Les avis sur le P2P sont en train de changer, et pour préparer ce changement plusieurs études commandées semblent s’inscrire à contre courant des positions habituellement tenues sur le P2P.
Après deux études de l’OCDE, qui indiquait l’absence de liens entre le téléchargement et la baisse des ventes de disques (hypothèse tenue par l’auteur dans le cadre de plusieurs études que j’ai mené sur la musique notamment pour l’Adami), deux nouvelles études vont plus loin en laissant entendre que les plus gros téléchargeurs sont en fait les plus gros contributeurs au budget culturel. L’étude commandée par Philippe Chantepie sur le téléchargement avec Médiamétrie (lien) tend a montrer l’impact générationnel sur les modes de consommations de la musique. Nous y reviendrons à la rentrée.
Ce qui est plus intéressant c’est l’étude The Leading Question, une étude privée réalisée en Angleterre par des sponsors issus de la technologie notamment, qui enterre un certain nombre de mythes pour la musique en ligne :
Tout d’abord, les plus gros échangeurs de musique en ligne sont aussi les plus gros acheteurs de musique en ligne, pour ne pas dire les principaux. En effet, un usager de P2P dépense en moyenne 5,57 livres en musique numérique payante.
Les non téléchargeurs limitent leurs achats à 1,27 livres ! On se dit que certains patrons de société de distribution numérique ferait bien de s’excuser au près des audionautes, qui sont en fait leurs meilleurs clients !
Ceci renforce l’idée que les DRM et autres nuisances électroniques, et le manque de solutions innovantes dans le secteur de la distribution numérique se traduit par des ventes ratées.
Il faut toutefois préciser que les majors Anglaises affirment dans une étude non publié, que selon eux seul 1/3 des audionautes vont sur les plateformes légales uniquement.
Mais le principal mythe qui tombe est celui qui vise à faire croire au marché (pour des raisons commerciales) que le téléphone mobile va remplacer le baladeur MP3 (souvent d’ailleurs ceux qui disent cela n’ont pas encore de téléphone MP3, ni de baladeur !)
Si un tiers des audionautes veut s’acheter un baladeur MP3, moins d’1 sur 10 pense acheter un téléphone MP3 pour écouter de la musique en ligne. Ce qui est encourageant, c’est de voir que les arguments donnés par les audionautes pour refuser d’acheter un baladeur téléphone sont les suivants :
La batterie du téléphone sera trop faible pour deux usages mais aussi que le vol de téléphone qui serait alors aussi un vol de la collection de musique. Quand on voit la difficulté pour les gens qui ont des problèmes avec leur PC pour se faire remplacer leurs collection de fichiers légaux, voir le réachat obligatoire au bout de 3 transferts ! le téléphone aura du mal à séduire la génération MP3.
Toutefois, l’étude semble s’accorder que le téléphone pourrait servir pour le téléchargement de musique (mais elle a été commandée par des opérateurs téléphoniques notamment).






10 commentaires
Oh ! C’est Monsieur Pascal Nègre, qui va pas étre content !
Il faudrait envoyer ces enquetes aux majors et directeurs de labels pour qu'ils conprennent une bonne fois pour tout que ce n'est pas le P2P qui nuit aux ventes de disques !
En tout cas, une étude très interessante
Qui a dit incompétence?
Tous ces messieurs des majors ont vécu comme des rois du pétrole pendant des décennies et ont certainement pris comme habitude de prendre les consommateurs pour des vaches à lait…
Ils se sont reposés sur leurs lauriers en nous sortant un hallucinant ratio de 70 à 80% de daubes commerciales…
Bref, on peut pas dire qu'ils l'ont pas cherchés!!!!!
La revanche des vaches à lait !
j'avais jamais acheté de cd de musique avant que je connaisse le P2P, maintenant j'en achète de plus en plus
maintenant il va falloir que les majors comprennent qu'ils sont en tord et qu'ils revoient leurs politiques
Entièrement d'accord pour dire que les chutes de vente de disque sont principalement le reflet d'une crise de l'offre et non de la demande!!
PLus de 50 % des disques sont vendus dans des grandes surfaces alimentaires. 30 % GSS (grdes surfaces specialisées, type fnac). Des chiffres qui font réfléchir à la médiocrité des catalgues proposés. A son opposé, internet et et le P2P propose une offre quasi illimitée.
le piratage n'est ps qu'une question d'argent, c'est surtout mettre le doigt sur la qualité
J’ai acheté un lecteur MP3 il y a 3 mois et je pensais acheter plein de musique sur internet via les plateformes légales de téléchargement (j’ai 41 ans gagne très bien ma vie et l’argent n’est pas un problème)
Sur un premier site très connu: après avoir passé une heure a selectionner des dizaines de morceaux, au moment de payer, ma carte a été refusée (une e-carte de la poste, carte spéciale pour les achats internet qui fonctionne parfaitement sur tous les autres sites). On m’a tout de même adressé une facture de 0 ?
Un deuxième site très connu: j’achète un album, galère pour télécharger, l’album refuse de se télécharger et il faut télécharger les titres un après l’autre, puis les valider avec windows media player, puis reconstituer l’album en mettant les titres dans le bon ordre. Encore une heure de perdu.
Les DRM permettent 7 gravures (pour quoi faire? je compte lire sur mon lecteur MP3 pas sur un lecteur de CD) mais ne permettent que 5 transferts sur lecteur MP3 !!! J’ai vraiment l’impression qu’on se moque de moi.
J’ai abandonné le téléchargement légal.
C’est pas le P2P qui tue la musique, c’est le manque de considération envers les clients.
AH AH AH je rigole doucement de ces maisons de disques qui gagnent beaucoup chaque année et qui ont trouvé une bête noire : le p2p !
j'ai beaucoup aimé la pétition du nouvel ob's pour le p2p , je ne sais plus le nombre de signatures, mais disons que le p2p a beaucoup de fidéles, même des artistes connus qui pronent la découverte et les concerts avant la vente de cds
Je suis musicien professionnel et je suis totalement pour la musique. Il faut arrêter avec la diabolisation du P2P.
Le problème de la vente des CD est que de moins en moins la musique est culturelle mais de plus en plus industrielle. C’est un produit qui doit répondre à des normes et qui doit être packagés comme une barre chocolatée!! C’est une honte, les maisons de disques sont seules responsables d’avoir voulu s’en mettre plein les poches sur le dos des consommateurs et des artistes…
Je serais ravi qu’on télécharge mon album pour qu’on découvre ma musique, ceux qui sont pauvres pourront la garder, ceux qui n’aiment pas assez la musique pour l’acheter pourront la garder, ceux qui l’aiment viendront aux concerts et iront finalement acheter le CD… Faut arrêter la nivelation par le bas. Et qu’ils viennent pas pleurer l’inventeur du mp3 voulait s’associer pour trouver une solution, ils l’ont ignoré.
Les maisons de disques et producteurs doivent retrouver leur place.
continuez à télécharger mais trouvez le juste milieu entre téléchargement et achat : c’est dur d’en vivre correctement (surtout en jazz comme moi).
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