
ce proceder j’en avai entendu parler ya un ans
et je pensai que les site de vente "legal" allai le prendre
mais au lieu de cela il sont soudoyer par microdobe pour utiliser le format drm windobe media audio …
enfin une idée intelligente pour le mp3!!!! si seulement notre ministre pouvait s’y intéresser.
Faudrait que TriB nous fasse un rapide topo dessus, vu que c'est accessoirement son sujet de thèse
Il m'avait expliqué globalement comment ça marchait et y'avait clairement des applications en tant qu'alternative aux DRM tels qu'on les connait actuellement.
Ben pour faire simple, c'est pas vraiment des DRM, en ce sens qu'il est difficile de controler le comportement de l'utilisateur avec.
Pour ca il faudrait mettre une puce qui decoderait l'information dans tous les appareils, et la ca serait assez facilement crackable.
Le watermarking est un des sous-domaines de la dissimulation d'information. Un peu comme un filigrane ou de l'encre invisible, c'est intrinsequement lie au support, et ne peut etre lu que si on connait la methode secrete de lecture/ecriture. Il est applicable partout ou il y a des "pertes" indetectables possibles, donc a au moins tous les domaines ou la compression avec perte est possible : la musique, les images, la video, mais aussi le texte, le code informatique…
De plus, il survit aux changements de formats, meme physiques, genre l'impression puis le scan d'une image conserve le message cache.
Plus d'infos sur WatermarkingWorld.
Donc un moyen tres simple de tracer une "fuite", par exemple les films qu'on trouve sur internet en avant premiere, qui sont des copies des DVD envoyes au jurys des differents festivals, est de "cacher" un identifiant du membre du jury dans le film. Si le film se retrouve sur internet, il est facile de trouver le ocupable qui a diffuse sa copie. Un etiquetage des fichiers vendus en ligne est aujourd'hui possible.
On ne sait pas exactement ou en sont les majors du disque et du cinema, car ce genre de procede est "indetectable", mais il est deja en cours au cinema (pour identifier dans quel cinema la version camescope a ete enregistree par exemple), et surement aussi en audio. Mais il y a bien sur d'autre applications que le flicage, comme la verification d'authenticite, mais je m'etendrais pas trop pour des histoires de brevet et de potentiels projets futurs
le watermarking n’est effectivement pas un procédé récent : j’ai un ami qui a bossé la dessus ya 2 ans mais c’était appliqué à l’image et la vidéo.
C’est le même principe que les infos cachées dans une image : avec n’importe quelle visionneuse on peut lire l’image mais il faut un outil spécial pour récupérer l’info cachée.
C’est sans doute une très bonne alternative face aux DRM car assez simple à mettre en oeuvre : écriture et lecture d’une clé alors que les DRM ont besoin de crypter les données ! Ca peut surement aider dans le cas des problèmes de compatibilité aussi.
Merci pour ces infos Trib
.
bravo TriB pour ces explications très claires. Mazette! un sujet de thèse là dessus, je me disais bien que tu étais vraiment calé concernant les mp3.
Merci TriB pour ce complément d'info !
En voilà une idée qu'elle est bonne !
C'est peut etre que va proposer le vidéo store de Google, du watermarking, vu que ça serait de betes Divx…
Pour un fichier audio qui en fait en binaire se résume à des 0 et des 1, l'info caché serait où…? A un endroit précis dans la suite de 0 et 1…? Un truc qui normalement n'est pas lu par les players?!?
Merci d'éclairer ma lanterne
.
Pour un fichier audio qui en fait en binaire se résume à des 0 et des 1, l'info caché serait où…? A un endroit précis dans la suite de 0 et 1…? Un truc qui normalement n'est pas lu par les players?!?
Merci d'éclairer ma lanterne
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[right][snapback]316844[/snapback][/right]
Comme dans la stéganographie, l'idée est de stocker l'information à cacher dans certains octets du fichier (les mp3 en contiennent quelques uns
Pas bête hein ? en tout cas, il fallait y penser
(Après il ne faut pas se faire voler le "protocole".. enfin là, je m'avance un peu …)
TriB me corrigera, mais je pense que l'idée est là. Par contre, au niveau de la conservation, je pense que cela mérite une certaine technique pour que le watermark ne disparaisse pas au premier réencodage venu (beurk
alwzcok a bien résumé l'idée.
Disons que bien sûr, pour un ordinateur, la dissimulation d'information ne marche pas, car il est capable de discerner un blanc "FFFFF" d'un "FDFFFE", dans un paysage enneigé par exemple. Mais pas notre oeil. C'est pareil pour le JPEG. L'ordinateur voit la perte causée par le JPEG, mais à haut niveau de qualité, ton oeil ne la perçoit pas.
C'est dans cette "marge d'erreur" qu'on peut modifier de manière indétectable et donc cacher des infos. C'est ça que j'entendais par "pertes" indetectables possibles.
L'audio est en 16 bits, donc une succession de valeurs entre 0 et 65536. Et certains sons ne sont pas perçus par l'oreille humaine, donc on peut presque les éliminer, c'est pour ça que la compression avec perte (MP3, OGG…) marche si bien.
Et il n’y a pas de raisons que le principe ne puisse s’appliquer qu’au mp3. N’importe quel format audio pourrais le supporter.
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